Le pacte de Nadjd. Ou comment l'islam sectaire est devenu l'islam
Redissi Hamadi
SEUIL
21,30 €
Épuisé
EAN :9782020960816
Dans cette enquête passionnante, Hamadi Redissi décrit les péripéties d'un triomphe à vaste échelle : celui de l'islam wahhabite, professé et propagé par l'Arabie Saoudite. Le parcours est étonnant : partie de rien ou presque, une alliance théologico-politique inédite, nouée au XVIIIe siècle entre un fondateur religieux et un chef de tribu, va conquérir contre d'autres musulmans une partie de la Péninsule arabique (dont les lieux saints de l'islam), avant d'être écrasée dans le premier quart du XIXe siècle par l'Empire ottoman. Elle parvient pourtant à se reconstituer au XIXe siècle avant de s'imposer au XXe, du Maroc à l'Inde, non plus par le glaive, mais par ses affinités avec le fondamentalisme, par le prosélytisme, l'alliance avec des puissances diverses, arabes et autres (notamment les Etats-Unis), et aussi l' argument du pétrole. Combattu puis réhabilité par l'islam traditionnel, le wahhabisme - puritain, austère, sectaire, conquérant - est ainsi en passe de devenir l'islam majoritaire dans de nombreux pays de tradition musulmane. Le récit, basé sur de nombreuses sources, bourré d'informations inédites, est mené tambour battant. La thèse - polémique - sera discutée, mais elle est fortement argumentée. Un livre essentiel sur le devenir de l'islam au XXIe siècle.Hamadi Redissi est professeur à la Faculté de droit et de sciences politiques de Tunis.
Nombre de pages
342
Date de parution
06/09/2007
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020960816
Titre
Le pacte de Nadjd. Ou comment l'islam sectaire est devenu l'islam
ISBN
2020960818
Auteur
Redissi Hamadi
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
20070906
Nombre de pages
342,00 €
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D'hier à aujourd'hui, l'Islam est une religion politique! L'auteur contourne habilement ce lieu commun en interrogeant le réseau de rapports entre religion et politique. A l'âge classique, trois modèles se sont dégagés à partir d'une esquisse qu'il doit curieusement à un compilateur du XIXe siècle: le Prophète, le Roi et le Savant sont au coeur d'un dispositif discursif qui régit le ciel et la terre, le corps et l'âme, le manifeste et le caché, l'élite et la masse. Dans les temps modernes, seul survit miraculeusement le modèle prophétique: des politiques en islam, un fait massif dont l'auteur évalue librement les effets.
La tragédie de l'islam vient de ce qu'il a perdu son identité rigide et que personne n'est en mesure de décider autoritairement de ce qu'il doit être à l'avenir. Entre tradition et modernité, il oscille. Mais la tradition, multiple, est devenue insaisissable, et la modernité, protéiforme, se glisse et s'impose partout. Entre l'une et l'autre, l'islam pratique le mélange et la cohabitation, sans repères, aucune autorité n'étant à même désormais de fixer le cap. En réalité, à y regarder de plus près, on peut vérifier que le "sacré islamique" travaille toujours la volonté ou les prétentions de réforme, et que les avancées vers la modernité démocratique dissimulent l'immobilisme et la conservation: le statut des femmes a peu bougé, la charia (loi coranique) et le jihad (guerre sainte) restent omniprésents même s'ils sont moins visibles. La laïcité parfois revendiquée n'entre pas dans les exigences de séparation modernes, même si l'islam "mou", le plus répandu, prétend le contraire. Plus que jamais s'impose donc la vigilance critique: ne pas ignorer, certes, que la modernité est toujours inachevée, mais avoir une conscience aigue qu'en islam elle demeure un terrain toujours en friche, qu'il faut encore et encore cultiver et retourner.
Résumé : Cette enquête passionnante retrace la genèse d'une alliance théologico-politique inédite, nouée au XVIIIe siècle entre un fondateur religieux et un chef de tribu, qui, partie de rien ou presque, est parvenue à imposer son empreinte rigoriste à une partie de la Péninsule arabique (dont les lieux saints de l'islam). Il raconte comment, après de multiples péripéties, la doctrine wahhabite s'est diffusée, à partir du XXe siècle, du Maroc à l'Inde, non plus par le glaive, mais par ses affinités avec le fondamentalisme, par le prosélytisme, l'alliance avec diverses puissances, parmi lesquelles, à travers l'"argument" du pétrole, les Etats-Unis. Combattu puis réhabilité par l'islam traditionnel, le wahhabisme - puritain, austère, sectaire, conquérant - est ainsi en passe de devenir l'islam majoritaire dans de nombreux pays de tradition musulmane.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).