Odilon Redon a toujours été un grand amateur de littérature. Dans ses écrits personnels, il mentionne régulièrement ses lectures ainsi que les expositions qu'il a visitées ou encore les concerts auxquels il a assisté. Curieux de ses contemporains, il reste féru des classiques. Proche de Huysmans et de Mallarmé, peut-être a-t-il rêvé de devenir écrivain. C'est en 2005, et donc de manière posthume, que Claire Moran publia à Londres les Ecrits du peintre dont sont extraites les dix nouvelles qui composent ce recueil : Un séjour dans le Pays basque - Une histoire incompréhensible - Nuit de fièvre - Il rêve - Le Cri - Perversité - Le Fakir - 1870 Décembre - Le Récit de Marthe la folle Ces nouvelles forment un extraordinaire pendant à l'oeuvre graphique que Redon produisit jusque vers 1895. L'auteur ne les a pas retravaillées dans l'idée d'une publication, aussi ces textes comportent-ils des maladresses voire des répétitions, ou bien s'arrêtent abruptement, mais les ombres de Théophile Gautier, Villiers de l'Isle-Adam ou Edgar Allan Poe ne sont pas loin.
Nombre de pages
102
Date de parution
01/04/2016
Poids
110g
Largeur
122mm
Plus d'informations
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EAN
9782369142652
Titre
IL REVE : ET AUTRES CONTES
Auteur
REDON ODILON
Editeur
LIBRETTO
Largeur
122
Poids
110
Date de parution
20160401
Nombre de pages
102,00 €
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Ces dix courts textes inédits écrits par le peintre Odilon Redon (1840-1916) révèlent un aspect méconnu de son oeuvre créatrice. Ils relèvent du fantastique dans la mesure où ils font se heurter l'environnement de la vie quotidienne et l'univers énigmatique, le palpable et l'irrationnel. Dans son introduction Alexandra Strauss les situe dans leur contexte et commente pour chacune le rapport image-texte. Une oeuvre graphique de Redon figure en frontispice de chacune de ces nouvelles.
J'ai fait un art selon moi. Je l'ai fait avec les yeux ouverts sur les merveilles du monde visible, et, quoi qu'on en ait pu dire, avec le souci constant d'obéir aux lois du naturel et de la vie. Je l'ai fait aussi avec l'amour de quelques maîtres qui m'ont induit au culte de la beauté. L'art est la Portée Suprême, haute, salutaire et sacrée ; il fait éclore ; il ne produit chez le dilettante que la délectation seule et délicieuse, mais chez l'artiste, avec tourment, il fait le grain nouveau pour la semence nouvelle. Je crois avoir cédé docilement aux lois secrètes qui m'ont conduit à façonner tant bien que mal, comme j'ai pu et selon mon rêve, des choses où je me suis mis tout entier. Si cet art est venu à l'encontre de l'art des autres (ce que je ne crois pas), il m'a fait cependant un public que le temps maintient, et jusqu'à des amitiés de qualité et de bienfait qui me sont douces et me récompensent. Les notes que je formule ici aideront plus à la compréhension de cet art que tout ce que je pourrais dire de mes concepts et de ma technique. L'art participe aussi des événements de la vie. Ceci sera la seule excuse de parler uniquement de moi. Odilon Redon.
La presse fut à cette heure-là assez bonne. Mais chaque plume veut m'attirer à sa foi. On a tort de me supposer des visées. Je ne fais que de l'art. Il est tout d'expansion. Il est de mise ici de dénigrer la science en faveur d'un idéalisme pur, là de l'exalter. Que vient-elle faire à mon propos ? Rien. Elle est à côte. Mais cependant la science fait penser ; l'art n'a rien à perdre de ce service. Après tout, elle ira bien à la connaissance de l'homme. Est-il un but meilleur pour la conscience et le développement personnels ? L'artiste, quoiqu'il sache, sera toujours un agent spécial, isolé, seul, avec un sens inné pour organiser la matière". Odile Redon, Confidences d'artiste, 1894.
Présentation de l'éditeur Originaire de province, issu « de la race des fils de petits commerçants », le narrateur est confronté à son passé lorsque la maison de la presse-librairie familiale dans laquelle il a grandi va fermer. Cet événement, qui lui paraît tout d'abord dans l'ordre des choses, le conduit à accompagner sa mère, prise au piège de bouleversements aussi brusques qu'inéluctables. Peut-il l'aider quand les commerces de proximité et les librairies sont chassés des centres-villes ? Qui remplacera les discussions avec les habitués du petit matin, les coups de c ur et les vitrines ? Le rideau métallique va tomber. Entre silences et non-dits, entre délicatesse et questionnement, Rideau !, hommage à la librairie traditionnelle et à tous ceux qui la défendent, témoigne de ces vies que l'on affirme minuscules et des liens sociaux quotidiens qui se tissent dans les rayons.
Un beau jour de l'été 1935, un gamin chômeur issu de la campagne anglaise profonde quitte son village, un violon sous le bras, et prend la route de l'Espagne, un pays dont il ne sait rien. Un pays, surtout, qui vit encore pour l'essentiel à l'heure d'une sorte de moyen âge immémorial. Notre jeune marcheur va parcourir en un an un peu plus de mille kilomètres à pied, de Vigo jusqu'à l'Andalousie. Chaque étape - il n'a pas un sou en poche - l'entraîne un peu plus loin sur le chemin de la pauvreté absolue... et de la fraternité qui en est l'incompréhensible corollaire. Et il finit par se prendre d'amour pour ce peuple qui, du haut de sa misère, l'accueille avec une si touchante générosité, et l'invite bientôt à partager sa révolte.
Le 1er janvier 1938, Josef Erdman, un homme d'affaires autrichien, descend en gare de Maribor, petite ville slovène où sa famille a vécu avant la Première Guerre mondiale. En attendant d'y retrouver son associé Jaroslav, il lie connaissance avec différents notables, séduit la troublante Margerita, traîne dans les cafés. Mais Jaroslav ne vient pas. Existe-t-il seulement ? Tandis que le monde est sur le point de basculer dans l'abîme, Erdman s'enlise dans une attente sans objet, comme prisonnier de son personnage et de Maribor. L'apparition d'une aurore boréale lui semble pourtant annoncer de nouveaux bouleversements dans son existence... Avec ce récit aux accents évocateurs de Franz Kafka et de Joseph Roth, Drago Jan?ar confirme sa place parmi les grandes voix littéraires d'Europe centrale.
4e de couverture : Édition intégrale établie, traduite et présentée par René R. Khawam (XIIe-XIIIe siècle) Le monde musulman au début du XIIIe siècle est le théâtre de bien des crises : pouvoir contesté, désordres dans la rue comme dans l'intimité des demeures... La femme, mille et une ruses à l'appui - et malgré le carcan de la loi -, n'est pas la dernière à tirer parti de ce climat. Au fil des contes imaginés par la belle Schéhérazade, c'est toute la face cachée d'un monde qui se révèle, un monde où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien... La présente édition est la seule, de par le monde, à avoir été établie à partir des manuscrits originaux, la seule à être rigoureusement fidèle au texte arabe, et à en restituer les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.