Politique Beurk Beurk. Gauche et quartiers populaires : conflits, esquives, transmissions
Rabaté Ulysse ; Marzouki Nadia
CROQUANT
12,00 €
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EAN :9782365122931
C'est pas contre vous hein, c'est juste que la politique... Beurk" Qu'est devenue la politique pour que cette mise à distance apparaisse à ce point inévitable ? Comment le terme "apolitique" s'est-il trouvé brandi et revendiqué comme la garantie positive d'une forme de pureté ? Face à ce phénomène, la gauche est tétanisée : elle qui voyait hier "la politique partout" a soudain décrété qu'elle n'en voyait nulle part ! Les banlieues rouges et leurs quartiers populaires sont un lieu témoin de cette déploration. Ils ont été investis par un mythe de la politique issu du XXe siècle, symboles de l'extraction populaire de la gauche et de sa légitimité. Puis ces territoires ont été désignés comme des déserts politiques, lieux hantés par les vieux rêves de la vie collective. Tout ce qui en émergeait politiquement a été disqualifié : la gauche, comme aveuglée, a eu un rôle singulier dans ce processus de non-reconnaissance. Cette expérience, je l'ai vécue à Corbeil-Essonnes, où le milliardaire Serge Dassault a renversé la micro-société du communisme municipal en construisant un système qui exploitait en premier lieu la rupture entre la gauche et les quartiers populaires. Mon combat contre la corruption a été un chemin initiatique : la démystification de l'ordre symbolique de la gauche qui me structurait a fait apparaître des formes nouvelles d'engagement. J'ai voulu reconstituer les histoires individuelles et collectives de ce paradoxe, les liens plus ou moins rompus, les continuités qui se cachent derrière les ruptures. Et si contre toute attente, la politique s'était peu à peu réinventée comme une culture populaire ?
Nombre de pages
159
Date de parution
14/04/2021
Poids
212g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365122931
Titre
Politique Beurk Beurk. Gauche et quartiers populaires : conflits, esquives, transmissions
Auteur
Rabaté Ulysse ; Marzouki Nadia
Editeur
CROQUANT
Largeur
140
Poids
212
Date de parution
20210414
Nombre de pages
159,00 €
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Résumé : Dans les quartiers populaires en France, le rapport à la politique se confond avec le rapport à la gauche, cette dernière fonctionnant à la fois comme un repère et comme un contre-repère pour celles et ceux qui adoptent des conduites engagées. L'auteur veut à travers ce livre penser en relation l'effondrement d'un socle de valeur dominant (le socle de gauche) et le déploiement de pratiques sociales revendiquant sous des formes diverses une participation au jeu politique. Sans considérer que le plein est d'un côté, et le vide de l'autre. Ce positionnement interroge autant le militant que le sociologue.
Résumé : "Lorsqu'en 1995, je me lance dans le combat politique contre le milliardaire Serge Dassault qui vient d'être élu maire de Corbeil-Essonnes, je ne me doute pas que je serai au coeur d'un feuilleton politico-judiciaire inédit sous la Ve République. Cette banlieue parisienne dont je connais chaque rue est devenue, au tournant des années 2000, le laboratoire d'un système complexe nourri par le rêve de toucher, du simple billet aux sommes les plus folles. J'ai décidé de révéler ce système de l'intérieur, de ses premiers pas et succès jusqu'à son emballement". Bruno Piriou vous emmène ainsi au coeur du système Dassault, des plus hautes sphères du pouvoir aux "petites mains" des cités. Son témoignage unique est celui d'un combat politique, "des communistes au milliardaire", devenu inévitablement judiciaire lorsqu'il dépose un recours pour achat de voix. Ce livre fourmille de détails et d'anecdotes hallucinantes, le plus souvent glaçantes, sur les conséquences du clientélisme. Plus fort que la description d'une situation isolée, il permet de comprendre comment la République est, dans de nombreux lieux, mise en échec par la force de l'argent.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.
Chaque jour, Edmond et Emile, deux petits vieux, s'installent au bord de la rivière pour pêcher. Le temps s'écoule paisiblement entre les chats, les jeux télévisés et les souvenirs. Mais "ce n'est pas parce qu'on a passé l'âge de la gaudriole épicée qu'il faut faire maigre jusqu'au trou"... Un album drôle et sensible, ode à la liberté et au plaisir. Meilleur Album 2006 selon le magazine Le Point et Grand Prix de la critique bandes dessinées 2007.
