
Anthropologie des abris de loisirs
Tentes, caravanes, mobil homes, cabanes, cabanons, kiosques, chalets, cabines... les abris convertis ou créés à des fins ludiques sont une réalité bien ancrée dans nos vies. A un tel point que ces objets d'une architecture pensée comme temporaire, provisoire, voire précaire dépassent les frontières de la culture occidentale et traversent les âges. D'un point de vue anthropologique, l'abri de loisirs dévoile un habitus manuel inscrit au plus profond de nous. Il est bricolé, jardiné, techniquement agi et agissant. Sur le plan historique, ces objets divers rejouent le passage du nécessaire à l'accessoire, du sérieux au futile, dans une société des loisirs où la chasse, la pêche, la cueillette et plus largement toute une gamme d'exercices physiques sont devenus accessoires. Depuis la fin du 18e siècle, ils n'ont cessé de se multiplier dans un ensemble de dispositifs pensés pour contrôler les masses, mais aussi dans des contextes de ruse avec les logiques de l'habitat. Cet héritage déjà long rejoue aujourd'hui les manières de penser la société. Les abris s'adressent à différents âges de la vie, ils semblent avoir un sexe et se métamorphoser selon la condition sociale de son occupant. Dans cette rencontre entre formes d'habitats et loisirs se dessinent de multiples prises sur le monde, croisant destins individuels et collectifs, rejouant la fragile réversibilité de la nature et de la culture.23 contributions, 50 illustrations NB.
| Nombre de pages | 338 |
|---|---|
| Date de parution | 03/12/2011 |
| Poids | 530g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782840160793 |
|---|---|
| Titre | Anthropologie des abris de loisirs |
| Auteur | Raveneau Gilles ; Sirost Olivier |
| Editeur | PARIS OUEST |
| Largeur | 155 |
| Poids | 530 |
| Date de parution | 20111203 |
| Nombre de pages | 338,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Ethnologie française N° 4, Octobre-Décembre 2006 : Sports à risques ? Corps du risque
Raveneau Gilles ; Griffet Jean ; Boutroy Eric ; MaLe sport de haut niveau apparaît aujourd'hui tel un laboratoire du dépassement de soi où les rapports physiques au monde relèvent de deux logiques différentes : l'une d'évitement et de jeu avec la nature (" fun ", " glisse "), et l'autre d'affrontement et de défi aux autres et à soi (compétition, exploits dans des lieux extrêmes). Ce numéro cherche à explorer la prise de risque, non comme une manifestation pathologique ou transgressive, mais comme une pratique poussant jusqu'aux limites un affrontement et un corps à corps à soi-même, aux autres et à la nature. Car la prise de risque et le risque ne renvoient pas à une pure réalité objective, ils conduisent plutôt à une forme d'engagement et à une manière d'être au monde. Pourquoi risquer sa vie dans l'exercice d'un loisir ? Comment un sportif peut-il affirmer sa libre exposition au danger ? Quelle place le droit fait-il à la liberté de s'engager à ses risques et périls ? Peut-on dire que le risque " a un sexe " ? Articles de spécialistes et témoignages de sportifs proposent de cerner ces questions en approchant au plus près, chacun à leur façon, l'expérience du danger. De l'alpinisme himalayen au kayak de haute rivière, de la plongée sous-marine au parachutisme, du saut dans le vide - BASE-Jump - à la boxe thaïlandaise, sans oublier les prouesses des artistes du cirque, le lecteur est conduit dans des univers très masculins où le risque et la prise de risque ne sont pas identifiés à une menace, mais au contraire à un élément valorisant. Les témoignages des " pros " - à travers leur activité extrême - dévoilent leur calcul des risques, leur souci de la sécurité tout autant que l'incertitude à laquelle ils sont confrontés. Ce sont donc l'observation, la compréhension et l'analyse de cet engagement idéologique et pratique qui sont examinées ici, à travers une certaine culture sportive du risque où les sensations fortes permettent d'accéder au plaisir de vivre, à la saveur et à l'intensité du monde.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,40 € -

