Ceux d'après " mêle les destins de plusieurs survivants des camps de la mort et de leurs enfants dans l4Autriche d'après-guerre. Au silence des aînés répond chez les plus jeunes un mal-être identitaire qui confine à la pathologie. Dani Morgenthau et Arieh Arthur Bein en sont des exemples patents. Le premier, dont le père a passé son enfance à se cacher dans un réduit et la mère a réchappé aux camps, vie en proie à une culpabilité insatiable et s'accuse régulièrement des forfaits commis par d'autres, qu'il s'agisse d'un vol à l'étalage ou d'un homicide. Arieh, le second, a développé une conscience de lui-même tout aussi fluctuante. Ignorant tout du lourd passé de son père -un survivant qui doit son salut à une erreur de personne lors d'une rafle au ghetto de Varsovie-, le fils possède l'étrange faculté de s'identifier à tout coupable au point de se métamorphoser physiquement. Dévorés de culpabilités fantasmées, et impuissants à enrayer les mécanismes de leur détresse, les deux hommes semblent étrangers à leur propre existence ; et ce n'est que lorsque leurs lignes de vie finiront par se croiser qu'ils pourront enfin entrevoir un salut possible. Un premier roman troublant et remarquable, sur cette seconde génération d'après l'holocauste, sur les rapports complexes qu'elle entretient aux aînés et à l'identité.
Nombre de pages
302
Date de parution
15/05/2009
Poids
296g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207259672
Titre
Ceux d'après
Auteur
Rabinovici Doron ; Strauss-Hiva Colette
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
296
Date de parution
20090515
Nombre de pages
302,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Susie Weksler n'a que 9 ans quand, avec une brutalité inouïe, les nazis font irruption dans son monde, à Vilnius "la Jérusalem du Nord" . Si les récits et les noms de Jorge Semprun, Simone Veil, Charlotte Delbo ou Primo Lévi résonnent familièrement à nos oreilles, beaucoup plus rares sont les récits émanant de témoins qui ont survécu enfants à l'enfer de la Shoah. Et c'est grâce à sa mère, qui a très vite l'intuition qu'il faut la faire passer pour une adulte, en la déguisant, avec la complicité d'autres femmes, grâce à son courage, son incroyable détermination à sauver sa fille, que Susie va survivre au ghetto, aux camps de Stutthof et Kaiserwald, aux terribles marches de la mort et, finalement, nous livrer l'un des plus incroyables témoignages d'un survivant de la "solution finale" . Schoschana Rabinovici est née Suzanne Weksler à Paris en 1932, mais grandit à Vilnius dans la petite bourgeoisie juive quand les nazis envahissent la Pologne. Survivante de la Shoah, elle s'installe à Vienne en 1964 et y publie son récit autobiographique
Stop dreaming - Résilience 2024 est bien plus qu'un recueil : c'est une expérience sensorielle où se mêlent promenades, poèmes, musique et photographies. Dans cet ouvrage, Isabelle Radinovic explore les nuances des origines multiculturelles, entre joies, défis et introspection. Chaque récit, imprégné d'émotions, évoque l'amour, la perte et la résilience, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur son propre parcours. Un voyage intime et universel, célébrant la force des liens familiaux et la puissance du partage.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...