Résumé : Nous en sommes là : avec une extrême droite aux portes du pouvoir et qui a failli l'emporter. Qui gagnera si on n'engage pas tous les moyens pour l'empêcher. Or cette extrême droite est féroce : elle n'a rien abandonné de son racisme ni de sa violence, malgré ses tentatives pour se respectabiliser. Ce livre examine son programme et ses stratégies, la machine médiatique qui lui sert de marchepied et le pouvoir en place qui ne cesse de la favoriser en imitant son projet. Mais l'analyse ne suffit pas : battre l'extrême droite exige non seulement de comprendre ce qu'elle est, avec ses mensonges, ses faux-semblants et ses mesures de régression sociale, mais aussi de proposer une alternative véritable, qui aide à se fédérer. D'urgence : remettre la honte au racisme, miser sur la solidarité et considérer nos vies à égale dignité.
Cet ouvrage rassemble les témoignages inédits de cinq hommes et cinq femmes impliqués dans des organisations de la gauche extra-parlementaire italienne des années 1960-1980 (Potere Operaio, Brigades Rouges, Autonomie ouvrière, Lotta Continua, Prima Linea), c'est-à-dire depuis l'origine du mouvement social jusqu'aux démantèlements des groupes clandestins, facilités par les dispositions juridiques et les possibilités d'exil offertes en France par la " doctrine Mitterrand ". Parmi ces témoignages inédits, figurent ceux de Toni NEGRI et de Sergio SEGIO. A partir de ces récits biographiques, issus d'une enquête de sociologie menée auprès de 33 personnes entre février 2016 et février 2020, l'ouvrage fait ressortir les raisons et explications favorisant l'engagement illégal ou clandestin dans un contexte de forte tension et de violence politique y compris de la part de l'Etat contre l'extrême gauche. Ce livre s'inscrit dans une approche de sociologie " compréhensive ". Il n'a pour vocation ni de condamner ni de faire l'apologie des positions ou des actions entreprises par les groupes considérés et les activistes interviewés. L'objectif est de reconstruire un sens à partir de la parole des acteurs dont on cherche à saisir les ressorts de la trajectoire. Offrant une lecture vivante, l'ouvrage s'adresse au grand public. En lui faisant entendre des voix restées jusqu'ici peu audibles, il lui livre non seulement des données utiles à une meilleure compréhension partagée de la période historique évoquée mais aussi des éléments qui éclairent, à bien des égards, l'époque actuelle.
Dans l'espace politique français, l'Union européenne est partout. Elle planifie la libéralisation des services publics. Elle organise le libre-échange qui pousse aux délocalisations et interdit de taxer significativement les détenteurs de capitaux. Elle impose l'austérité budgétaire et monétaire tout en laissant libre cours à la concurrence fiscale. Incapable de répondre aux enjeux du siècle, et notamment de conduire la transition écologique, elle obéit aux lobbies et dépossède les peuples de leur souveraineté démocratique. Pourtant, dans le débat politique, elle est reléguée au second plan, quand son rôle n'est pas tout simplement effacé. La question européenne est pourtant essentielle. Elle hante la gauche partout en Europe. Certains défendent la réécriture à plusieurs du droit communautaire, le changement de l'intérieur. D'autres, à l'inverse, défendent la sortie de l'Union européenne, tout au moins de l'euro, et la présentent parfois comme la solution à elle seule à tous nos maux. Ce livre, dont l'orientation eurocritique est pleinement assumée, entend parler sérieusement de l'Union européenne. Il montre que le statu quo est impossible. Il examine, dans une perspective de gauche, les différentes stratégies envisageables (sortie, réforme, rupture partielle, crise permanente) sans en défendre une en particulier, mais en décrivant pour chacune d'elles les conditions nécessaires à sa réalisation, les difficultés - le cas échéant les impossibilités - et les perspectives qu'elle ouvre. A l'heure du Brexit, d'une crise politique européenne qui n'en finit pas, et à l'approche des élections européennes de 2019, ce livre constitue un outil indispensable.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.