En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Rester enfant, devenir adulte. La cohabitation des étudiants chez leurs parents
Ramos Elsa
L'HARMATTAN
24,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782747532709
Par cette étude auprès d'étudiants vivant chez leurs parents, Elsa Ramos montre comment la construction du " chez-soi " participe à la construction même de l'identité de la personne. Elle découvre que dans la formation du sentiment d'avoir un " chez-soi ", deux dimensions d'identité du jeune adulte sont en jeu : la première est la dimension relationnelle parents/enfant ; la deuxième est un rapport plus individuel, la relation de soi à soi. L'étudiant développe des stratégies pour concilier ses aspirations à l'autonomie et les contraintes de la cohabitation intergénérationnelle. Ainsi il affirme progressivement une réalité " personnelle " qui se distingue de la réalité " commune " ou familiale et qui lui permet de faire évoluer les relations avec ses parents sous un mode d'égal à égal. La construction de l'ouvrage s'articule autour de la notion de " chez-soi ". La première partie traite de l'espace personnel du jeune adulte, la chambre qui est un espace de séparation et aussi d'expérimentation et de création de soi. Dans la seconde partie, les trois dimensions du " chez-soi " sont développées : " chez mes parents ", " chez-moi " et " chez-nous ". La première rend compte du rapport de force entre parents et enfant, la deuxième s'attache à suivre la construction du monde à soi et la troisième analyse la revendication d'un monde entre égaux. Cette étude issue d'un travail de thèse a reçu le premier prix au concours annuel de l'Observatoire de la Vie Etudiante, Paris, 2001.
Nombre de pages
264
Date de parution
01/11/2003
Poids
358g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747532709
Titre
Rester enfant, devenir adulte. La cohabitation des étudiants chez leurs parents
ISBN
2747532704
Auteur
Ramos Elsa
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
358
Date de parution
20031101
Nombre de pages
264,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Interrogez, écoutez, prélevez des informations, observez les lieux, les relations, les réactions, photographiez, prenez des notes, et soyez attentif aux manières de vivre de l'époque dans laquelle vous vous plongez. Mais attention, cette anthropologie " chez soi " n'implique pas que l'intuition suffit ! Par quoi commencer ? Qui interroger ? Quelles questions poser ? Comment organiser l'enquête ? Que prévoir en temps, en ressources ? Ce manuel vous donnera le mode d'emploi complet : les règles pour recueillir des données ; des guides de questions pour mener les entretiens ; des phrases clefs à retenir ; tout ce à quoi il faut être sensible et tout ce qui sera précieux pour faire parler vos proches, pour comprendre ce passé qui a façonné votre présent.
Ce manuel a pour objectif de donner à voir les coulisses de l'enquête sociologique par entretiens compréhensifs. Il montre comment s'articulent les différentes opérations de la recherche : de la réalisation des entretiens à l'élaboration de la problématique en passant par l'analyse thématique, les outils d'explicitations, la rédaction... Il s'appuie sur des ouvrages méthodologiques et des enquêtes sociologiques et anthropologiques et également sur une expérience d'enseignement des méthodes qualitatives dispensée depuis une quinzaine d'années. Au-delà des outils concrets qu'apporte cet ouvrage, des réflexions et des questions sont régulièrement amenées sur l'enquête "en train de se faire" afin d'amener le lecteur à développer une réflexivité méthodologique personnelle.
Les sociétés modernes ont été qualifiées de "liquides": les individus seraient "nomades". Ce livre infirme une telle vision. S'il est vrai que les mobilités, physiques ou virtuelles, caractérisent bien la seconde modernité, cela ne signifie pas que les individus soient sans attaches. Ils ont autant besoin de sécurité ontologique que les hommes et les femmes des générations antérieures. Ce qui a changé, c'est le fait que leurs communautés d'appartenance, leurs références et leurs attaches sont désormais de plus en plus "choisies". L'un des ancrages nécessaires à une certaine stabilité de l'identité se joue avec les origines, avec ce qui peut être considéré comme un "chez-soi d'origine". C'est pour cette raison que ce livre repose sur une enquête portant sur des personnes parties de province pour s'installer en région parisienne ou à Paris. On découvre ainsi comment chacun s'arrange avec son histoire pour posséder des ancrages identitaires qui donnent sens à son parcours biographique. Dans ce type de parcours, les liens, les lieux et les temporalités s'entrecroisent sans cesse. L'individu se situe au carrefour du "nous familial" et du "je", de l'ici et de l'ailleurs, d'aujourd'hui, d'hier et de demain. Entre origines familiales et origine de soi, les individus "bricolent" pour être tenus par des appartenances et par des lieux tout en gardant le sentiment d'être eux-mêmes. Ceux qui travaillent sur la "mobilité" (aussi bien géographique que psychologique), sur la famille ou sur la construction identitaire seront intéressés par ce livre. De lecture fluide, enrichi de nombreux exemples, il retiendra l'attention de tous ceux qui souhaitent mieux appréhender les spécificités de l'homme contemporain.
Les Africains voyagent depuis longtemps, pour de multiples raisons, variables selon les époques, les lieux et les dynamiques sociales. D'une région à l'autre, d'un pays à l'autre, parfois d'un bout à l'autre du continent, des hommes, et des femmes, plus visibles récemment, s'engagent sur les longues routes qui sillonnent l'Afrique. Si les historiens et les anthropologues ont pu reconstituer les trajectoires multiples prises au cours des siècles, peu se sont intéressés aux paroles que ces cheminements ont entraînées alors qu'elles s'inscrivent dans le quotidien des femmes et des hommes qui vivent directement ou indirectement la migration. Alors qu'il fait partie intrinsèque des pratiques sociales contemporaines, le voyage suscite de multiples discours et récits qui circulent entre ceux qui partent, ceux qui restent et ceux ne pourront jamais partir. Il donne naissance à de multiples mots renvoyant aux parcours, à la vie au loin ou au chemin. Ce sont ces mots que décryptent et qu'illustrent ici Cécile Canut et Elsa Ramos, au travers de ce carnet de voyage vivant et insolite.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.