
Le Bordel de Soroca. Une tragédie optimiste
À Soroca, il y eut aussi la mort après la vie. La mort qui s'avance comme un char muni d'un haut-parleur d'où l'on entendrait: "Sortez de vos maisons, vous allez mourir!" Puis l'engin écraserait tous les êtres humains sur son passage. La mort prévient et tue. La mort s'annonce par des messages sans appel qu'elle envoie pour paralyser les corps et les âmes. À Soroca, le messager, l'annonciateur de la mort se nommait Curzio Malaparte. Un écrivain et journaliste italien de renom et de grand talent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Malaparte, correspondant de guerre, visita le bordel de Soroca. Des jeunes Juives y étaient enfermées pour les besoins de l'armée allemande. Au bout de quinze jours, elles étaient assassinées au bord du Dniestr et remplacées par d'autres filles juives. Malaparte en fit une nouvelle dans son recueil Kaputt. Je n'ai pas voulu qu'elles meurent ni qu'elles soient esclaves au bordel. Je suis parti à leur recherche. Je les ai sauvées. Et pour cela il m'a fallu d'abord tuer Malaparte.
| Nombre de pages | 114 |
|---|---|
| Date de parution | 05/01/2011 |
| Poids | 177g |
| Largeur | 146mm |
| EAN | 9782207260784 |
|---|---|
| Titre | Le Bordel de Soroca. Une tragédie optimiste |
| Auteur | Rayski Benoît |
| Editeur | DENOEL |
| Largeur | 146 |
| Poids | 177 |
| Date de parution | 20110105 |
| Nombre de pages | 114,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le cadavre était trop grand. Guy Môquet piétiné par le conformisme de gauche
Rayski BenoîtQuand, en 2007, Nicolas Sarkozy décida pour des raisons qui lui étaient propres (et que l'on peut trouver admirables ou sournoises, sincères ou hypocrites, honnêtes ou fourbes) que la lettre d'adieu écrite par Guy Môquet serait lue dans tous les lycées de France, on vit se lever une tempête de protestations, de rejets et d'indignations dont la Force fut égale à l'extraordinaire bassesse qu'elle révélait. Jamais, dans ce pays, Tartuffe ne s'était manifesté avec autant d'arrogance, de certitude bien-pensante et de médiocrité crasse. Des bataillons d'enseignants révoltés, des régiments d'universitaires meurtris, des historiens, des journalistes, de besogneux penseurs prétendirent entrer en "résistance'. On vit ainsi apparaître une classe triomphante, celle d'une Lumpen-intelligentsia descendue assez bas pour réussir sa Fusion avec le Lumpenproletariat mondial devenu son idole. Des hommes et des femmes qui avaient parcouru quelques livres, lu deux ou trois articles, feuilleté rapidement quelques brochures. Tous, bardés d'une morgue confite, entendaient montrer à la France et au pouvoir haï qu''on ne la leur ferait pas'. La pensée petite-bourgeoise dans toute sa niaiserie. C'est d'eux, et d'elle, que ce livre parle. Pour eux, pour elle, le cadavre de Guy Môquet était trop grand. Beaucoup trop grand. Biographie de l'auteur Benoît Rayski est journaliste et essayiste. Il a été notamment chef du service étranger de France-Soir, rédacteur en chef au Matin de Paris et rédacteur en chef de Globe. On lui doit plusieurs essais, dont l'Enfant juif et l'enfant ukrainien (2001), L'Affiche rouge (2004), le Chirac se cachera-t-il pour mourir? (2005). Il est également l'auteur d'un récit autobiographique, Là où vont les cigognes (2007)."EpuiséVOIR PRODUIT9,65 € -

L'Affiche rouge
Rayski BenoîtIls étaient jeunes, à peine sortis de l'adolescence, beaux, courageux bien sûr, et juifs pour la plupart. Ils étaient vingt-trois et vingt-deux d'entre eux furent fusillés par les nazis le 21 février 1944 au mont Valérien, tandis que la seule femme du groupe, Olga Bancic, sera décapitée quelques mois plus tard à Stuttgart. L'affiche aux couleurs de sang, placardée sur les murs de France par la propagande allemande, montrait leurs visages torturés et les stigmatisait comme une repoussante "armée du crime". De leur combat: héroïque, Aragon fit un poème chanté par Léo Ferré. Un ` mythe était né. Ce récit superbe évoque le monde d'où ils venaient: le 11e arrondissement de Paris, quartier populaire juif et rouge, les bals du 14-Juillet, les jeunesses communistes, le yiddish qu'ils apprenaient après l'école. Et surtout la France qu'ils aimaient tant. Immigrés certes, étrangers évidemment, mais français, très français, comme plus personne n'ose l'être aujourd'hui. En veilleur inlassable doublé d'un essayiste brillant, Benoît Rayski, dont le père dirigeait la section politique des FTP-MOI, l'organisation militaire du Parti communiste pour les étrangers, ressuscite, le temps d'un livre, ce monde englouti, bouleversant de chaleur et de générosité. Un voyage qui permet de capter un peu de la lumière qui illuminait les vingt-trois de l'Affiche rouge.EpuiséVOIR PRODUIT13,20 € -

L'homme que vous aimez haïr
Rayski BenoîtPendant longtemps j'ai cru que les imbéciles et les salauds avaient élu domicile à droite. C'était confortable. Je sais maintenant qu'ils sont nombreux dans mon propre camp. C'est insupportable." Ce livre n'est pas un livre sur Sarkozy. Il n'est pas non plus un livre sur ceux qui le critiquent et le combattent. Ce livre est un livre sur ceux qui le haïssent et qui, pour le dire, ont la bave aux lèvres.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,60 € -

Stèle pour le sous-lieutenant Grunberg. Lycéen guillotiné par Pétain
Rayski BenoîtGuillotiné le 8 août 1942 dans la cour de la Santé, Isidore David Grunberg fut le plus jeune résistant décapité par Vichy. Elève au lycée parisien Voltaire, Juif polonais, communiste, "terroriste" puisque membre de la branche militaire du PCF, Grunberg fut condamné à mort par un tribunal d'Etat du régime du maréchal Pétain et exécuté "à la française". Les Allemands fusillaient. La guillotine, c'était français. La Résistance antinazie était aussi en guerre contre la France du maréchal Pétain. Guerre menée souvent par de très jeunes gens. Au bout du combat de ces adolescents il y avait le plus souvent la mort. Tout est ici décortiqué : Vichy, ses tribunaux, sa police, ses magistrats ; tout y est, et en même temps il n'y a pas grand-chose. Parce que nommé sous-lieutenant à titre posthume, à la Libération donc, Isidore David Grunberg n'a presque pas eu de vie. Et ça continue. Aujourd'hui encore, aucune rue ne porte son nom, aucune plaque commémorative ne le mentionne. Il n'est même pas sur la fameuse affiche rouge où figurent les noms de ses copains de quartier. L'oubli est la plus profonde des tombes. Stèle pour le sous-lieutenant Grunberg sort un héros de l'anonymat et le rend à l'immortalité.EpuiséVOIR PRODUIT15,70 €
Du même éditeur
-

Nous, amants au bonheur ne croyant...
Moreau MarcelCe livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.EpuiséVOIR PRODUIT16,25 € -

Des hallalis dans les alléluias. Regard sur une vie secouée de Verbe, outre ses mouvements de bascul
Moreau MarcelDonc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...EpuiséVOIR PRODUIT22,30 €

