Exil et intervention sociale. Face aux dominations croisées. Pratiques critiques, race, colonialité
Bathoum Rachid ; Rachédi Lilyane ; Benbih Rachid
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782336607283
L'intervention sociale n'est pas neutre. Elle se déploie dans des sociétés traversées par des héritages coloniaux, des hiérarchies raciales, des inégalités économiques croissantes et des politiques migratoires de plus en plus restrictives. Dans ce contexte, accompagner, orienter, évaluer ou protéger n'est jamais un geste purement technique : c'est un acte situé, inscrit dans des rapports de pouvoir. A partir de terrains menés en Belgique, en France, au Maroc et au Québec, cet ouvrage collectif interroge les pratiques professionnelles face aux dominations croisées. Il analyse les effets de tri, de contrôle et de normalisation produits par les dispositifs sociaux contemporains, mais aussi les marges de résistance qui s'y inventent. Colonialité du pouvoir, blanchité, racisme systémique, usages sociaux de l'islam : ces notions ne sont pas ici des abstractions théoriques. Elles éclairent les trajectoires des personnes exilées, racisées et précarisées, autant qu'elles traversent les institutions et les professionnel·les qui y travaillent. L'exil apparaît comme un révélateur puissant des contradictions de l'Etat social : lieu de rupture et de souffrance, il est aussi espace de dignité, de subjectivation politique et de luttes. Ce livre ne propose pas de recettes. Il appelle à repolitiser les pratiques, à nommer les rapports de domination qui les structurent et à construire des alliances critiques avec celles et ceux qui en sont les premiers concernés. Il s'adresse aux intervenant·es engagé·es, chercheur·es, étudiant·es, professionnel·les du travail social, formateur·rices et acteur·rices associatifs. ves qui refusent la neutralité comme horizon professionnel et pensent le travail social comme un espace de transformation.
Nombre de pages
210
Date de parution
25/06/2026
Poids
320g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336607283
Auteur
Bathoum Rachid ; Rachédi Lilyane ; Benbih Rachid
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260625
Nombre de pages
210,00 €
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Le racisme institutionnel n'est pas une abstraction. Il n'est pas inscrit dans nos lois, mais il structure silencieusement nos institutions. Il bloque l'accès à l'emploi, au logement, à l'éducation et à d'autres piliers essentiels d'une vie digne. Ces droits fondamentaux sont distribués de manière inégale, perpétuant des injustices systémiques. Ce racisme s'infiltre partout : dans l'école, la police, l'entreprise. Il est normalisé, souvent invisible, mais toujours destructeur. Ce livre met en lumière comment nos institutions, sous une façade de neutralité, maintiennent ces inégalités. Derrière chaque acte de discrimination se cache un système conçu pour privilégier certains tout en marginalisant d'autres. A travers des récits poignants, cet ouvrage dévoile des vies brisées, des opportunités volées, des générations "sacrifiées" . Il démontre avec lucidité comment nos institutions produisent et renforcent ces injustices. Mais il va plus loin : c'est un appel à déconstruire collectivement ces systèmes oppressifs et à exiger des politiques courageuses pour instaurer une véritable égalité.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...