La nature citadine au siècle des Lumières. Promenades urbaines et villégiature
Rabreau Daniel ; Pascalis Sandra ; Bradel Vincent
WILLIAM BLAKE
52,80 €
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EAN :9782841031535
Ce livre rassemble les actes d'un colloque international qui c'est tenu à Nancy (les 24 et 25 juin) clans le cadre des manifestations de l'année 2005 " Le temps des Lumières " qui fêtèrent le 250e anniversaire de la création de la place Stanislas, restauration exemplaire offerte aux piétons. Tout autant que ses monuments publics grandioses ou élégants, la ville du XVIIIe siècle nous a légué des espaces plantés, promenades et jardins publics, qui témoignent d'un nouvel art urbain. Créé au siècle précédent et d'abord limité à l'agrément des usagers clé carrosses dans un espace sub-urbain, le promenoir planté s'est ensuite très largement développé et diversifié grâce à la disparition des remparts. C'est à l'imaginaire de la nature citadine qu'est surtout consacré cet ouvrage, imaginaire qui sous-tend l'intention des commanditaires et des créateurs, comme celui des usagers. L'idée d'une politique des loisirs publics et d'une éducation civique des sueurs n'est pas la moindre interrogation de cette exploration de la nature citadine dans l'Europe (les Lumières. La première partie, intitulée "Nature et art urbain: embellissement et planification", est consacrée à la fois aux typologies de la promenade plantée, aux circonstances historiques et topographiques clé leur développement, à la programmation de leur usage et, plus généralement, à leur intégration dans le concept d'embellissement qui caractérise l'urbanisme du XVIIIe siècle. La campagne dans sa complémentarité, plus que clans son opposition au monde urbain, apparaît avec insistance dans la seconde partie, " Ville et villégiature: paysage et culture des loisirs ". A l'époque clé de Goldoni et de Jean-Jacques Rousseau, dans la retraite de l'ermitage ou avec la brillante société délocalisée temporairement pour se dépayser ou entretenir son quant-à-soi hygiéniste, c'est toute une mise en scène bien concrète de la nature qui marque le territoire de la villégiature. Le thème s'offre comme un indice majeur de bien-être et de développement urbain, comme une marque identitaire à l'échelle territoriale, observés depuis Naples jusqu'à Grenade, en passant par la Toscane, Montpellier ou Nantes. Dans les meilleurs cas, le plaisir citadin de la campagne stimule la double jouissance du paysage environnant, vu à partir de la ville, ou sur celle-ci identifiée clans l'approche paysagère de son site même on le vérifie ici dans la création clés villes thermales italiennes. La troisième partie, " De la connaissance de la nature aux mises en scène des usages et des rêves ", sonde les comportements et tente d'approcher cet imaginaire de l'ancien temps, à jamais perdu, mais qui doit nous guider clans la connaissance et la compréhension élu constat physique et documentaire du sujet tel qu'il nous apparaît, brut et le plus souvent défiguré quant il n'est pas anéanti aujourd'hui par deux siècles de croissance urbaine et de rage automobile. La réflexion et la sensibilité qu'offre la création artistique, comme la démonstration psychosociale de l'usage de la promenade et des jardins publics, entraîne l'exploration clés sciences et de leur vulgarisation, notamment au sujet de la botanique et de la nature végétale ; elle défie la catharsis à l'opéra aussi bien que dans la mode vestimentaire dont les objets s'inspirent directement de l'art du paysage en peinture.
Nombre de pages
289
Date de parution
21/01/2006
Poids
774g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782841031535
Titre
La nature citadine au siècle des Lumières. Promenades urbaines et villégiature
Auteur
Rabreau Daniel ; Pascalis Sandra ; Bradel Vincent
Editeur
WILLIAM BLAKE
Largeur
172
Poids
774
Date de parution
20060121
Nombre de pages
289,00 €
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La saline royale d'Arc-et-Senans est un des tout premiers monuments industriels de l'Ancien Régime. L'ampleur du parti, l'éclat artistique, le graphisme savant, le projet visionnaire: tout est exceptionnel dans cette manufacture, que son auteur rêvait d'entourer d'une ville idéale à la campagne. En renouvelant l'expression des formes, elle ennoblit une puissance financière redoutée, celle de la Ferme générale, chargée de collecter et de gérer, pour le roi, les ressources de l'impôt sur le sel, la gabelle. Mais, par le talent de son créateur, Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), et par la commande de Louis XV lui-même, elle est plus encore : un des symboles de la monarchie éclairée et des réformes que celle-ci promut pour enrayer la contestation dans la société des Lumières et répondre aux mutations économiques, sociales et philosophiques. Fermée à la fin du XIXe, la saline faillit périr au début du XXe siècle. Sa vie chaotique parmi les monuments historiques, jusqu'à la Ve République qui y crée un centre culturel, révèle à la fois la fascination qu'exerce son architecture, unique au monde, et la difficulté d'associer, aujourd'hui, un imaginaire historique à ses espaces.
