Gallia Rustica. Les campagnes du nord-est de la Gaule, de la fin de l'âge du Fer à l'Antiquité tardi
Reddé Michel
AUSONIUS
60,00 €
Épuisé
EAN :9782356132062
Cet ouvrage collectif est consacré aux campagnes du nord-est de la Gaule, de la Tène finale à l'Antiquité tardive, entre le bassin de la Seine et le limes de Germanie. Il constitue le premier tome de la publication finale d'un projet (acronyme "Rurland") financé par l'European Research Council (ERC). L'objectif était d'intégrer des informations rarement étudiées ensemble et le plus souvent inédites : fouilles archéologiques, notamment celles qui sont issues de l'archéologie préventive la plus récente, restes botaniques, matériel osseux, nature et qualité des sols, photographies aériennes, données LIDAR, de manière à promouvoir une approche interdisciplinaire et multiscalaire de l'ensemble géographique considéré, depuis les sites proprement dits jusqu'aux territoires. Il s'agit, in fine, de comprendre les dynamiques spatiales et historiques du monde rural de cette époque ancienne ainsi que leur diversité régionale. Dans cette perspective ont été privilégiées des fenêtres d'études à des échelles différentes en fonction de la qualité, l'abondance et la nature de l'information qu'elles fournissent. Deux volumes seront publiés successivement : celui-ci est consacré aux études régionales effectuées dans le cadre du programme Rurland ; la synthèse générale suivra dans un second temps.
Nombre de pages
867
Date de parution
04/01/2018
Poids
3 874g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782356132062
Titre
Gallia Rustica. Les campagnes du nord-est de la Gaule, de la fin de l'âge du Fer à l'Antiquité tardi
Auteur
Reddé Michel
Editeur
AUSONIUS
Largeur
225
Poids
3874
Date de parution
20180104
Nombre de pages
867,00 €
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La Guerre des Gaules a longtemps été la seule source de ce qui était considéré comme la première page de "notre" histoire nationale. Or, depuis plus d'un quart de siècle, la recherche archéologique est venue apporter un grand nombre d'informations nouvelles sur l'état réel du pays annexé par Rome, sur les grands sites de la conquête, sur les conséquences du conflit. Le récit ne peut donc plus être écrit comme le faisait Camille Jullian, à l'aube du XXe siècle. Ce n'est pas dire qu'il faille opposer les différentes sources dont nous disposons et négliger l'oeuvre de César, mais qu'il est impératif de la lire avec un regard neuf et informé. Cet ouvrage reprend donc un dossier réputé connu, mais qui réserve encore beaucoup de surprises et garde bien des zones d'ombre que l'archéologie permettra (peut-être) d'éclaircir un jour. Il retrace d'abord le contexte politique romain de la conquête, l'atmosphère d'affrontement pour le pouvoir dans laquelle les Commentaires ont été rédigés et qui impliquait une guerre des mots, parallèle au conflit armé. Il esquisse en outre l'état de nos connaissances actuelles sur cette Gaule chevelue dont une bonne partie était déjà, de fait, dans l'orbite politique et économique de Rome, au moment où les légions y pénétraient. Enfin et surtout, il fait le point sur les traces matérielles qui subsistent de cette guerre, en passant bien sûr par Gergovie, Alésia, Uxellodunum, mais aussi par d'autres sites récemment découverts.
Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
Souny David ; Boutoulle Frédéric ; Garrigou Grandc
Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.