Ethnologie française N° 1, Janvier 2011 : Anatomie du dégoût
Raveneau Gilles ; Memmi Dominique ; Taïeb EmmanuelLe " dégoût " provoque aversion, haut-le-coeur, rejet, bref, mise à distance sensorielle de l'objet répulsif. Réaction avant tout physiologique, le dégoût tiendrait de la nature plus que de la culture. L'esprit tend à se détourner d'un phénomène si incommodant et si impropre, au moins dans un premier temps, à être pensé. Or, ce serait oublier que le dégoût, comme le goût, s'éduque, se contrôle, se transmet, varie et se déplace dans l'espace et le temps. La présente livraison tente de débusquer les déterminations venues de la culture sous ce qui apparaît de prime abord comme éminemment " naturel ". Sans pour autant négliger son aspect proprement physique, et le ressenti intense qui l'accompagne. Ainsi les diverses contributions portent-elles le regard sur les espaces et les dispositifs sociaux où le dégoût fait l'objet d'entreprises de réduction et de neutralisation. En surmontant la répugnance que provoque le dégoût? y compris chez le chercheur, elles tentent de " dé-dégoûter " du dégoût, pour montrer à quel point regarder le somatique et les traitements qui en sont faits, même dans des lieux apparemment aussi rationalisés que les institutions, est utile pour comprendre le monde social. Après les écrivains, essayistes, philosophes, après les psychanalystes, les sociologues et les historiens, anthropologues et spécialistes de science politique réunis ici, analysent les dispositifs mis en place pour administrer le dégoûtant, dont le contrôle n'a jamais été aussi standardisé et aussi marqué. Traité tantôt dans sa dimension somatique, tantôt dans sa relation aux institutions, le dégoût sera d'autant plus vivement perçu qu'il se doit d'être occulté. S'intéresser au dégoût, c'est tenter de lever le voile sur la " part d'ombre " qui, aussi bien que les prescriptions explicites, participe à la régulation des pratiques sociales.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

Le social à l'épreuve du dégoût
Memmi Dominique ; Raveneau Gilles ; Taïeb EmmanuelCorps du malade, du mourant, du mort, du pauvre : au coeur de nos sociétés contemporaines, des agents administrent pour le monde social et à sa place les marges de la vie biologique et sociale. Comment les pompiers, les travailleurs sociaux, les employés des pompes funèbres, les aides-soignantes, les infirmières et médecins se débrouillent-ils avec le "sale boulot" ? Parmi les émotions dont ils peuvent être affectés, il en est une, particulièrement archaïque, apparemment spontanée et difficile à réprimer : le dégoût. Il renvoie aux sensations du corps, mais recèle aussi une dimension sociale : pas seulement dégoût du goût des autres, mais peur de devenir comme eux, surtout s'ils sont jugés socialement inférieurs. Le dégoût traduit une urgence à se "séparer". Réaction somatique à la crainte du rapprochement physique et social, émotion "mixophobe", le dégoût trace une frontière avec l'Autre, révélant les inavouables sociaux de nos sociétés. Cet ouvrage interroge ce que le dégoût "fait" aux interactions. On y découvre l'opposition radicale entre coulisses et scène, régie par l'autocensure professionnelle, et les mille stratagèmes permettant d'affronter ce qui révulse. Limitation du toucher, port de gants, lavage obsessionnel, embellissement du cadavre et toilettage des mots eux-mêmes, autant de techniques visant à mettre à distance la vie organique... des autres. Révélatrices d'une souffrance spécifique au travail, ces stratégies professionnelles avouent une ambivalence d'autant plus menaçante qu'elle semble de plus en plus indicible. Car secrété par le processus de civilisation, le dégoût est pris dans des interdits sociétaux incitant à le taire. Cela en fait un instrument d'autant plus précieux de lecture du monde social. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l'histoire, à la sociologie et à l'anthropologie des sensibilités.Impression à la demandeCOMMANDER19,00 € -

Drôles de zoiseaux !
Raveneau Jean-Pierre ; Du Faÿ LaureRésumé : Monsieur et madame Tourterelle sont tout émus. Leurs oisillons vont enfin sortir de l'oeuf. Une drôle de surprise attend les futurs parents !EpuiséVOIR PRODUIT14,90 €
Du même éditeur
-

Le musée imaginaire des impressionnistes. Cultures visuelles de la "nouvelle peinture"
Le Men Ségolène ; Schuwer OlivierPréventePRÉCOMMANDER35,00 € -

