De l'Occupation, la mémoire nationale n'a souvent retenu que les situations édifiantes ou les compromissions sans pardon. Le bouillonnement culturel et artistique des années noires mérite un regard plus précis, attentif à suivre les trajectoires de ceux qui, par l'art ou la création, disposèrent de la possibilité de s'exprimer. Entre mai 1940 et septembre 1944, que font Anouilh, Brasillach ou Breton ? Claudel, Colette, Giraudoux ? Et Sartre ? Dans quelles sphères Coco Chanel, Cocteau, Fernandel ou Raimu gravitent-ils ? Qui Picasso reçoit-il chez lui ? Comment Gabin passe-t-il des bras de Marlène Dietrich en Amérique à la 2e D.B. de Leclerc ? Qui se souvient de la manière dont Arletty et Sacha Guitry obtinrent la libération de Tristan Bernard ... A l'heure des comptes s'ouvrent les grands procès d'épuration. Celui de Brasillach déclenche la campagne de Mauriac et rappelle à tous la France par la France trahie. " Qu'est-ce qu'un collaborateur ? ", la question reste ouverte. Dossier d'une instruction bien plus qu'attendu d'un réquisitoire, cet ouvrage restitue avec équité toute la complexité de l'époque.G. ET J.-R. RAGACHE L'un et l'autre historiens et enseignants, Gilles et Jean-Robert Ragache partagent une prédilection pour l'histoire des idées. Gilles Ragache est l'auteur chezAubier de 1940, la guerre détraquée et, au Seuil, de La France de 68. Agrégé d'histoire, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Robert Ragache est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Normandie.
Nombre de pages
347
Date de parution
04/11/1992
Poids
409g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782010200120
Titre
LA VIE QUOTIDIENNE DES INTELLECTUELS ARTISTES
Auteur
Ragache Jean-Robert
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
409
Date de parution
19921104
Nombre de pages
347,00 €
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Bouddhisme et franc-maçonnerie : la comparaison de ces deux traditions, l'une orientale et l'autre occidentale, pourrait paraître osée. Et pourtant, ne partagent-elles pas un même idéal de perfection et ne cherchent-elles pas à améliorer l'Homme ? N'y trouve-t-on pas une éthique similaire ? N'offrent-elles pas des moyens assez proches de parachever l'Homme ? Seulement, malgré ces similitudes que pointe Christophe Richard, il existe aussi des différences qui font que si bouddhisme et franc-maçonnerie peuvent être rapprochés, on ne saurait pour autant les confondre. Loin du bouddhisme de pacotille que nous présentent parfois les médias, loin également des livres racoleurs sur la franc-maçonnerie, l'auteur nous propose un voyage passionnant sur les chemins de ces deux voies complémentaires.
La période où les francs-maçons ont été les plus influents dans la mise en place et l'ancrage de la IIIe République est aussi celle de la conquête de l'empire, servie par une administration coloniale largement aux mains de francs-maçons. L'Afrique occidentale française et le Sénégal sont, à cet égard, d'un intérêt particulier. Sont à l'oeuvre des personnalités exceptionnelles comme William Ponty, Jules Carde ou Marcel de Coppet. Gouverneurs généraux nommés par Paris, ces francs-maçons s'engagent avec conviction dans la "mission civilisatrice" et de développement qui leur est confiée. Pragmatiques, ils adaptent les instructions de Paris à la situation locale et trouvent un accommodement avec le pouvoir religieux musulman et les confréries, tout en gardant à distance celui, également puissant, des catholiques. Ils encouragent l'émergence d'une élite politique et associent à leur administration ceux qui, après la Seconde Guerre mondiale, seront au pouvoir. Nombreux à rejoindre le général de Gaulle ou à être exilés par Vichy en 1940, ils accompagneront les premiers pas des Sénégalais vers l'indépendance. "L'Etoile Occidentale", loge maçonnique dakaroise active et réactive, fut au coeur de cette histoire mouvementée.
Après le succès de son premier livre Les caisses de vin récup', Alexandra Ragache, passionnée de bricolage et de récup', et animatrice de la chaîne Youtube M'zelle bricole, continue son parcours créatif. Elle vous incite à ne plus jamais jeter vos caisses en bois et à les recycler en objets du quotidien, à la fois pratiques et toujours dans la tendance actuelle de l'upcycling. Si le coeur vous en dit, de simples planches de bois pourront parfaitement bien se substituer aux caisses de vin. Pénétrez au coeur de la récup' à travers ce livre dans lequel, vous découvrirez : 4 thématiques alliant déco et objets utilitaires, 19 créations originales, des photos pas à pas, des croquis illustrés.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
René Thom, médaille Fields 1958, a conçu la théorie des catastrophes dans les années 1960 comme un ensemble de modèles mathématiques applicables en biologie et en linguistique. Mais, en ces temps de défaite de la pensée, où seul compte le résultat, aussi insignifiant soit-il, sa démarche apparaît bien solitaire. Apologie du logos retourne l'anathème lancé par Heidegger - "la science ne pense pas" - en injonction : "la science ne cherche qu'à transformer le monde, alors qu'il s'agit de l'interpréter". Ce parti pris de l'intelligibilité des choses conduit à une recherche du sens dans les domaines les plus divers : de la danse aux régulations biologiques, du prolongement analytique à la tectonique des plaques et aux révolutions politiques, de l'ontologie aporétique à la critique de la méthode expérimentale. Recueil des principaux articles de René Thom écrits dans les années 1980, Apologie du logos rend parfaitement accessible la pensée de l'un de nos grands philosophes vivants.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.