Le cadavre était trop grand. Guy Môquet piétiné par le conformisme de gauche
Rayski Benoît
DENOEL
9,65 €
Épuisé
EAN :9782207260500
Quand, en 2007, Nicolas Sarkozy décida pour des raisons qui lui étaient propres (et que l'on peut trouver admirables ou sournoises, sincères ou hypocrites, honnêtes ou fourbes) que la lettre d'adieu écrite par Guy Môquet serait lue dans tous les lycées de France, on vit se lever une tempête de protestations, de rejets et d'indignations dont la Force fut égale à l'extraordinaire bassesse qu'elle révélait. Jamais, dans ce pays, Tartuffe ne s'était manifesté avec autant d'arrogance, de certitude bien-pensante et de médiocrité crasse. Des bataillons d'enseignants révoltés, des régiments d'universitaires meurtris, des historiens, des journalistes, de besogneux penseurs prétendirent entrer en "résistance'. On vit ainsi apparaître une classe triomphante, celle d'une Lumpen-intelligentsia descendue assez bas pour réussir sa Fusion avec le Lumpenproletariat mondial devenu son idole. Des hommes et des femmes qui avaient parcouru quelques livres, lu deux ou trois articles, feuilleté rapidement quelques brochures. Tous, bardés d'une morgue confite, entendaient montrer à la France et au pouvoir haï qu''on ne la leur ferait pas'. La pensée petite-bourgeoise dans toute sa niaiserie. C'est d'eux, et d'elle, que ce livre parle. Pour eux, pour elle, le cadavre de Guy Môquet était trop grand. Beaucoup trop grand. Biographie de l'auteur Benoît Rayski est journaliste et essayiste. Il a été notamment chef du service étranger de France-Soir, rédacteur en chef au Matin de Paris et rédacteur en chef de Globe. On lui doit plusieurs essais, dont l'Enfant juif et l'enfant ukrainien (2001), L'Affiche rouge (2004), le Chirac se cachera-t-il pour mourir? (2005). Il est également l'auteur d'un récit autobiographique, Là où vont les cigognes (2007)."
Nombre de pages
119
Date de parution
01/04/2012
Poids
130g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782207260500
Titre
Le cadavre était trop grand. Guy Môquet piétiné par le conformisme de gauche
Auteur
Rayski Benoît
Editeur
DENOEL
Largeur
125
Poids
130
Date de parution
20120401
Nombre de pages
119,00 €
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Résumé : "Pendant longtemps, je fus domicilié dans une de ces poupées-gigogne russes qui sont une et plusieurs à la fois. Une poupée juive la plus grande, contenait une poupée communiste, plus petite, cette dernière abritant une poupée française, plus petite encore. Un jour, de juillet 2014 la poupée tomba par terre, et se brisa : des milliers de manifestants, je les ai entendus place de la Bastille, criaient "mort aux Juifs !" dans les rues de Paris. J'ai réalisé alors que j?étais aussi un "sale français", en plus d?être un "sale Juif". Ce livre violent et vengeur est le récit d'une métamorphose. Mais c'est aussi un cri d'amour. Saisi-par l?émotion en l?écrivant, j'ai ressenti le besoin de redécouvrir Beaugency, Brocéliande, Rocamadour cachés depuis trop longtemps par La Courneuve, le Val Fourré et Les Minguettes".
À Soroca, il y eut aussi la mort après la vie. La mort qui s'avance comme un char muni d'un haut-parleur d'où l'on entendrait: "Sortez de vos maisons, vous allez mourir!" Puis l'engin écraserait tous les êtres humains sur son passage. La mort prévient et tue. La mort s'annonce par des messages sans appel qu'elle envoie pour paralyser les corps et les âmes. À Soroca, le messager, l'annonciateur de la mort se nommait Curzio Malaparte. Un écrivain et journaliste italien de renom et de grand talent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Malaparte, correspondant de guerre, visita le bordel de Soroca. Des jeunes Juives y étaient enfermées pour les besoins de l'armée allemande. Au bout de quinze jours, elles étaient assassinées au bord du Dniestr et remplacées par d'autres filles juives. Malaparte en fit une nouvelle dans son recueil Kaputt. Je n'ai pas voulu qu'elles meurent ni qu'elles soient esclaves au bordel. Je suis parti à leur recherche. Je les ai sauvées. Et pour cela il m'a fallu d'abord tuer Malaparte.
