Née à Buenos Aires, Marilù Marini, danseuse et actrice, est, au détour des sixties, une haute figure de l'âge d'or du pop argentin. Arrivée en France en 1975, à la veille de la dictature militaire argentine, elle devient l'icône des spectacles d'Alfredo Arias et du groupe TSE. D'autres aventures théâtrales lui donneront l'occasion de grandes interprétations notamment des oeuvres de Jean Genet, Samuel Beckett, ou de son compatriote Copi. Son pays est le théâtre. Elle l'habite avec une force raffinée, une capacité de métamorphose unique, un goût pour l'humour. Ce livre fait le pont entre l'Argentine et la France, entre l'espagnol et le français qu'il lui a fallu apprivoiser. "Long chemin, tant la langue est un corps", dit-elle.
Nombre de pages
160
Date de parution
21/04/2017
Poids
200g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846815109
Titre
Marilu Marini. Chroniques franco-argentines
Auteur
Quirot Odile
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
200
Date de parution
20170421
Nombre de pages
160,00 €
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Alain Françon est metteur en scène de théâtre depuis plus de quarante ans. Odile Quirot raconte ce parcours riche et passionnant. Accompagné d'extraits de carnets de mises en scène et de photographies, cet ouvrage met en perspective les méthodes de travail de cet homme de théâtre. On y découvre sa recherche d'un lien organique avec l'écriture, dont celle de ses contemporains, son attachement très fort au récit, son vif intérêt pour la peinture et la philosophie, qui nourrissent son travail. C'est aussi son rapport aux acteurs et à la mise en scène qui sont ici mis en lumière : les répétitions, la direction, la construction des personnages et d'une choralité de jeu. Ses multiples expériences de directeur de théâtre et de créateur de compagnies sont évoquées, dévoilant un chemin artistique fait d'engagements, de curiosités et, par-dessus tout, la création d'une communauté de travail.
Au fil de sa longue histoire, Royal de Luxe - la compagnie est née 1979 - a investi des gares, des vitrines, des places de village, une rue, un arbre, une rivière, un cargo, des villes entières, et construit ses propres gradins pour certains de ses spectacles. Il lui faut le ciel et le théâtre, alliés en une joyeuse hybridation avec la sculpture, la magie, la musique, la parade, le cinéma, le happening, la prouesse technique. [...] A son public, Royal de Luxe offre la joie de la création en direct, du partage, de l'humour, de la prouesse, de l'émerveillement, et de grandes histoires simples longuement mûries, qu'on lira en ouvrant ce livre" - Odile Quirot.
J'ai longtemps cru que mon frère Laurent Terzieff déjouerait la mort, et puis un jour, après le décès de notre soeur aînée, j'ai compris que lui aussi s'en irait. Après la disparition de Pascale, sa complice, il accepta sa mort au point d'aller au-devant d'elle. Ce récit volontairement achronique de ses six dernières années pendant lesquelles je l'ai accompagné entrecroise des souvenirs plus anciens, des moments de bonheur autant que des zones sombres. Laurent qui gardait en lui ces vers du poète Milosz : "Il faut vivre, vivre, rien que vivre..." Personne ne fut plus soucieux que Laurent de donner sens à sa vie, de la sculpter comme une oeuvre en soi et de transcender l'ordinaire des hommes. Lui qui, ces derniers mois, tout en travaillant, révisait sa vie en se préparant à la quitter. J'ai regroupé dans son Répertoire des pièces, ses réflexions sur chacune d'elles. On y découvre un Laurent toujours attentif à faire connaître à son public des auteurs contemporains, ceux qu'il considérait comme les auteurs de demain : Schisgal, Saunders, Albee, Mrozek... Laurent se voulait modestement un simple passeur, mais il fut aussi pourvoyeur de texte, metteur en scène et acteur. Si comme il le disait, les êtres sont ce qu'ils font, il fut pour moi le théâtre incarné. Sa dernière intervention en public se termina par ces paroles : "J'ai bon espoir pour le Théâtre."
Le Coeur d'Ester. Au xixe siècle fut retrouvé dans la campagne anglaise un mystérieux manuscrit composé d'extraits d'un journal intime et de poèmes d'amour écrits par une certaine Ester. Elle y décrit comment, à force de s'abandonner corps et âme aux autres, elle disparaît peu à peu. Alberto Cortés met en miroir l'abandon à l'être aimé et son propre abandon face au public : il dessine les contours de cette relation définie par le fait de regarder et d'être regardé, et en conclut qu'à force d'être regardé, on finit par disparaître. Les Garçons de la plage Adoro. Sur la plage Adoro, deux corps d'hommes, l'un portugais, l'autre espagnol, s'unissent pour se fondre l'un dans l'autre dans l'intimité des recoins naturels offerts par les lieux de cruising. Ils s'unissent pour se reconnaître, ont des relations sexuelles pour tenter d'effacer par cet acte intime toutes les dettes qui demeurent entre deux pays qui se tournent le dos. Ils imaginent d'autres façons d'envisager le sexe entre hommes, peut-être par nécessité d'en faire une action curative.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?