Le Théâtre de l'Odéon s'élève sur une place en hémicycle aux façades d'immeubles uniformes. Cinq rues rayonnantes montent vers son portique à colonnade, trois autres isolent le monument qui forme bloc, tandis que ses façades latérales et arrière s'ornent d'arcades. Cette architecture savante et ce dispositif urbain, harmonieusement conçus par ses créateurs, les architectes Marie-joseph Peyre et Charles De Wailly, ennoblit un des quartiers de Paris parmi les mieux conservés et les plus vivants qui restent du XVIIIe siècle. Ce n'est que sous le Directoire que ce théâtre reçut son nom "à l'antique" d'Odéon. Destiné à reloger la Comédie française sous le règne de Louis XV, l'édifice est projeté entre 1767 et 1778, avant d'être mis en chantier tardivement et inauguré en 1782. Les deux architectes, soutenus par la ferme volonté du pouvoir royal, surent illustrer une nouvelle politique des loisirs et une nouvelle esthétique urbaine inspirées par la pensée des Lumières. Ce livre se veut une véritable exploration de l'architecture monumentale ancienne en restituant, à partir de documents graphiques et de témoignages écrits, la genèse de l'édifice et son symbolisme porteur d'une ambition artistique partagée entre le pouvoir et le public éclairé.
Fascinant pour les uns (la fortune critique ici rassemblée en témoigne), déroutant voire repoussant pour les autres, le Corésus et Callirhoé de Fragonard est une de ces peintures que l'on exhausse, sans doute avec raison, au rang de chef-d'oeuvre pour n'avoir jamais réussi à les circonscrire ni par le sens du goût ni par les moyens de l'esprit. Curieux et beau tableau né de nulle part ou bien du délire d'un Diderot trouvant ici le complice idéal de ses rêves d'instauration picturale, ce chef-d'oeuvre par lequel le peintre le plus aimé du XVIIIe siècle obtint son agrément académique et sa reconnaissance publique n'a rien des bluettes bigarrées qui ont fait la réputation de l'époque de la philosophie du sentiment: c'est un drame, un crime, une tragédie exaltant la suprême beauté de la ronde toxique du désir, de la haine et de la mort par les recherches fiévreuses d'un pinceau à la fois puissant, hésitant et cultivé. Une visite de ce laboratoire pictural de l'émotion et du doute s'imposait donc, et c'est à celle-ci qu'invitent les cinq études rassemblées ici, quitte à ce que le cher siècle des Lumières en ressorte un peu plus asphyxié par les irrationnelles exhalaisons de la spiritualité et du langage de l'art.
Actes du colloque international d´histoire de l´art de Bordeaux-Toulouse (Mai 1989).L'originalité thématique du colloque est de privilégier les études selon deux axes peu explorés jusqu'ici : d'une part, celui des rapports étroits qu'entretiennent les capitales provinciales avec Paris dans le domaine des arts et de la vie culturelle de l'époque des Lumières à la Révolution et, d'autre part, celui qui voit les préoccupations didactiques, pédagogiques et édilitaires des philosophes et des théoriciens, se concrétiser dans l'enseignement des arts, les publications, mais aussi les programmes iconographiques nouveaux. Tous les aspects de la création artistique sont abordés ici, dans les domaines variés de la peinture, de la sculpture, de l'architecture, de l'urbanisme, de l'art des jardins, du théâtre, de la musique. Le grand thème politique des arts au service de la société, adopté par les artistes, les pédagogues et les édiles de l'époque révolutionnaire trouve dans la diversité des contributions une justification évidente du titre : Le Progrès des Arts Réunis. Qu'elles soient l'occasion de synthèses nouvelles sur des sujets souvent mal connus (les Académies et l'enseignement des arts en province, par exemple), ou rarement abordés (l'influence des idées progressistes à l'étranger et le rôle des voyages d'artistes), qu'il s'agisse au contraire de communications sur des aspects monographiques d'oeuvres ou d'artistes méconnus, les études de ce recueil éclairent d'une manière totalement inédite la profusion des idées et des matières artistiques de la fin de l'Ancien Régime à l'Empire. Parmi ces dernières, l'ensemble consacré à l'architecture et, encore plus, à la sculpture, renouvelle bien des aspects de nos connaissances dans le domaine des arts, de l'iconographie et des symboles (iconographie progressiste en Espagne ou dans les jeunes Etats-Unis d'Amérique, par exemple).Le livre comporte six grandes parties : 1) Théories et débats : la leçon des images - 2) Les académies,
Depuis mon enfance, l'art m'accompagne. Dès la visite de la grotte de Lascaux en 1963, à l'âge de 7 ans, jusqu'à mes études à l'école de Beaux-Arts de Bordeaux puis durant ma carrière au Capc Musée d'art contemporain de Bordeaux et au musée des Beaux-Arts, l'art m'a fait grandir, m'a ouvert les yeux sur le monde, m'a fait découvrir sensiblement la littérature, la musique, la poésie, la danse, la philosophie... Je peux ainsi dire que l'art a sans cesse éclairé mon chemin. Pour moi, l'art fut une lumière. Ce livre n'est pas un livre d'historien, c'est un livre de passeur (de flambeau, peut-être l), le livre d'une vie avec l'art.