Les nuits chaudes du Cap Français / Hughes Rebell Date de l'édition originale : 1918 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique. En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.
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Nombre de pages
236
Date de parution
11/01/2016
Poids
200g
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EAN
9782917623961
Titre
Les nuits chaudes du Cap Français
Auteur
Rebell Hugues
Editeur
CARAIBEDITIONS
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0
Poids
200
Date de parution
20160111
Nombre de pages
236,00 €
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Extrait : "Comme je visitais Bordeaux, par un matin d'été, et, que je suivais, avec un ami, une ruelle sombre conduisant à la Porte du Palais, mon regard s'attacha sur une maison du XVIIIe siècle, aux balcons de fer renflés, soutenus de cariatides, aux hautes fenêtres surmontées de mascarons grimaçants".
Impression en "gros caractères" . Extrait : "Comme je visitais Bordeaux, par un matin d'été, et, que je suivais, avec un ami, une ruelle sombre conduisant à la Porte du Palais, mon regard s'attacha sur une maison du XVIIIe siècle, aux balcons de fer renflés, soutenus de cariatides, aux hautes fenêtres surmontées de mascarons grimaçants".
Mais, soit qu'elle ne m'écoutât pas, soit qu'elle voulût agir à sa fantaisie, elle étendit mes jambes, que je lui abandonnai, et son bouquet de plumes courut par tout mon corps, me causant une impression de fraîcheur voluptueuse. Elle connaît bien les faiblesses de ma chair et s'égaie à les flatter. Malgré moi, j'approchais mes seins aux caresses des plumes ou je dénudais mon ventre ou bien encore, retournée, le visage couvert de ma chevelure dénouée, honteuse à peine, je lui offrais tous les secrets de mon corps ; et, sans fin, les ailes duveteuses, d'une touche lente effleuraient ma peau ou l'irritaient d'un coup brusque, pour la calmer presque aussitôt d'un baiser lascif et attardé au creux, aux retraits frémissants de mon être. Elle choisissait comme à dessein les replis minces qui ne défendent point contre le plaisir, les caches sombres et impures dont l'unique protection est le mystère. Elle y égarait ses plumes, elle y glissait les doigts et, tombant à genoux, comme ivre, elle posait là tout à coup un baiser ardent qui répandait une glace dans mon sang enflammé, puis me soulevait et m'anéantissait de jouissance. Alors, les yeux sans lumière, brisée, prête désormais pour la douce mort du sommeil, je tendais désespérément les bras vers elle, afin de demander une grâce que je n'osais implorer de mes paroles. Mais, insensible ou impitoyable, elle éclatait de rire et continuait ses féroces dévotions."
En 1905, à la fin de sa vie, un dénommé Jean de Villiot, pseudo de Hughes Rebell, donne ce Fouetà Londres à l?éditeur Charles Carrington connu pour son catalogue sado-masochiste et sespublications d?Oscar Wilde sous le manteau. Sans conteste, le romancier écrivit ce livre, oùl?hypocrisie et la perversité sont le lot de tous les personnages, dans la jubilation et avec unedistance qui force le rire. On pense bien sûr à la Lesbia Brandon de Swinburne qui fit scandale enAngleterre à la même période. Le Fouet à Londres est un récit romanesque, délicieusement pervers, contant les aventures galantes d?un colonel de l?armée des Indes, « don juan de la flagellation, dieu du fouet, maître de la meurtrissure », dont la philosophie se résume en ce précepte: « Ce qu?elles veulent, c?est un amant qui les dompte, qui soit leur maître, et non pas un amant qui soit leur esclave et soupire à leurs pieds ». Dans le salon très mondain de Lady Helling, toute la gentry écoute le sulfureux colonel Boldman exposer avec complaisance ses théories et pratiques quant à l?usage de la fessée et du fouet appliqué à l?éducation des jeunes filles. A l?écart, l?hôtesse se prend à rêver de l?époque où le jeune et trop pauvre lieutenant Boldman ne pouvait prétendre l?épouser, elle, la richissime héritière des Robson. Quelque temps plus tard, le bel officier révèlera à la très vertueuse lady sa véritable nature?