Le Saint Empire romain germanique. D'Otton le Grand à Charles Quint
Rapp Francis
TALLANDIER
23,33 €
Épuisé
EAN :9782235022705
476 : l'Empire romain d'Occident n'est plus. Pourtant, l'idée d'un ordre universel va survivre. En l'an 800, elle reprend corps lors du couronnement de Charlemagne. Un nouvel empire européen se constitue. Malheureusement, le traité de Verdun de 843 met un terme à cette tentative d'unification avec le partage des terres de Charlemagne entre ses trois petits-fils. Il faut attendre 962 pour voir, dans la partie orientale de l'ancien État carolingien, un roi, fort de ses victoires, faire revivre une seconde fois l'Empire. Reprenant à son compte l'idée carolingienne d'un empire multinational, Otton 1er le Grand fonde le Saint Empire romain germanique. Cette mosaïque qui comptera jusqu'à 350 principautés donnera naissance à de grandes figures comme Frédéric 1er Barberousse, Frédéric II Hohenstaufen ou Charles Quint. Dès le XIe siècle, l'empereur engage la lutte avec les papes qui se disent, eux aussi, responsables de la chrétienté. Affaibli par deux conflits successifs avec Rome - la querelle des investitures et la lutte du sacerdoce et de l'empire -, le Saint Empire tend maintenant à se confondre presque exclusivement avec les territoires germaniques. En 1356, un nouveau coup est porté à la puissance de l'empereur : désigné à présent par un collège de sept princes électeurs, il assure en quelque sorte la présidence d'une organisation politique de type fédéral. L'élection de Charles Quint en 1519 - date sur laquelle s'achève l'étude de Francis Rapp -, marque un tournant. En effet, avec la Réforme protestante, le Saint Empire va perdre la dernière unité qui lui reste : l'unité religieuse. Les trois siècles qui lui restent à vivre - il ne sera dissous qu'en 1806 par Napoléon -, ne seront plus que luttes intestines et morcellements territoriaux.
Nombre de pages
365
Date de parution
18/10/2000
Poids
450g
Largeur
135mm
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EAN
9782235022705
Titre
Le Saint Empire romain germanique. D'Otton le Grand à Charles Quint
Auteur
Rapp Francis
Editeur
TALLANDIER
Largeur
135
Poids
450
Date de parution
20001018
Nombre de pages
365,00 €
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Que reste-t-il de Maximilien d'Autriche (1459-1519) ? Un beau portrait de Dürer, où apparaissent, de manière frappante, le nez saillant, la mâchoire prognathe et l'air majestueux des Habsbourg. Pour le reste, son titre même témoigne de sa faiblesse : roi des Romains en 1493, empereur élu du Saint Empire en 1508, il ne fut jamais couronné à Rome, comme l'imposait la tradition. Francis Rapp livre ici un plaidoyer pour un empereur tragique, dont l'existence fut un drame sans dénouement. La vocation de la maison d'Autriche à la domination universelle l'habita sa vie durant : Austriae Est Imperare Orbi Universo, " Il revient à l'Autriche de commander au monde... ", disait la devise familiale. Ce droit divin se heurta à de terribles réalités. Les États modernes en plein essor - la France, l'Espagne, l'Angleterre - non seulement refusèrent de reconnaître son autorité, mais contrèrent sans cesse ses ambitions. Les princes et les villes d'Allemagne minèrent continûment ses réformes de grande envergure. Reste que Maximilien fut un immense politique, capable d'assurer contre la France l'équilibre européen, et un prince dynamique, dont le règne est contemporain de l'émergence de la nation allemande. C'est post mortem, paradoxalement, que l'importance de son ?uvre apparut : une Allemagne consciente de son unité fondamentale et de son ancrage dans la civilisation renaissante ; une dynastie dominant l'Europe et le monde, dont Charles Quint, maître d'un empire " sur lequel le soleil ne se couchait jamais ", allait être le digne héritier.
476: l'Empire romain d'Occident n'est plus. Pourtant l'idée d'un ordre universel va survivre, et avec Charlemagne un nouvel empire se constitue. Après sa dislocation, c'est au Xe siècle qu'Otton Ier le Grand reprend à son compte le projet carolingien et fonde le Saint Empire romain germanique. Mosaïque de peuples et de principautés, allant de l'Italie du Nord aux frontières de la Hongrie, l'empire donna naissance à de grandes figures: Barberousse, Frédéric II et Charles Quint. Mais il sera également le théâtre de l'affrontement entre les deux couronnes de la chrétienté, celle du pape et celle de l'empereur, et de la concurrence entre les monarques pour le trône impérial. Ces conflits auront peu à peu raison d'un modèle européen dont Napoléon en 1806 prononça l'acte de décès. L'actuel débat sur la constitution dont doit se doter l'Europe redonne toute son actualité à ce complexe objet d'histoire.
Plus de quatre-vingts ans après sa disparition, le régime de Vichy continue de hanter notre mémoire collective. En quelques jours, en juillet 1940, la République s'est effondrée. Derrière le maréchal Pétain, héros national devenu chef de l'Etat français, et le politicien sans scrupules Pierre Laval, des opportunistes jouant la carte allemande et des doctrinaires d'extrême droite prennent le pouvoir. La dictature s'installe, pour le pire. Optant pour la collaboration politique en 1940, choisissant la voie du crime antisémite en 1942, le gouvernement finit par dresser quasiment toute la population contre lui. Cette page sombre est ici racontée comme jamais auparavant, à partir d'archives inédites, des derniers témoignages exhumés et d'approches historiques renouvelées, attentives aux ressorts psychologiques, à la complexité des parcours et aux marges de manoeuvre des acteurs. Au fil de la lecture, apparaît ainsi un tableau pénétrant et contrasté. L'ouvrage montre à la fois la fuite en avant et l'aveuglement égotiste des principaux dirigeants du régime pétainiste, la mise en oeuvre de politiques criminelles parfois tempérée par des fonctionnaires formant une véritable zone grise au coeur de l'Etat, et une opinion publique longtemps attentiste mais inclinant en faveur des Alliés. Une réflexion puissante sur les conséquences funestes de l'amoralité en politique et des conclusions historiques qui interrogent notre présent.
Entre 1618 et 1648, l'Europe est en prole à l'une des guerres les plus meurtrières de son histoire. Les premiers heurts de la guerre de Trente Ans éclatent en Bohême en 1618. Ce qui semble au départ n'être qu'un acte de rébellion de nobles contre l'empereur dégénère en un conflit à l'échelle européenne. Durant trois décennies, le continent est le théâtre de violences sans précédent qui auraient décimé 15 à 20 % de la population du Saint-Empire. Il était impératif de poser les règles d'une paix durable ; c'est ce que firent les traités de Westphalie en 1648. Dans cette somme inédite, Claire Gantet réalise la première approche globale de la guerre de Trente Ans. A travers un récit enlevé, elle met en lumière le rôle des hommes et des femmes qui, d'emblée, cherchèrent à limiter et encadrer l'exercice de la force. Ce livre renouvelle notre compréhension de la violence et de la portée de cette guerre à l'échelle européenne.
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