Chef-d'oeuvre d'adaptation, l'organisme humain a su exploiter à son avantage le nombre et la variété des espèces microbiennes qui composent la flore intestinale et ses multiples rôles physiologiques: capacité fermentaire, pouvoir immunorégulateur, effets sur la motricité, la vascularisation et la trophicité intestinales, moyen efficace de défense contre les agents infectieux. La relation hôte/flore est un modèle de symbiose qui définit "l'écosystème intestinal". Toutefois, l'équilibre de cet écosystème est fragile et sa rupture peut intervenir dans la physiopathologie de diverses affections digestives. L'importance de la flore a généré ces dernières années un effort de recherche considérable utilisant les techniques les plus modernes de la biologie moléculaire, la microbiologie et la médecine. De plus, l'idée ancienne de moduler de façon positive une flore déséquilibrée, ou encore d'en reproduire certains effets bénéfiques, par l'administration de micro-organismes vivants sélectionnés, connaît un vif regain d'intérêt avec l'apparition du concept de micro-organismes "probiotiques". L'objet du présent ouvrage, d'essence pluridisciplinaire, est de constituer une mise au point complète et actualisée sur la flore intestinale et son impact en physiologie et pathologie digestives, à l'usage des médecins, pharmaciens, vétérinaires, chercheurs et étudiants intéressés par ce sujet passionnant. Biographie de l'auteur Ouvrage coordonné par: Jean-Claude Rambaud, Hôpital Lariboisière, Service d'Hépato-Gastro-entérologie, Paris. Jean-Paul Buts, Université Catholique de Louvain, Cliniques Universitaires St Luc - a.s.b.l., Bruxelles. Gérard Corthier, Unité Ecologie et Physiologie du Système Digestif,INRA.CRJ, Jouy-en-Josas. Bernard Flourié, Centre Hospitalier Lyon-Sud, Service de Gastro-entérologie, Pierre-Bénite.
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Nombre de pages
247
Date de parution
16/09/2004
Poids
800g
Largeur
178mm
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EAN
9782742005123
Titre
Flore microbienne intestinale. Physiologie et pathologie digestives
Résumé : Comment expliquer qu'en dépit des progrès de la médecine, de l'incitation à réduire graisses et sucres dans l'alimentation et à pratiquer une activité physique, le nombre de diabètes de type 2 ait été multiplié par trois en vingt ans ? que sept millions de Français prennent tous les jours des statines pour réduire leur taux de cholestérol ? qu'après 35 ans, un Français sur trois soit considéré comme hypertendu ? Il a suffi de baisser les seuils de dépistage pour que tout facteur de risque soit traité comme une " maladie ". Idem pour le cancer du sein ou de la prostate, l'obésité? Or examens et traitements inutiles ont des effets secondaires et des complications, entraînant des dépenses qui seraient plus utiles pour soigner les vrais malades et financer la recherche? Jean-Pierre Thierry et Claude Rambaud nous apportent ici les arguments pour dialoguer avec notre médecin et partager avec des décisions éclairées.
La thématique des rapports sociaux entre les sexes est largement présente dans le champ de l'animation professionnelle et dans son histoire : mais qu'en est-il aujourd'hui ? Quel profit l'animation tire-t-elle des avancées de la recherche sur le genre ? La construction de l'identité sexuée, et son corollaire, la domination masculine, ne sont-ils pas toujours au fondement de la construction sociale ? La ségrégation des sexes dans l'espace des loisirs, la division du travail dans le secteur professionnel de l'animation, l'absence de références à la question du genre dans les formations sont autant de signes de l'impensé qui règne dans ce domaine. Le présent ouvrage aborde cette série de questions en repérant comment les animateurs-trices peuvent intégrer dans leurs pratiques de nouvelles normes concernant la famille, l'individu, la sexualité. Pour la première fois dans le champ de l'animation professionnelle et volontaire, chercheurs, praticiens, militants confrontent leurs analyses.
