Irkoutsk, Sibérie, en ce début de siècle: une jeune fille russe est violée par un Caucasien. Et parce que la justice des hommes ne pourra pas lui rendre son honneur, sa mère, Tamara Ivanovna, va se venger elle-même. Geste désespéré, le châtiment infligé par Tamara puise ses racines dans les mésententes et les préjugésdes êtres broyés par la tourmente qui a bouleversé la Russie. Au fil des pages, le roman explore la douleur et la blessure profonde d'une femme et d'une famille, l'impuissance des hommes dans une société marquée par le sceau de l'Histoire. Conte moderne aux accents tragiques, L'Honneur de Tamara Ivanovna est aussi une image de la Russie d'aujourd'hui, avec sa vision pessimiste d'un monde chaotique sans règles, et dans lequel on ne se reconnaît guère. Avec son profond humanisme et sa voix singulière, la valeur du roman tient indéniablement à son style dosant habilement les tournures anciennes et le parler populaire. Ce qui fonde un peuple c'est sa langue, et Valentin Raspoutine démontre qu'il sait tirer parti avec talent de sa richesse.
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Nombre de pages
277
Date de parution
16/03/2006
Poids
385g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782845451230
Titre
L'honneur de Tamara Ivanovna
Auteur
Raspoutine Valentin
Editeur
DES SYRTES
Largeur
140
Poids
385
Date de parution
20060316
Nombre de pages
277,00 €
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Nicole Zand (Amalric), critique littéraire au Monde, écrivait à propos de Valentin Raspoutine qu'il était "l'un des écrivains les plus importants de sa génération" . Son roman le plus retentissant, L'Adieu à l'île, est l'histoire de la fin d'un village insulaire sibérien, sur le fleuve Angara, condamné à disparaître sous les eaux pour la construction d'un barrage hydroélectrique. L'auteur décrit, avec acuité et finesse, comment les Sibériens, contraints à l'évacuation, s'accrochent de manière tragique à leur terre. Par ce biais, il lève le voile sur les lignes de fracture qui divisent la société soviétique dans les années 1970, entre monde rural et traditionnel et monde moderne et industriel. Ces différences séparent également les générations et remettent en cause le sens de toute chose : qu'est-ce que le changement lorsqu'il est perçu par certains comme un progrès lorsqu'il est, pour d'autres, une catastrophe ? Car il est impossible de sauver le village : nul ne peut tromper la mort. Que faire alors ? Il n'existe qu'une solution pour Valentin Raspoutine : écrire. Comme souvent dans la littérature de l'Est, l'humour occupe une place importante dans ce récit, notamment grâce à des personnages inoubliables, comme les femmes de ce livre, qui vont des larmes au rire, en passant par la colère et le désespoir, bafouant bureaucrates et fonctionnaires qu'elles jugent inutiles, têtus, si ingénieux lorsqu'il s'agit de détruire l'impalpable. A travers elles, le lecteur est déchiré, lui aussi, à l'idée de quitter l'île, ce lieu que l'on aime, pour y avoir vécu, dans lequel se sont accumulés tant de souvenirs, les bons, les mauvais, ce lieu que l'on connaît tous et auquel certains ont dû dire adieu.
Nous sommes au début de l'année 1945, dans un hameau de Sibérie, sur les bords de l'Angara, quelques mois avant la fin de la guerre. Un déserteur rôde autour de son village natal. Au lieu de rentrer chez lui en héros, Andreï Gouskov revient comme un animal sauvage, traqué par les autorités. Obligée de le dissimuler aux yeux de tous, sa femme Nastiona, la seule à connaître sa présence, devient complice du plus grand crime pour une nation en armes : la trahison de la patrie. Le conflit prendra fin, mais pas pour Andreï et Nastiona. La tragédie, que l'on pressent à la première page du roman, sera implacable : la guerre anéantit les destinées individuelles. Véritable poème en prose, lamentation lancinante sur l'amour, "Vis et souviens-toi" est le chef-d'oeuvre de Valentin Raspoutine.
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme, général de l'armée blanche à trente-cinq ans, est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge la Russie. Replié en Mongolie, il s'y taille un royaume en libérant le khutukhtu, "Dieu vivant" des Mongols, prisonnier des Chinois. C'est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d'or de Gengis Khan. Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira au bout d'un destin aux dimensions shakespeariennes.