Chaher, jeune fonctionnaire au ministère des "Biens de mainmorte", se voit confier une mission inhabituelle : rédiger un rapport sur une bibliothèque oubliée du Caire que l'État veut raser pour faire passer une nouvelle ligne de métro. Démarre alors son enquête, comme un jeu de piste, dans cette curieuse bâtisse labyrinthique embourbée à tous les niveaux dans un nuage d'énigmes liées à son histoire et surtout à la poignée de vieux intellectuels farfelus ou nihilistes qui la gardent précieusement. Un roman envoûtant porté par l'une des plumes les plus remarquables de la nouvelle génération.4e de couverture : Chaher, jeune fonctionnaire du ministère des "Biens de mainmorte", se voit confier une mission inhabituelle : rédiger pour la forme un rapport sur une bibliothèque oubliée du Caire que l'État veut raser pour faire passer une nouvelle ligne de métro. Il se décide pourtant à mener sérieusement son enquête et, peu à peu, tout un monde mystérieux et labyrinthique s'ouvre à lui dans cette bâtisse délabrée et poussiéreuse où les ouvrages sont entassés sans cotation ni indexation et où l'on trouve des traductions dans toutes les langues imaginables. Fasciné par l'étrange bibliothèque, il ne l'est pas moins par la poignée d'originaux qui la fréquentent, comme Ali, célèbre traducteur ayant perdu toute foi en son métier, ou "Jean le copiste", homme mutique ayant passé sa vie à photographier des livres page après page et, surtout, Sayyid, vieil intellectuel nihiliste, cynique et truculent, qui connaît la bibliothèque comme sa poche mais n'est pas prompt à divulguer ses secrets.Dans ce roman surprenant, Mohammad Rabie tisse d'une main de maître une double trame narrative. Entre la voix de Chaher et celle de Sayyid, son récit dévoile des franges de marginalité, loin de l'étau suffocant de la bureaucratie, et des strates de rêves et de légendes sous l'épiderme racorni de la ville.Notes Biographiques : Mohammad Rabie est né au Caire en 1978. Ingénieur de formation, il est l'auteur de trois romans dont La Bibliothèque enchantée paru chez Sindbad/Actes Sud en 2019. Il a obtenu pour La Bibliothèque enchantée le premier prix littéraire du Sawiris Cultural Award en Égypte en 2011. Trois saisons en enfer, déjà traduit en anglais, a été sélectionné en 2016 dans la short list de l'International Prize for Arabic literature.
Résumé : 2025. La ville du Caire est à moitié occupée par les forces armées de la République des Chevaliers de Malte, mais la résistance s'organise dans l'autre moitié sous l'égide d'un certain nombre d'officiers de police, dont Ahmad Otared, le héros du roman, qui se sont mobilisés pour racheter les crimes qu'ils avaient commis contre la population durant le soulèvement de 2011. Otared est certainement la "destopie" la plus désespérée. Elle nous dit que l'Enfer est sur terre, dans une langue crue et des images apocalyptiques du Caire qu'on croyait connaître.
La protection du Trésor dans les systèmes des procédures collectives marocain et OHADA est respectivement encadrée par la loi n° 73-17 et l'AUPC. Si la formulation des textes de lois précités est idéale, la pratique est autre. Cette plongée au coeur de la condition du Trésor dans ce cadre permet de confirmer le constat à l'origine de cette étude, à savoir d'une protection défectueuse. Le bilan général que l'on tire de l'approche critique est qu'après le placement de l'entreprise en procédure collective, la condition de l'Administration fiscale est affaiblie sur tous les fronts. Quelle que soit la procédure collective appliquée, et abstraction faite des dérogations ou des tempéraments consacrés par les deux régimes juridiques, le Trésor reste, dans une certaine mesure, un créancier mal protégé. Sa condition juridique dans ce cadre est calquée sur celles des autres créanciers. Il est soumis au traitement collectif. Ainsi, si liquidation judiciaire il y a, le paiement du Trésor est faible, si ce n'est pas inexistant. A la faiblesse du paiement des créances fiscales s'ajoute la disparition des entités économiques. Disparition qui met fin à la naissance des créances d'impôts. La relation légale qui lie le Trésor au contribuable se retrouve rompue une fois pour toutes. A ce titre, tout l'enjeu est de miser sur les procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire des entités économiques en difficulté. Reste qu'en pratique, le taux d'entreprises qui sont éligibles au redressement judiciaire est réduit. Et si elles le sont, ces entreprises voient leurs plans de redressement échouer après un certain temps. Indispensable, une recherche axée sur la redéfinition de la protection du Trésor ne pouvait être abordée qu'avec une grande prudence. Le droit des procédures collectives est un droit d'équilibre par excellence. Pour ce faire, deux voies sont proposées : l'intervention réfléchie du législateur et l'option pour des solutions jurisprudentielles, à la fois motivées et courageuses.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
En ce jour d'août 1982, les troupes israéliennes assiègent Beyrouth et la résistance palestinienne se résout à un nouvel exil. Prisonnier entre les murs de son appartement, dans la ville bombardée, Mahmoud Darwich tente douloureusement de rallier le territoire impossible de la mémoire. Pour dire la complexité du réel, les angoisses de l'enfermement, la folie de la guerre et l'au- delà des souvenirs et des espoirs, l'écrivain compose un récit mêlant dialogues imaginaires, textes du patrimoine arabe classique et poèmes. Chronique amoureuse d'une ville où la violence mortelle a effacé les frontières supposées du corps et de l'esprit, de l'amour et du politique, "Une mémoire pour l'oubli" recueille les fragments d'un passé éclaté et témoigne de l'inévitable travail du deuil et de l'oubli.