De Bagdad à Cambridge. Voyage à travers l'analyse de données
Boudesseul JordaneEntre info, intox et pseudo-expertise, comment savoir ce qui est vrai ? En apprenant enfin comment la science construit, et parfois rate, la vérité. Quel est le point commun entre Protée, la divinité homérienne, et Didier Raoult ? Pourquoi tous les modèles de COVID-19 se sont-ils trompés ? Qu'est-ce qui fait qu'un résultat statistique devient une vraie preuve ? Cet ouvrage répond à ces questions et à bien d'autres, en ouvrant la porte de la méthodologie quantitative, celle qui s'attelle à compter, mesurer, tester, répliquer. De l'âge d'or de Bagdad, celui des savoirs qu'Avicenne synthétise, à Cambridge, où Pearson et Fisher ont forgé la statistique moderne, il relie histoire des idées et outils d'analyse. Dans ce livre, je vous fais d'emblée une promesse : tous ces concepts, soi-disant incompréhensibles, je vous les rendrai accessibles. Mieux, je m'efforcerai, chaque fois que je le peux, de vous expliquer l'histoire, l'utilité et les faiblesses de chaque approche. Chercheur, étudiant ou simple curieux, vous apprendrez à lire une étude, évaluer une preuve et éviter les illusions statistiques. Une boussole pour penser plus clair dans un monde saturé de chiffres.PréventePRÉCOMMANDER14,00 € -

La carpe et le lapin. L’audace du geste comparatif dans l’analyse esthétique des films
Costa Fabienne ; Jailloux Pierre ; Siety EmmanuelFavorisant regards obliques et courts-circuits, la comparaison inattendue, dans l'analyse esthétique des films, produit des affinités insoupçonnées, charge les oeuvres d'une nouvelle intensité et bouscule l'histoire des formes filmiques. Dans l'analyse esthétique des films, la comparaison des oeuvres est un geste dont on ne mesure pas toujours les conséquences, et dont on peut se demander où il peut conduire. Cet ouvrage entreprend d'explorer l'aventure intellectuelle que constitue la comparaison lorsque l'analyste confronte des oeuvres que rien n'appelait à réunir, ce qu'on appelle en français le "mariage de la carpe et du lapin" . D'où la comparaison tire-t-elle son impulsion ? Sa légitimité ? Quelle connaissance produit-elle ? Quels types de problèmes pose-t-elle ? Quelle est, finalement, son efficacité heuristique ? La Carpe et le Lapin interroge les bénéfices d'une telle démarche, montre dans quelle mesure elle constitue une opération productive, justifiant la hardiesse des rapprochements. En s'efforçant d'évaluer réflexivement risques et profits, cet ouvrage voudrait rendre le lecteur sensible au potentiel comparatif du film ; l'ouvrir, en toute lucidité, à cette attitude réactive et audacieuse, en étant à l'affut des similitudes et affinités inspiratrices d'analyse - une analyse des possibles, mobilisant l'imagination.PréventePRÉCOMMANDER20,00 € -

Configurer le social. Études de moeurs (XVIIIe-XIXe siècles)
Boons Helene ; Derainne LucienEt si la notion de " social ", aujourd'hui incontournable pour penser les phénomènes humains, n'avait pas été configurée dans les grands textes théoriques, comme le Contrat social ou les Leçons de sociologie d'Auguste Comte, mais dans le corpus minoré et souvent fictionnel des études de moeurs ? C'est au sein de cette famille de textes, réunissant des formes aussi diverses que des tableaux, des études ou des romans, et entretenant des liens étroits avec la presse, que le social, ce " mot nouvellement introduit dans la langue " d'après l'Encyclopédie, s'est mis à désigner un nouveau champ de savoir qu'il s'agissait d'explorer à partir de pratiques inédites d'observation. En revenant sur ces corpus du xviiie au xixe siècle, cet ouvrage montre comment une histoire littéraire attentive aux marges du canon peut ouvrir de nouvelles perspectives sur un événement décisif : le passage du " monde " à la " société " et des " sciences morales " aux " sciences sociales ".PréventePRÉCOMMANDER21,00 €
