Paix et démocratie. Le droit des peuples et la raison publique
Rawls John ; Guillarme Bertrand
LA DECOUVERTE
22,00 €
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EAN :9782707132918
L'idée de raison publique est une partie intégrante du Droit des Peuples, qui étend l'idée du contrat social à la Société des Peuples, et présente les principes généraux qui peuvent et doivent être acceptés par les sociétés libérales et les sociétés non libérales (mais décentes) comme la norme qui régit leur conduite dans leurs rapports mutuels. Pour cette raison, je souhaitais que ces deux textes soient publiés dans le même volume. Ensemble, ils constituent le point culminant de mes réflexions sur la manière dont les citoyens et les peuples raisonnables pourraient vivre paisiblement ensemble dans un monde juste." L'une des préoccupations de John Rawls dans ce livre est d'affirmer l'universalisme de sa conception tout en évitant le reproche d'ethnocentrisme occidental: diverses sociétés du monde, démocratiques et non démocratiques, peuvent fonder leur coopération pacifique sur leur reconnaissance mutuelle en tant que partenaires égaux comme le font les citoyens d'une démocratie irréductiblement divisés sur le sens du bien. Les principes de justice de la Société des Peuples font ainsi une place à la pluralité des sociétés puisqu'ils peuvent être acceptés aussi bien par les peuples libéraux et démocratiques que par d'autres peuples qui ne le sont pas mais qui restent "décents", c'est-à-dire qui respectent les droits de l'homme. La même vision permet de poser les conditions d'une guerre juste de la Société des Peuples contre les Etats "hors-la-loi", et celles de l'aide collective due aux sociétés marquées par des conditions économiques et politiques défavorables.
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Nombre de pages
236
Date de parution
06/04/2006
Poids
296g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782707132918
Titre
Paix et démocratie. Le droit des peuples et la raison publique
Auteur
Rawls John ; Guillarme Bertrand
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
296
Date de parution
20060406
Nombre de pages
236,00 €
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Comment donner, dans une perspective libérale, un fondement légitime aux politiques de redistribution des richesses ? C'est ce que démontre John Rawls, professeur de philosophie à l'université d'Harvard, dans Théorie de la justice. D'après lui, le but de la justice sociale n'est pas l'égalisation des conditions, mais la promotion d'une plus grande mobilité sociale. Cet objectif exige la correction des inégalités qui se transmettent et se cumulent au fil des générations, de sorte que ce sont toujours les individus issus des mêmes milieux sociaux qui accèdent aux fonctions les plus éminentes. Or, une telle situation se révèle non seulement injuste, mais encore préjudiciable sur le plan économique en interdisant le renouvellement des talents au détriment de l'innovation. L'optimum économique impose donc de lutter contre l'inégalité des chances. John Rawls apparaît ainsi comme un auteur consensuel, qui justifie l'intervention de l'État en faisant de la justice sociale l'instrument correctif indispensable à une économie de marché qui ne donne pas à tous les mêmes chances de départ. Sa théorie a influencé les politiques sociales mises en oeuvre depuis plus de dix ans dans les démocraties occidentales, qu'il s'agisse de l'"affirmative action" aux États-Unis ou de la "discrimination positive" en France. La lecture de cet ouvrage s'impose donc pour mieux comprendre l'inspiration des politiques sociales actuelles. --Paul Klein
Les sociétés contemporaines sont pluralistes, elles doivent réussir à faire vivre ensemble des cultures ou des groupes très divers. Comment concevoir un consensus démocratique qui reste respectueux de cette diversité sans être pour autant une simple rencontre d'intérêts divergents ? Quelle base morale commune faut-il pour que s'édifie et s'entretienne la confiance dans la justice des institutions ? Le célèbre auteur du monumental Théorie de la justice (Seuil, 1987) considéré comme la charte philosophique de la démocratie libérale, approfondit ici sa réflexion dans le sens d'une conception politique de la société multiculturelle.
Résumé : Ce livre est considéré dans le monde anglo-saxon comme le texte contemporain le plus important de la philosophie morale et politique. C'est un défi lancé à tous ceux qui pensent que la justice sociale et l'efficacité économique sont incompatibles. Né de la postérité du New Deal et enraciné dans une tradition profondément américaine de lutte pour les civil rights, reflétant par moments le désarroi moral et la contestation étudiante des année 70, Théorie de la justice est pourtant un livre de portée universelle, à cause, d'une part, du dialogue qu'il instaure entre deux traditions opposées - Rousseau et Kant confrontés à l'utilitarisme de Mill et de Sidgwick - et, d'autre part, de la rigueur et de la profondeur des analyses qui y sont proposées. C'est, au meilleur sens du terme, un livre de philosophe engagé, donnant aux préoccupations morales et politiques de cette fin du XXè siècle - de la justice sociale à l'écologie, de la politique de l'éducation à la théorie de la désobéissance civile, pour ne citer que quelques thèmes - une armature intellectuelle, une clarté déductive qui leur manquaient, les sauvant ainsi du pathos des hommes politiques ou du cynisme d'une certaine philosophie de la " mort de l'homme ". Dans ce livre souvent difficile mais exaltant, John Rawls a formulé ce qu'on pourrait appeler une charte de la social-démocratie moderne, avec ses forces et ses faiblesses.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?
Une fois qu'ils ne sont plus là, pourquoi devrait-on apprendre à vivre sans nos morts ? D'ailleurs, au fond, ne sont-ils vraiment plus là, une fois qu'ils sont morts ? Ce livre ne parle ni d'au-delà, ni de fantômes, mais simplement de la place symbolique que nous laissons aux morts dans notre vie, pour notre plus grand bonheur : les emmener avec nous en balade, leur poser des questions, leur rendre un petit service, ... Avec humour et fraîcheur, Vinciane Despret a écouté le récit de celles et ceux qui laissent les morts exister à leurs côtés. Ce livre en est le résultat et il fait un bien considérable.