COMMENT s'est construit et transformé l'espace insulaire au cours des derniers siècles ? Son organisation administrative, politique, économique, sociale reflète-t-elle une dynamique interne, l'influence du " continent " italien ou français, les relations avec l'environnement méditerranéen proche, aujourd'hui avec l'Europe ? COMMENT la Corse s'est-elle peuplée et dépeuplée, au fil des courants migratoires ? Où étaient, où sont aujourd'hui les plus fortes densités de population ? Quel a été, dans le long temps, le poids des villes dans l'espace insulaire ? COMMENT s'est transformé l'espace agropastoral ? De quoi vivaient hier, de quoi vivent aujourd'hui les Corses ? Sur quelles techniques, sur quelles formes d'organisation du travail, de la répartition des richesses et du pouvoir reposait cette société qu'on dit trop vite immobile, communautaire, égalitaire ? COMMENT les formes d'organisation sociale évoluent-elles ? Quelle place y tient la famille ? En quoi clanisme et clientélisme différent-ils ? En quoi la pratique de la chasse en battue, la sociabilité des confréries, la passion du football, les foires identitaires contribuent-elles à définir et à exalter le sentiment d'une identité collective et en deviennent des enjeux ? COMMENT l'Eglise corse s'est-elle intégrée, au fil des siècles, pour s'adapter aux transformations de la société ? Quel rôle ont joué dans la formation du sentiment religieux les différents ordres, notamment les Franciscains ? Comment se différencient, d'une microrégion à l'autre, la pratique religieuse, les vocations sacerdotales ? Quelles formes a pris la pénétration du baroque dans l'art sacré ? COMMENT la Corse est-elle devenue, et restée, française ? A travers quels mouvements d'adhésion et de résistance ? Y a-t-il, sous-jacents au campanilisme politique et au jeu des clans, des clivages politiques durables, caractéristiques de certaines microrégions ? Comment la droite et la gauche se sont-elles positionnées dans l'espace insulaire ? Avec quelles références idéologiques particulières ? Quel est aujourd'hui l'impact du nationalisme et comment se recompose le pouvoir politique ? AUTANT de questions auxquelles cet Atlas ethnohistorique de la Corse apporte des éléments de réponse et de réflexion. Fruit de huit ans de travail d'une équipe d'universitaires, il fait le bilan de trente années de recherches et ouvre de nouvelles perspectives.
Nombre de pages
300
Date de parution
08/07/2004
Poids
1 216g
Largeur
238mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782735505586
Titre
Atlas ethnohistorique de la Corse
Auteur
RAVIS GIORDANI G.
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
238
Poids
1216
Date de parution
20040708
Nombre de pages
300,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le regard de l'ethnologue doit-il toujours se porter vers l'autre le plus lointain? Où est, d'ailleurs, le plus lointain quand la globalisation du monde réduit les distances, télescope les cultures, fait surgir comme autant de défis, de nouveaux contextes, de nouveaux objets, suscitant ainsi de nouvelles approches? Quand l'ethnologue, qui croyait travailler dans les marges de l'histoire, est prié, voire sommé de définir de nouvelles identités citoyennes, nationales, patrimoniales? Quand il est confronté à des situations aussi universelles, et intimes pourtant, que la guerre, le sida, la gestion du corps, des excréments? Quand il découvre que toute culture est histoire en mouvement, histoire universelle et néanmoins localisée? Et que c'est aussi de lui qu'il parle (mais comme d'un autre) quand il parle des autres? Autant de pistes, de chantiers que cet ouvrage à plusieurs voix s'efforce d'ouvrir.
L'auteure de cet ouvrage propose une approche anthropologique du Cantu in paghjella, chant polyphonique profane et liturgique de Corse, de tradition orale, reconnu par l'UNESCO en 2009, comme Patrimoine Culturel Immatériel et inscrit sur la Liste de Sauvegarde d'urgence. Préserver et transmettre la technique et l'esthétique de cet art vocal, héritage culturel tout autant que marqueur identitaire, est au coeur des préoccupations des pratiquants. Le Cantu in paghjella est également analysé ici en termes d'enjeux des différents acteurs impliqués dans ce processus de patrimonialisation et appréhendé dans les actions menées, en termes de perspectives.
Résumé : UN ESSAI : étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER : bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire. Les voyageurs de l'impériale d'ARAGON. Essai et Dossier réalisés par Suzanne Ravis-Françon. Le texte intégral des Voyageurs de l'impériale d'Aragon est disponible dans la collection " Folio ", n° 120.
Dans ses premières oeuvres, Aragon se livre à une critique radicale du temps au profit d'une instantanéité, seule forme "? concrète ? " du temps. Très vite pourtant il découvre le dénuement d'un instantané sans ancrage temporel où l'identité même du sujet devient incertaine. L'amour permet de conjurer l'effritement du présent mais ouvre sur la hantise de l'oubli et de la mort. Seule la découverte des autres, de tous les autres et de l'Histoire peut inscrire la finitude du couple dans un horizon qui la dépasse, même quand cet horizon devient tragiquement un "? inatteignable été? ". Peut-on parler d'un temps aragonien ?? Cette oeuvre témoigne d'une attention soutenue aux possibilités qu'offre à un écrivain l'exploitation de toutes les formes de temporalité. C'est que la forme romanesque, forme la plus libre, est aussi celle qui compose, à travers le récit d'une fiction ce que Paul Ricoeur désigne comme une "? expérience fictive du temps ? ". C'est pourquoi on trouvera dans ces études le souci constant de cerner ce qui se passe dans le texte et ce qui passe d'un texte à l'autre, croisant, dans les dernières oeuvres, la reprise des idées et des images de la période surréaliste avec la recherche de formes narratives renouvelées.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.