Genève Agglo 2030. Un projet pour dépasser les frontières, édition bilingue français-allemand
Quincerot Richard ; Tranda-Pittion Michèle ; Loets
PARENTHESES
22,00 €
Epuisé
EAN :9782863642528
Genève est la plus petite "ville-monde" de la planète. Sa taille (moins d'un million d'habitants) est sans commune mesure avec sa position internationale, son rayonnement mondial et sa capacité historique à attirer des activités d'exception (ONU, Croix-Rouge, banques, multinationales...). Si attractivité n'est pas son souci, Genève souffre de la petitesse de son territoire et de l'ignorance de ses marges, le canton de Vaud et les départements français limitrophes. Au milieu des années 2000, les partenariats transfrontaliers se mobilisent pour faire craquer les frontières. La coopération débouche, en 2007, sur un projet d'agglomération "franco-valdo-genevois". Cet ouvrage résume l'histoire de la démarche et de son déploiement, véritable révolution dans les pratiques et les mentalités. Le projet pour un grand territoire est l'outil et le levier de la solidarité transfrontalière. L'innovation de l'emboîtement des échelles entre projet urbain et métropolitain est un apport inédit à la discipline du projet territorial. Elle permet de forger le lien social et économique dans un espace urbain compact, respectueux des hommes dans un environnement et des paysages préservés.
Nombre de pages
220
Date de parution
04/11/2010
Poids
650g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782863642528
Titre
GENEVE AGGLO 2030 - PROJET POUR DEPASSER LES FRONTIERES
Auteur
Quincerot Richard ; Tranda-Pittion Michèle ; Loets
Editeur
PARENTHESES
Largeur
165
Poids
650
Date de parution
20101104
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dewarrat Jean-Pierre ; Quincerot Richard ; Weil Ma
Comment s'occuper des paysages autrement qu'en les " protégeant " ? Des interventions d'aménagement dans de petites localités de Suisse romande témoignent de la possibilité et de la fécondité d'une autre voie, celle du " projet ". L'enjeu est énorme. La logique de la protection, adaptée aux paysages exceptionnels, est inopérante pour les paysages ordinaires, qui sont pourtant l'écrasante majorité. Techniquement simple, mais socialement complexe, la logique du projet procède autrement. Pour elle, le paysage n'est pas un objet de science, mais une représentation collective à construire avec les populations concernées. La démarche opère par " bricolage " d'histoires et de lieux d'ancrage banals - chemins creux, bornes, toponymes, édifices, etc. - assemblés dans un " récit commun " dévoilant le territoire et mettant en continuité un passé pluriséculaire avec les questions du jour. Réflexion théorique et professionnelle, l'ouvrage apporte un témoignage rare sur des pratiques courantes d'aménagement local, ces gestes toujours recommencés d'appropriation collective qui constituent un territoire en " paysage ", une population en " collectivité " et cette collectivité en " auteur " de son propre destin.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?