La grande crise que nous connaissons marque la faillite du néolibéralisme. Mais par quoi le remplacer? C?est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d?alternative cohérente à lui opposer. Ce livre soutient que cette alternative existe pourtant, qu?elle est déjà là, sous nos yeux: c?est l?État social, dont le fondement politique est la démocratie.Depuis plusieurs décennies, on fait accroire que l?État social est une figure du passé. Au contraire, il est plus que jamais d?actualité. Il a certes été déstabilisé par le néolibéralisme, plus ou moins fortement selon les pays, mais il n?a pas été mis à bas. À y bien réfléchir, nous ne vivons pas dans des « économies de marché ».Le bilan accablant du néolibéralisme appelle sa pleine réhabilitation. Les marchés et la concurrence ont des vertus, mais ils ne peuvent assurer le plein-emploi, la stabilité économique ou bien encore la satisfaction de besoins sociaux tels que l?éducation ou la retraite. L?intervention publique est nécessaire.L?État social est porteur d?une véritable révolution, avec ses quatre piliers que sont la protection sociale, la réglementation des rapports de travail (le droit du travail, etc.), les services publics et les politiques économiques de soutien à l?activité. Étonnamment, il n?a pas été théorisé. Nous n?en avons pas saisi la véritable portée ni les potentialités.Comment penser l?État social? Pourquoi y a-t-il lieu de réhabiliter la dépense publique et la légitimité même de la dette publique? Comment envisager un nouvel âge de l?État social?Autant de défis que cet essai se propose de relever.
Nombre de pages
480
Date de parution
04/04/2012
Poids
620g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782755506419
Titre
L'Etat social. Pour sortir du chaos néolibéral
Auteur
Ramaux Christophe
Editeur
1001 NUITS
Largeur
125
Poids
620
Date de parution
20120404
Nombre de pages
480,00 €
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Le divorce entre le politique et l'économie est au coeur de notre désenchantement. Que vaut la démocratie avec ses beaux principes si elle laisse l'économie - un domaine essentiel de nos vies - lui échapper et bénéficier de façon inconsidérée à une infime minorité ? Covid, crise financière de 2008, gilets jaunes... : il y a décidément lieu de refonder l'économie. Mais avec quelle boussole ? C'est ici que le bât blesse. Il ne semble pas y avoir d'alternative. Afin de construire un nouveau projet émancipateur, Pour une économie républicaine invite à un tournant doctrinal. Son ambition est de relier les deux sphères trop longtemps séparées du politique et de l'économie. L'économie républicaine n'est pas une utopie. Nos économies sont d'ores et déjà mixtes mais nous ne L'assumons pas pleinement. Nous saisissons mal à quel point l'Etat social est indispensable pour assumer des missions d'intérêt général, soutenir Le revenu des ménages et réduire les inégalités. Ce livre invite à saisir ce "déjà là" de l'économie républicaine et propose quatre chantiers de refondation : L'écologie, l'entreprise, les services publics et La réhabilitation des nations citoyennes.
Tremblez, citoyens! Délocalisation, financiarisation, déclin de la France, dette de l'Etat, fin programmée du "modèle social", rien n'est plus garanti. Les emplois seraient "forcément" précaires. L'emploi instable dessine-t-il le modèle de demain? Nombreux sont ceux qui le pensent, et les libéraux ne sont pas les seuls. Un large consensus existe autour de l'idée qu'il faut accepter l'instabilité de l'emploi et la compenser par des mesures qui "sécurisent" les travailleurs entre deux emplois. Chacun y va de son appellation: "flexi-sécurité" ou "flexicurité", "sécurité sociale professionnelle", "sécurisation des parcours professionnels" ou bien encore "formation tout au long de la vie". La CGT et la CFDT promeuvent ce type de dispositif, de même que le Parti socialiste. Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Entre les conceptions des uns et des autres, d'importantes différences existent. Néanmoins, elles ont un parfum commun. La "trouvaille" suscite un engouement d'autant plus fort qu'elle permettrait de supprimer le chômage: sur le papier, un sans emploi en formation n'est en effet pas chômeur. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Mais que vaut une formation si elle ne débouche pas sur un emploi? Si l'emploi vient à manquer; ne risque-t-elle pas de tourner à vide? Le libéralisme est porteur d'un projet global. On ne peut se contenter d'une astuce pour lui répondre. C'est en creusant le sillon de l'Etat social, en réhabilitant l'intervention publique, que l'on pourra lui opposer une alternative cohérente.
Né vers le milieu du Ier siècle après J.-C., fils d'esclave et esclave lui-même, Epictète avait toutes les dispositions nécessaires a l'application, dans sa propre vie, de ce condensé de morale stoïcienne. Dans un monde aveugle, les enseignements de ce manuel de lucidité nous rappellent que "en un mot, le seul ennemi qu'on ait à redouter, c'est soi-même".
Même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d'herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour des vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration". Ce récit constitue la trame de Nuit et Brouillard, réalisé en 1955 par Alain Resnais. Avec précision et poésie, l'écrivain raconte la réalité concentrationnaire au quotidien, période où furent anéantis des millions d'êtres humains. Avant-propos par Michel Pateau et postface par Sylvie Lindeperg.
Bakounine Michel ; Gayraud Joël ; Malenfer Frédéri
Le peuple n'a que trois moyens de s'en sortir : "Les deux premiers, c'est le cabaret et l'église, la débauche du corps ou la débauche de l'esprit ; le troisième, c'est la révolution sociale".