Ils étaient jeunes, à peine sortis de l'adolescence, beaux, courageux bien sûr, et juifs pour la plupart. Ils étaient vingt-trois et vingt-deux d'entre eux furent fusillés par les nazis le 21 février 1944 au mont Valérien, tandis que la seule femme du groupe, Olga Bancic, sera décapitée quelques mois plus tard à Stuttgart. L'affiche aux couleurs de sang, placardée sur les murs de France par la propagande allemande, montrait leurs visages torturés et les stigmatisait comme une repoussante "armée du crime". De leur combat: héroïque, Aragon fit un poème chanté par Léo Ferré. Un ` mythe était né. Ce récit superbe évoque le monde d'où ils venaient: le 11e arrondissement de Paris, quartier populaire juif et rouge, les bals du 14-Juillet, les jeunesses communistes, le yiddish qu'ils apprenaient après l'école. Et surtout la France qu'ils aimaient tant. Immigrés certes, étrangers évidemment, mais français, très français, comme plus personne n'ose l'être aujourd'hui. En veilleur inlassable doublé d'un essayiste brillant, Benoît Rayski, dont le père dirigeait la section politique des FTP-MOI, l'organisation militaire du Parti communiste pour les étrangers, ressuscite, le temps d'un livre, ce monde englouti, bouleversant de chaleur et de générosité. Un voyage qui permet de capter un peu de la lumière qui illuminait les vingt-trois de l'Affiche rouge.
Pendant longtemps j'ai cru que les imbéciles et les salauds avaient élu domicile à droite. C'était confortable. Je sais maintenant qu'ils sont nombreux dans mon propre camp. C'est insupportable." Ce livre n'est pas un livre sur Sarkozy. Il n'est pas non plus un livre sur ceux qui le critiquent et le combattent. Ce livre est un livre sur ceux qui le haïssent et qui, pour le dire, ont la bave aux lèvres.
Hegarty Louise ; Devaux Laetitia ; Guillot-Alissan
Les fêtes qu'organisent Abigail pour l'anniversaire de son frère le 31 décembre, se révèlent chaque année de plus en plus sophistiquées. Cette fois, ce sera une murder party (un jeu de rôle grandeur nature), dans un immense manoir du XVIIIe réservé pour l'occasion. Le champagne coule à flots, la décoration Années folles fait son effet, les invités jouent leur rôle avec sérieux mais beaucoup d'amusement, l'assassin est démasqué et tous vont se coucher avec le sentiment de devoir accompli. Le lendemain matin, un convive est retrouvé mort dans sa chambre. Un éminent détective est missionné pour mener l'enquête. Tout le monde est suspect, et rien ne semble tout à faire à sa place... Louise Hegarty révolutionne le whodunnit et se joue des codes du genre avec une grande intelligence.
Bientôt toute cette énergie et cette violence, toute sa démesure et son obsession se focalisent sur une seule personne, un adversaire à sa taille, aussi acharné qu'il est vindicatif, aussi orgueilleux qu'il est mégalomane, un rival qu'il va d'autant plus haïr qu'il a commencé par l'aimer". A la fin du XIX ? siècle, deux scientifiques américains, Charles Marsh et Edward Cope, se livrent une compétition sans merci pour exhumer des squelettes de dinosaures et régner sur la paléontologie naissante. Afin de gagner cette guerre des os, Marsh, Cope et leurs mercenaires emploieront tous les moyens : le vol, la corruption, l'espionnage et la violence. Dans leur quête de fossiles géants, ils rencontrent Buffalo Bill et le chef sioux Red Cloud, le général Custer et le président Ulysses S. Grant, au temps où les Etats-Unis sont transformés par la conquête de l'Ouest et la guerre de Sécession, la Ruée vers l'or et la première voie ferrée transcontinentale. Illustré de documents d'époque, ce récit haletant retrace la naissance de la science et de l'Amérique moderne et devient parabole de la soif de connaissances et de reconnaissance des humains.
Enquête en immersion sur la nouvelle idéologie de l'extrême. Pendant neuf mois, Pierre Gault a infiltré les principaux réseaux masculinistes en France. Sous une fausse identité, il a suivi et imité les centaines d'hommes qui épousent la cause masculiniste : formations sur Internet, stages en forêt, sessions de coaching, forums privés, séances de drague de rue. Très vite, au-delà du sexisme ordinaire surgit la partie immergée de l'iceberg : business florissant de marchands de misère, apologie du viol, complotisme, liens avec l'idéologie d'extrême droite. Sous un humour qui apporte des respirations bienvenues, Pierre Gault ne dissimule pas ses doutes, sa sidération ni même ses maladresses à mesure que son alter ego imaginaire s'enfonce dans les entrailles de la manosphère. L'exposition prolongée à une pensée extrême le pousse à confronter son ressenti intime à la vision du monde des masculinistes qu'il rencontre. Comment en sont-ils arrivés là ? Sous-estime-t-on le danger qu'ils représentent ? Une enquête passionnante et nécessaire qui interroge les dérives de la masculinité et leur impact sur la société contemporaine.