Pour un lecture linguistique et critique des médias. Empathie, éthique, point(s) de vue
Rabatel Alain
LAMBERT-LUCAS
45,00 €
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EAN :9782359351941
Cet ouvrage propose une lecture linguistique "engagée niais non enragée" (Hannah Arendt) des médias, à la lumière des idéaux démocratiques qu'ils devraient servir. Il s'appuie sur l'analyse des points de vue, afin de rendre compte de la subjectivité des discours, y compris lorsqu'ils semblent le plus objectifs. Il analyse leur confrontation dans un cadre polyphonique, dialogique et empathique, afin de dégager les stratégies par lesquelles les médias entrent (ou non) en dialogue avec les sources et les acteurs des événements, mesurent la relativité des opinions, des faits et des savoirs, aident à penser la complexité et le bien commun. sans verser dans le relativisme. Il revient sur la dimension éthique des discours des médias, au-delà du respect de la déontologie. Enfin, il propose une étude renouvelée des postures des journalistes ainsi que des phénomènes de prise en charge et de responsabilité énonciatives. De nombreuses études de cas — interviews, enquêtes, reportages, portraits, hyperstructures — analysent les mécanismes et effets du rewriting des dépêches d'agence, du fact-checkíng, de l'implicite, du persiflage, des caricatures, des phénomènes d'invisibilité et de naturalisation. Elles renouvellent les problématiques touchant aux relations entre médias et critique des méchas, à la place des émotions clans les représentations, aux nouvelles formes de citation, de montage et à leur fonction de preuve.
Nombre de pages
517
Date de parution
05/05/2017
Poids
655g
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EAN
9782359351941
Titre
Pour un lecture linguistique et critique des médias. Empathie, éthique, point(s) de vue
Auteur
Rabatel Alain
Editeur
LAMBERT-LUCAS
Largeur
0
Poids
655
Date de parution
20170505
Nombre de pages
517,00 €
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Plutôt que d'appréhender les figures dans le cadre typologique classique des traités de rhétorique. le présent ouvrage propose une approche nouvelle de la figuration fondée sur une conception positive. textuelle. des notions d'écart et de saillante. Partant de la confrontation dialogique des points de vue pour mettre l'accent sur les objets-de-discours et les effets-de-figure qui appellent de la part de chacun une interprétation connivente de la figuration. l'auteur en décrit les fonctions représentationnelles iconiques et cognitives d'où découlent d'autres fonctions encore. symboliques et argumentatives. L'ouvrage revisite des figures de pensée (ironie, humour. hyperbole) et des figures de mots (lapsus contrepèteries. à-peu-près, syllepses et antanaclases, antimétaboles, paradoxes, répétitions, créations néologiques) avant de s'ouvrir à des inédits de la problématique figurale tels que formules, reformulations et exemplifications en chaîne dont il dégage le rôle dans l'organisation des textes et des figures d'auteur (notions d'idiolecte, de style, d'échos). Outre les textes médiatiques, satiriques, parodiques, poétiques et religieux où les figures abondent, le corpus comprend de nombreux genres moins connus sous cet angle tels que lapsus de courriels, devinettes, listes, litanies, etc.
Homo narrans, c'est le sujet humain anthropologiquement saisi comme conteur d'histoires, l'Homme aux mille points de vue, aux mille voix. A l'analyse-immanentiste du récit qui prévaut généralement en narratologie, l'ouvrage propose de substituer une approche énonciative et interactionnelle. Le Tome I, Les Points de vue et la logique de la narration, est centré sur la problématique énonciative et interactionnelle des points de vue. Il distingue ces derniers selon leur source énonciative, leurs marques linguistiques et leurs effets textuels. Ce cadre, confronté à de grands textes (la Bible, les contes de Maupassant, Les Lauriers sont coupés, etc.), met en lumière des enjeux interprétatifs de premier ordre. Dans le Tome II, Dialogisme et polyphonie dans le récit, l'analyse énonciative des points de vue permet de définir le discours rapporté comme un discours représenté - comme la représentation des espaces mentaux par l'énonciateur citant. L'analyse des formes complexes de cette représentation (corpus d'A. Ernaux, R. Camus, J. Semprun, L. Calaferte, L. Salvayre. etc.) montre les relations dialogiques, d'ordre cognitif notamment, que l'énonciateur entretient avec lui-même et avec les autres.
Ce petit livre articule interprétation littéraire, activités d'écriture et expérimentation linguistique, en privilégiant une approche centrée sur l'étude de la dimension argumentative indirecte de certaines pratiques narratives. La démarche s'appuie sur l'étude de textes littéraires variés, dégage des outils pour l'écriture d'imitation et d'invention et les met en oeuvre dans des productions diversifiées, qui font elles-mêmes l'objet d'une analyse pragmatique, mettant en relation marques linguistiques ou rhétoriques mises à contribution et effets produits sur le lecteur. Ces activités de lecture et d'écriture se répartissent en modules indépendants, de difficulté croissante, consacrés à des notions linguistiques et discursives: point de vue, construction des chaînes référentielles, stéréotypie, valeurs énonciatives des connecteurs logiques, etc. Par le soin accordé aux explications comme par la précision des analyses en réception et en production, l'ouvrage est susceptible d'intéresser les spécialistes de l'argumentation, du récit, de l'énonciation et de l'écriture, ou les formateurs d'enseignants (formation initiale ou continue). Il offre également des activités concrètes qui peuvent aisément être exploitées (ou transposées) en collège et en lycée, en combinant les plaisirs des jeux avec la langue, de l'inventivité et de la réflexivité.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.