Vous ou l'un de vos proches avez été victime d'un accident vasculaire cérébral. Que les séquelles neurologiques soient invalidantes ou paraissent minimes, l'accident vasculaire bouscule, pour celui l'a subi, vie quotidienne, projets, relations et estime de soi. Ceci impose des adaptations, des changements dont le patient et sa famille prennent la mesure au retour au domicile. Dans cette période de réadaptation, ce guide vous sera d'une aide précieuse pour appréhender tous les aspects médicaux, pratiques, administratifs et psychologiques de votre situation et pour y faire face. En particulier, vivre avec un proche touché par un AVC n'est pas chose aisée; deux chapitres sont consacrés aux réactions psychologiques du malade, mais aussi de son entourage. Les AVC sont beaucoup plus rares chez l'enfant et chez l'adolescent que chez l'adulte mais peuvent arriver; la réadaptation d'un enfant comporte certains aspects particuliers. Un chapitre y est consacré. Après avoir expliqué l'anatomie du cerveau, les causes et les mécanismes des accidents vasculaires cérébraux et la prévention des récidives, les auteurs décrivent tous les aspects pratiques des suites d'un AVC: rééducation, adaptation du lieu de vie et des activités quotidiennes, professionnelles ou de loisir. Les termes médicaux sont définis dans le glossaire. Les aspects légaux, administratifs et financiers sont eux aussi détaillés, avec les références utiles. Ce guide ne donne pas de recettes mais chacun pourra y trouver des informations détaillées sur telle ou telle question. Pour recueillir les informations utiles, il n'est pas forcément nécessaire de lire ce guide de bout en bout: chacun peut se reporter aux chapitres qui le concernent. Ce guide dans son ensemble a aussi pour ambition de permettre au lecteur de se repérer dans le monde de la maladie vasculaire et du handicap. Les auteurs sont kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, assistantes sociales, psychologues, médecins; ils sont réunis autour du Docteur Catherine Morin, neurologue dans le service de Médecine physique et réadaptation de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris.
Un peu d'histoire° La maladie de Parkinson est une affection aux multiples facettes: à côté des troubles moteurs qui sont les plus visibles, la maladie comporte des troubles qui ne touchent pas la motricité. Ils sont appelés troubles «non moteurs».° Les troubles non moteurs, qui vont nous intéresser tout au long de cet ouvrage, ont été longtemps mis de côté et méconnus ou ignorés. De la même façon que pour les aspects moteurs de cette maladie, les aspects non moteurs sont présents de façon différente d'une personne à une autre. La maladie de Parkinson est une maladie unique, mais ses manifestations sont multiples...C'est en 1817 que Sir James Parkinson décrit pour la première fois la maladie qui portera son nom, soulignant les troubles moteurs, en particulier le tremblement, la lenteur, la raideur. À cette époque déjà, sa description inclut les troubles du sommeil, la constipation, les troubles urinaires, l'apathie et les difficultés cognitives (mémoire, raisonnement). James Parkinson avait donc déjà repéré les troubles appelés aujourd'hui «non moteurs».En 1865, Trousseau montre qu'il existe des formes de maladie de Parkinson sans tremblement et donne une première description de la lenteur dans les mouvements spontanés (appelée akinésie).En 1872, Charcot décrit la raideur ou rigidité. Tremblement, akinésie et rigidité forment les trois principaux symptômes de la maladie.En 1912, Lewy décrit des inclusions situées dans les neurones de la substance noire qu'on appelle maintenant les corps de Lewy.En 1919, la localisation cérébrale des anomalies responsables de la maladie est démontrée. C'est l'atteinte de la substance noire qui semble être importante. Il s'agit d'une structure située à la base du cerveau, et qui regroupe les neurones dopaminergiques, localisés ici en grand nombre. Ce sont les neurones qui utilisent pour signal le neurotransmetteur appelé la dopamine.Il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour voir enfin des avancées significatives en ce qui concerne le traitement de la maladie de Parkinson.En 1960, après avoir décrit les effets de la baisse de la dopamine dans le cerveau de malades parkinsoniens, deux chercheurs américains donnent pour la première fois la lévodopa (ou L-dopa), précurseur de la dopamine, à leurs patients.Un traitement efficace est alors possible. Il deviendra le traitement majeur, aujourd'hui encore, dans la maladie de Parkinson.À la même période, des traitements autres que médicamenteux sont entrepris. Ces traitements par neurochirurgie ont à l'époque uniquement pour but de traiter le tremblement.Dans les années 70, apparaît une nouvelle classe de médicaments, les agonistes dopaminergiques, qui ne cesseront d'être améliorés ensuite.Les vingt dernières années ont permis d'avancer sur la connaissance des structures cérébrales et de leur dysfonctionnement expliquant les symptômes de la maladie de Parkinson.Les études actuelles se poursuivent, à la recherche des causes de la maladie, qui ne sont certainement pas uniques, mais multiples. En parallèle, la recherche de nouveaux traitements est menée tout au long de ces dernières années.À côté des traitements dits «symptomatiques» (parce qu'ils font disparaître les symptômes moteurs) qui visent à réduire les difficultés motrices en rétablissant la transmission dopaminergique, les chercheurs poursuivent les études sur les traitements dits «neuroprotecteurs». Ceux-ci pourraient en effet ralentir l'évolution de la maladie, en protégeant les neurones qui ne sont pas encore touchés.(...)