Science moderne, science globale. Circulation et construction des savoirs entre Asie du Sud et Europ
Raj Kapil ; Galliou Patrick ; Jami Irène
BREPOLS PUBLISH
41,14 €
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EAN :9782503588032
A travers six études de cas en botanique, cartographie, arpentage terrestre, linguistique, formation scientifique et administration coloniale, présentées chronologiquement, l'auteur montre que la science moderne n'a pas été uniquement créée en Occident et que l'Asie du Sud a joué un rôle crucial dans son développement. Science moderne, science globale remet en question la croyance selon laquelle la science moderne a été créée uniquement en Occident pour être ensuite diffusée ou imposée ailleurs. A travers six études de cas présentées chronologiquement sur la construction du savoir à un moment clé de son histoire - en botanique, cartographie, arpentage terrestre, linguistique, formation scientifique et administration coloniale - ce livre démontre l'importance cruciale des rencontres interculturelles dans l'émergence des sciences qui nous entourent aujourd'hui. En s'appuyant sur des travaux en histoire impériale et coloniale et en science studies, cet ouvrage revisite les thèmes qui sont au coeur de ce dernier domaine, comme par exemple la réplication, le calibrage, la traduction ou encore la confiance interpersonnelle, et révèle ainsi leurs natures complexes dans des contextes multiculturels et coloniaux, entre Indiens et Européens. Il suit praticiens, compétences, instruments, ouvrages, idées et pratiques à travers les continents et les cultures, et souligne le rôle primordial de la circulation dans la construction et la reconfiguration des notions et des pratiques scientifiques. S'affranchissant du cadre diffusionniste et de la dualité centre/périphérie implicite dans bien des travaux qui cherchent à replacer la science moderne dans un contexte mondial, il permet de porter un regard nouveau sur la coproduction du global et du local. Science moderne, science globale présente enfin un modèle heuristique pour les spécialistes d'autres zones de contact, périodes et domaines de connaissances, ainsi que pour les études transnationales et mondiales.
Nombre de pages
252
Date de parution
03/03/2022
Poids
554g
Largeur
160mm
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EAN
9782503588032
Titre
Science moderne, science globale. Circulation et construction des savoirs entre Asie du Sud et Europ
Auteur
Raj Kapil ; Galliou Patrick ; Jami Irène
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
160
Poids
554
Date de parution
20220303
Nombre de pages
252,00 €
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Se donnant comme " la Modernité ", les années 1770 à 1914 sont le temps de l'industrialisation et de l'expansion impériale et coloniale. La science est victorieuse, la technique est reine, la Terre est quadrillée et mesurée, les populations sont mises en nombres, les races sont cartographiées. Laboratoires, universités et musées se répandent à l'échelle planétaire. Ce deuxième tome est consacré aux sciences physiques et mathématiques, aux sciences et savoirs en Inde, à la révolution Meiji et au " provincialisme " colonial des sciences américaines. Il raconte aussi l'avènement des microbes et leur impact sur les sociétés, l'engouement populaire pour les expositions universelles et, déjà, les inquiétudes des contemporains pour la détérioration du climat. Un livre concret qui brosse un XIXe siècle fascinant et... inquiétant.
Se donnant comme "la Modernité", les années 1770 à 1914 sont le temps de l'industrialisation et de l'expansion impériale et coloniale. La science est victorieuse, la technique est reine, la Terre est quadrillée et mesurée, les populations sont mises en nombres, les races sont cartographiées. Laboratoires, universités et musées se répandent à l'échelle planétaire. Réunissant les contributions de spécialistes des quatre coins du monde, ce deuxième tome de l'Histoire des sciences et des savoirs nous parle des sciences physiques et mathématiques, des sciences et savoirs en Inde, de la révolution Meiji et du "provincialisme" colonial des sciences américaines. Il raconte aussi l'avènement des microbes et leur impact sur les sociétés, l'engouement populaire pour les expositions universelles et, déjà, les inquiétudes des contemporains au sujet de la détérioration du climat. Un livre concret qui brosse un XIXe siècle fascinant et inquiétant.
Un homme, qui n'est "plus un jeune homme", veille auprès d'un nouveau-né, une petite fille, dans un appartement de Calcutta. Il écrit. Le bébé est celui de sa soeur, morte en couches la veille. On le lui a "prêté" pour une journée, en attendant qu'il décide de ce qu'il veut faire de l'enfant. C'est pour cette petite fille qu'il écrit ses "histoires". Des histoires de famille. Des bribes de souvenirs : sa soeur et lui sur le couvre-lit bleu, son père et ses colères, sa mère qui le lave dans le lavabo blanc, un enfant dans un jardin qui observe ses parents par la fenêtre sans comprendre la teneur de leurs gestes, un train la nuit, etc. La peur, l'amour, la violence, l'inceste rôdent. Ecrit dans une langue à la fois transparente et elliptique, le style de ce premier roman s'impose. A travers l'éclatement du récit, le fil peu à peu émerge, le lecteur est amené à comprendre ce qui s'est réellement passé, l'étendue de l'horreur racontée d'une voix si neutre et apparemment sereine. "Le couvre-lit bleu est écrit dans un style à la fois intime et plein de silence. L'histoire elle-même est passionnante, elle produit un effet de choc." Colm Toibin
Cheap" ne veut pas simplement dire "bon marché". Rendre une chose "cheap" est une façon de donner une valeur marchande à tout, même à ce qui n'a pas de prix. Ainsi en va-t-il d'un simple nugget de poulet. On ne l'achète que 50 centimes, alors qu'une organisation phénoménale a permis sa production : des animaux, des plantes pour les nourrir, des financements, de l'énergie, des travailleurs mal payés... Déjà, au XIVe siècle, la cité de Gênes, endettée auprès des banques, mettait en gage le Saint Graal. Christophe Colomb, découvrant l'Amérique, calculait ce que valent l'eau, les plantes, l'or... ou les Indiens. Au XIXe siècle, les colons britanniques interdisaient aux femmes de travailler pour les cantonner aux tâches domestiques gratuites. Jusqu'à la Grèce de 2015, qui remboursait ses dettes en soldant son système social et ses richesses naturelles. Le capitalisme a façonné notre monde : son histoire, d'or et de sang, est faite de conquêtes, d'oppression et de résistances. En la retraçant sous l'angle inédit de la "cheapisation ", Raj Patel et Jason W. Moore offrent une autre lecture du monde. De cette vision globale des crises et des luttes pourrait alors naître une ambition folle : celle d'un monde plus juste.
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.