Dominique Quessada est un homme qui aime les femmes. Il leur consacre aujourd'hui un petit livre intitulé Le Nombril des femmes, un recueil de pensées et de réflexions sur la femme et les femmes du monde entier. Si Dominique Quessada livre quelques constatations brutes comme «Chaque année en Inde on tue 5 000 femmes : leur belle famille a estimé que leur dote était insuffisante», il se plait surtout à parler de la féminité, ce mystère qui n'a jamais cessé de fasciner les hommes... L'auteur esquisse ainsi, parfois avec poésie, des portraits de femmes dont on dirait qu'elles ont été prises en flagrant délit de féminité. Il est question de leur corps, de leur esprit, de leurs plaisirs, de leurs déplaisirs, bref de tout ce qui fait qu'une femme est différente d'un homme. «Ce corps des femmes est à la fois leur fierté et leur désolation» écrit-il ou encore «Les femmes ont une mémoire. Cette mémoire qu'ont les femmes est (...) l'un de leur tourment car elles la comparent sans cesse avec la vôtre, pauvre et défaillante et sélective». Bien sûr, Dominique Quessada ne passe pas non plus sous silence les rapports des femmes avec les hommes, des rapports à la fois magiques et douloureux. «Le désir des femmes fait souvent peur aux hommes. En fait presque toujours». «Dans des parcs, dans des rues, dans les discothèques, dans des chambres, dans des ascenseurs, dans des hôpitaux, dans des voitures, les femmes embrassent des hommes, parfois en prenant leur visage entre leurs mains».Assurément, suivant leur sexe, les lecteurs ne réagiront pas de la même façon devant ce livre. Les femmes liront ce qu'un homme dit d'elles et penseront parfois qu'il dit vrai et parfois qu'il se trompe. Les hommes y trouveront sans doute des réponses et partageront le plaisir que l'auteur a visiblement éprouver à traiter ce sujet... Mais on peut regretter que de cette exploration du monde féminin, les hommes, au fond, ne sortent souvent pas très glorieux. On se prend alors à souhaiter qu'une femme de lettres, à son tour, leur offre un livre. --Ariane Charton-- -- Urbuz.com
Nombre de pages
107
Date de parution
21/04/2001
Poids
130g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782020497213
Titre
Le nombril des femmes
ISBN
2020497212
Auteur
Quessada Dominique
Editeur
SEUIL
Largeur
129
Poids
130
Date de parution
20010421
Nombre de pages
107,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce livre dévoile un meurtre, mais ce n'est pas un roman policier (Le corps est introuvable, on serait bien en peine d'identifier un coupable et, par ailleurs, même si les mobiles du crime abondent, il est fort possible que nous soyons en présence d'un cas de mort naturelle)." Ainsi s'ouvre Court traité d'altéricide, une exploration philosophique entre essai subjectivement intuitif et traité rigoureusement spéculatif. Dominique Quessada y constate un phénomène contemporain inéluctable, ta disparition de l'Autre, liquidation qui inaugure l'an-altérité: un état paradoxal d'être sans Autre. "Votre concept d'altéricide, et c'est ce qui en fait tout l'intérêt, est donc une généralisation du déicide comme on disait autrefois. (..) Avec la mort du Dieu de l'être, quelque chose qui était nécessaire à la compréhension de soi de l'homme classique est aboli." (Peter Sloterdijk). Biographie de l'auteur Dominique Quessada est philosophe. Il a précédemment publié, aux Éditions Verticales, La Société de consommation de soi (1999) et L'Esclavemaitre (2002).
Nous sommes entrés dans l'âge de l'inséparation. Un mouvement de fond nous a fait passer d'un univers humaniste composé d'entités séparables à un réel inséparé où tous les phénomènes devenus globalisés sont liés, en interrelation et en co-dépendance. Des smartphones au multiculturalisme, des défis de l'écologie à la politique de réinvention des frontières, du politically correct au posthumanisme, notre monde élabore une nouvelle condition d'existence, dont la figure de l'Autre a disparu. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Là n'est pas la question. Cela est. Ce monde enfanté par l'inséparation, la politique, les sciences, les arts et les techniques en ont produit l'architecture - une architecture sans coupure ni soudure. De ce monde ayant aboli la séparation, voici le plan, le code et l'histoire.
Le monde du numérique est le monde du bruit. Dans la jungle de silicium où se déroulent les vies d'aujourd'hui, c'est celui qui crie le plus fort qui l'emporte. Il existe un nom pour désigner ce bruit triomphant : le buzz. Le buzz, c'est le parasite de la toile - la vibration sonore excédentaire qui accompagne désormais les ascensions et les chutes de nos existences virtuelles. Mais si c'était aussi autre chose ? Et si le parasite brouillant les communications numériques était le signe d'une force nouvelle à l'oeuvre – d'une intelligence dont nous serions devenus les agents ? Et si le bruit numérique était le bruit qui signalait la présence latente d'une sorte de créature inouïe, tout entière composée de ce silicium qui forme l'écologie du numérique ? Dans cette enquête brillante au coeur de la machinerie du contemporain, Dominique Quessada pose la question de l'intelligence vraiment artificielle - et de l'urgence de nous interroger sur les moyens de cohabiter avec elle. L'intelligence alien du numérique peut tout changer, jusqu'à notre cerveau. Comment allons-nous y résister ? Quelle coexistence allons-nous inventer avec elle ? Il en va de l'avenir de notre espèce – et de notre politique.
Les femmes ont des yeux, des cheveux, une peau, des idées, un sexe, une date de naissance, des hommes dans la tête, un problème avec Isaac Newton, des petits poudriers qu'elles sortent de leur sac, et le pouvoir d'arrêter les voitures... Il fallait sans doute un regard d'homme pour s'en apercevoir.Dominique Quessada est philosophe et écrivain. Il regarde ce qu'il y a de plus mystérieux et de plus proche à la fois: les femmes. Ce livre s'adresse à elles, mais il peut aussi servir de guide à L'usage des aveugles, sourds et malentendants: les hommes. "Les femmes ont une date de naissance. Et ça les navre." "Dominique Quessada rend un subtil hommage aux femmes, ses contraires si proches." Gilles Heuré, Télérama
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...