Jacquou n'était plus là. Alors, Suzelle ne le vit plus guère. Qu'une fois. Pour quelques jours. Il avait eu une permission. Sans doute la dernière avant de partir vers ce pays, l'Indochine, où tous les espoirs lui semblaient permis ! Sortir de sa condition. Se construire un avenir. Il n'était plus le même Jacquou, sublimé dans ce costume de l'armée de l'Air qu'avec allure il portait ! Qu'il était loin du garçonnet, puis de l'adolescent au teint de pêche, avec sa mèche sur le front, qui l'entraînait à jouer aux jeux de garçons et à grimper aux arbres, les coudes et les genoux écorchés ! Beau brun aux yeux noirs, au regard profond, ardent et vif, les filles, maintenant, l'accaparaient. Qu'il était loin de la photo sur laquelle il était assis, encore prêt à bondir, au pied de ce tronc d'arbre sur lequel Suzelle avait été sagement installée !". Jacquou et Suzelle, les frère et soeur complices qui ont traversé une guerre dans l'innocence. Puis une fraternité qui s'est étiolée, dilatée, mise en sourdine, quand Jacquou est parti au loin, pour participer à une autre guerre dont on parle si peu, laissant Suzelle à son devenir de femme... "Il pleut sur Le Rocher" est donc histoire de trajectoires qui se dessoudent et se perdent, la vie les attirant dans des sens contraires. Le roman de Suzanne Ravinet dit ainsi une absence, un creux, dans l'existence de Suzelle, vide qui ne se comblera que sur le tard, quand les enfants d'antan se retrouveront et mettront des mots sur l'expérience indochinoise. Et l'auteur de composer, avec délicatesse, une oeuvre où destinée féminine, travail de mémoire, souvenirs lumineux et sombres s'enlacent infiniment.
Nombre de pages
238
Date de parution
19/11/2013
Poids
290g
Largeur
148mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782342015119
Auteur
Ravinet Suzanne
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
148
Date de parution
20131119
Nombre de pages
238,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Peu à peu, j'avais été en quelque sorte sidérée par des actes d'autorité et des injonctions humiliantes. Je ne pouvais plus m'exprimer sans me sentir culpabilisée. De quoi ? De vouloir vivre ? D'être spontanée ? Il avait une drôle de façon de dire les choses : "Tiens montre-moi le ticket de caisse de tes achats ? Mais qu'est-ce que vient faire cette paire de collants, là, avec la javel ? Ne pouvais-tu pas t'en passer ?" "Est-ce que tu m'as trompé ? Dis, est-ce que tu m'as trompé ? Même pas dans ta tête ? Est-ce que tu m'as trompé dans ta tête ?" Je n'y comprenais rien ! Pourquoi ces suspicions ? Avec tout ce que j'avais à faire ce n'était pas dans mes préoccupations ! Seul l'objectif de l'aider à réussir me menait. Mais, rapidement, une fois en ménage, un lien de subordination s'était installé. Alors que j'étais seule à assumer le rôle de chef de famille, que je lui permettais de faire ses études de médecine, et que j'assumais totalement notre fils Julien, il exigeait que je lui rende des comptes avec suspicion et autorité...
Boussaguet Laurie ; Jacquot Sophie ; Ravinet Pauli
Réunissant les réflexions des grands noms de la recherche française et internationale autour des politiques publiques, cet ouvrage propose un état des lieux sur l'analyse, en France, de l'action publique en s'appuyant sur les travaux fondateurs de Pierre Muller qui, à travers son parcours de recherche, a fortement contribué à la reconnaissance, à l'enracinement et au développement en France de cette discipline. Partant de questions fondatrices de la science politique, telles que l'Etat, la place des acteurs dans les processus politiques ou la question du gouvernement des sociétés complexes, les auteurs posent la question d'une spécificité française dans l'analyse de l'action publique qui se définirait par une plus grande ouverture théorique et méthodologique et par une plus grande attention aux acteurs et aux représentations. En conclusion, Pierre Muller livre des éléments d'analyse inédits sur la question du changement de l'action publique et identifie, pour cette discipline encore jeune, des pistes à explorer.
L'homme se targue d'entretenir avec le chien une relation toute particulière. On dit même qu'il y a de l'amour qui passe de l'un à l'autre. Mais quand on voit des chiens servir de substituts aux enfants, quand on assiste aux dérives guignolesques de l'industrie, quand on entend les motifs d'abandon, quand on connaît l'action cynique des hommes dans la création des races, on est en droit de se demander de quel type d'amour il est véritablement question, et même quelles sont les frontières de celui-ci. Voilà des sujets que soulèvent à leur manière les différents chiens qui témoignent dans cet ouvrage poil à gratter.
L'apparente sémasiologie du glissement de la croyance en un dieu extérieur à nous en Absolu immanent, Dieu-en-Soi étant la cause immanente donc non transitive, rend l'Homme et son destin unique créateur de l'univers et de la vie. Ce n'est pas peu dire! La finalité de l'univers par le sens ontologique dévoilé, à un moment où l'humanité, dans son ensemble, a commencé à perdre définitivement le sens commun de sa propre existence, est à marquer d'une glorieuse épitaphe: mort et rédemption. Ouvrage majeur de la physique noétique, le présent opus, en alliant l'électromagnétisme à la gravitation universelle d'une manière directe donc naturelle, en montrant par un développement proprement noétique ce que signifie - en vérité - la gravitation par sa prééminence quantique, introduit magistralement la notion (ancienne mais totalement ignorée par notre époque matérialiste) de démiurgie. Nous sommes ici en pleine métaphysique - à son sens syntaxique - où l'accomplissement de l'homme en Homme ouvre la compréhension progressive, majeure et décisive à cette réalisation, vérifiée par le vécu ? secret et inénarrable ? et son tremplin démonstratif par la mathématique ce que l'auteur nomme Dieu-en-Soi.