Stratégies d'influence et guerres de l'information. Propagande et diplomatie publique des Etats-Unis
Quessard Maud ; Ricard Serge
PU RENNES
30,00 €
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EAN :9782753577237
Quel rôle les États-Unis ont-ils joué dans les guerres de l'information depuis la guerre froide ? Quelles stratégies d'influence ont-ils mises en oeuvre pour favoriser leurs objectifs de politique étrangère ? Cet ouvrage apporte un éclairage inédit sur le rôle de la diplomatie publique au sein de la fabrique de la politique étrangère américaine. Outre la description de son fonctionnement institutionnel à Washington, il propose une analyse de l'évolution des stratégies mises en oeuvre dans les "zones critiques" à l'Ouest et à l'Est dans l'Europe de la guerre froide. Au-delà du "siècle américain", Maud Quessard analyse la transition vers une nouvelle ère, un monde "post-américain". Elle aborde l'impact des attentats du 11 septembre qui remet en cause le rapport au monde des Etats-Unis et annonce, sous les administrations Bush puis Obama, une "nouvelle diplomatie publique" associant le secteur privé, la société civile et les grandes entreprises. A l'ère numérique, elle aborde les enjeux et les difficultés de s'adapter aux menaces protéiformes du XXIe siècle et à s'inscrire durablement dans des stratégies de smart power, subtil dosage de hard. et soft power. Avec une préface de Serge Ricard.
Nombre de pages
373
Date de parution
13/06/2019
Poids
702g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753577237
Titre
Stratégies d'influence et guerres de l'information. Propagande et diplomatie publique des Etats-Unis
Auteur
Quessard Maud ; Ricard Serge
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
702
Date de parution
20190613
Nombre de pages
373,00 €
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Jamais peut-être les moyens de la puissance américaine n'ont été aussi massifs ; jamais peut-être sa capacité à les faire accepter comme ordre n'a paru si incertaine." Aux ambitions universalistes et à la promesse d'un avenir désirable que les États-Unis prétendaient porter pour le monde après la guerre froide, succèdent des logiques plus transactionnelles et conflictuelles. Les alliances deviennent conditionnelles, les outils économiques sont transformés en instruments de pression, les plateformes numériques deviennent des acteurs géopolitiques à part entière et les guerres de l'information font rage dans la compétition internationale. Et si le second mandat de Donald Trump n'incarnait pas seulement un populisme outrancier, mais l'accélérateur d'un basculement civilisationnel américain ? Mêlant histoire, géopolitique, culture, et analyse des stratégies d'influence, La Puissance sans principe retrace la généalogie du nouvel empire américain. Les empires d'aujourd'hui (États-Unis, Chine et Russie) ne dominent plus seule ment des territoires, ils cherchent à imposer leur propre récit du monde. Et c'est peut-être là que se jouera l'avenir de l'Europe et des pays du Sud : dans la capacité à produire ensemble des idées suffisamment fortes, des visions assez désirables et des imaginairesrassembleurs pour leur résister. Maud Quessard est spécialiste de politique étrangère. Elle dirige le domaine Euratlantique à l'Institut de Recherche Stratégique de l'École Militaire (IRSEM). Elle a publié Guerres de l'information et stratégies d'influence. Propagande et diplomatie publique des États-Unis depuis la guerre froide (Presses universitaires de Rennes, 2019) et, avec Céline Marangé, Les Guerres de l'information à l'ère numérique (PUF, 2021).
Nouvelles pratiques d'influence et de désinformation des ÉtatsEn transformant et en décuplant les capacités de communication, la révolution numérique a bouleversé les rapports que les États entretiennent entre eux et avec leur société. Si les partisans de la mondialisation ont d'abord cru que les outils numériques contribueraient à la diffusion du modèle libéral, force est de constater que l'information crée des vulnérabilités nouvelles qui peuvent compromettre le fonctionnement de la démocratie. Au xxie siècle plus qu'auparavant, la puissance des États se fonde sur le contrôle de l'information et sur leur capacité à influencer des audiences extérieures et à diffuser leur interprétation du monde. L'étude des guerres de l'information à l'ère numérique permet de comprendre comment différents États, démocratiques ou autoritaires, se servent de l'information pour accroître leur influence et redessiner les équilibres de pouvoir sur la scène internationale. De la présentation de la dimension technique des manipulations de l'information à l'exploration des doctrines et des pratiques de dix pays suivant une grille d'analyse commune, cet ouvrage propose une approche globale et des comparaisons inédites avant de s'interroger sur les effets de la désinformation et les possibilités de régulation par le droit.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.