Si l'oeuvre de Maurice Ravel (1875-1937) est l'une des plus jouées au monde, sa correspondance et ses écrits sur la musique n'en demeurent pas moins méconnus. Epistolier paresseux selon la rumeur, l'auteur du Bolero a pourtant laissé quelque deux mille lettres et cartes, et pas moins de cent quarante-sept écrits, dont notamment vingt-huit articles et quatre-vingts entretiens. Réunis patiemment par Manuel Cornejo pendant plus d'un quart de siècle, ces textes apportent un éclairage indispensable sur la vie et l'oeuvre du compositeur. Concision du propos, sens de l'humour, élégance d'une plume qui ne rechigne pourtant pas à recourir à l'argot... Au fil des pages, c'est dans l'univers de Ravel que nous sommes invités à pénétrer, à peu près comme lorsqu'on passe les portes de sa maison du Belvédère à Montfort-l'Amaury. Ses valeurs et ses convictions, ses doutes et ses espoirs, son perfectionnisme, son amour de la nature et des animaux, ses goûts musicaux mais aussi littéraires - de Poe à Alain-Fournier en passant par Mallarmé - nous sont ainsi révélés à travers une voix dont les phonographes n'ont pas a priori gardé la trace, mais qui ressuscite ici dans toute sa vérité.
Nombre de pages
1488
Date de parution
13/03/2025
Poids
401g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782073101877
Titre
Correspondance intégrale. Ecrits et entretiens
Auteur
Ravel Maurice
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
401
Date de parution
20250313
Nombre de pages
1 488,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La colère d'un enfant un peu capricieux... Et voilà que seréveillent, s'animent et se fâchent, comme ensorcelés, tous lesobjets de la maison: la tasse, la théière, le fauteuil, l'horloge etmême le chat et le feu dans la cheminée! Née sous la plumede Colette, voilà une histoire magique dont tout l'humour et lapoésie se retrouvent intacts dans la prodigieuse musique deMaurice Ravel. L'incroyable richesse de l'univers de CécileGambini contribue à la fantaisie de cette oeuvre enchanteresse.Et aussi des documents pour apprendre et des jeux pours'amuser...
La correspondance de Maurice Ravel n'a été jusqu'ici que très partiellement publiée ; on peut s'en étonner en raison de la renommée universelle du musicien mais aussi de l'originalité de son style épistolier : l'ironie, les formules à l'emporte-pièce, l'argot même y sont couramment employés comme autant de masques d'une sensibilité très vive que l'artiste veut cacher. La guerre de 1914 dans laquelle il s'engage, la disparition de sa mère allaient tout à coup mettre à nu le visage de l'homme et du musicien tourmenté, sacrifiant sa vie personnelle à un amour fou de son art mené jusqu'à un point de perfection. Les 350 lettres ici rassemblées par Arbie Orenstein après quelque vingt années de recherche représentent l'essentiel de la correspondance de Ravel ; la plus grande partie en est inédite ; quant à l'édition complète de ses écrits et le large choix d'entretiens retrouvés dans la presse, ils apportent de nombreux renseignements peu connus. Une discographie historique des interprètes ayant approché le musicien complète cet ensemble de documents révélateurs de l'artiste et de son époque.
Ravel Maurice ; Lanièce Isabelle ; Rozenker Sylvie
A la suite d'une esquisse autobiographique (d'octobre 1928), du texte intégral d'une conférence donnée à Houston, Texas, le 7 avril 1928, intitulée "La musique contemporaine" et d'une chronologie détaillée, on trouvera ici rassemblés et annotés, la totalité des textes de Maurice Ravel sur la musique et les musiciens qui ont pu être retrouvés, portant sur Debussy, Falla, Fauré, Stravinsky, Beethoven, Brahms, Wagner, l'importance du jazz, les difficultés que connaissait la jeune génération de compositeurs, etc.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.