C'est un long poème. Une parole de femme. De celle qui déborde parce qu'elle s'est tue trop longtemps. De celle qui, jusque-là, n'avait pas osé parce que parler n'était pas permis. Parce que la vie était ainsi. Là où elle était. Et qu'il fallait faire avec. Encaisser. Comme les autres. Pour ne pas en rajouter. Pour les enfants. Et puis, il y a l'incroyable énergie du départ. Une sorte de force intangible, capable d'abattre les murs. Rebâtir ailleurs. Plus loin. Avec la victoire qui porte. La fierté de l'avoir fait. Le temps perdu à rattraper. La ronde des amants. Avant la fatigue et le doute. Et le prix exorbitant de la liberté. C'est un long poème qui ne juge pas. Qui ne bâtit pas de nouveaux murs. Mais qui creuse. Cherche à comprendre. Essaie la place de l'autre. C'est un poème qui observe. Scrute au plus près. Cherche l'âme. Comme chez Marguerite Duras. C'est un long poème écrit en lettres rouges. Rouge poitrine, exactement.
Nombre de pages
92
Date de parution
08/06/2023
Poids
401g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782390550136
Titre
Rouge-poitrine
Auteur
Quérité Stéphanie
Editeur
DESSERT DE LUNE
Largeur
140
Poids
401
Date de parution
20230608
Nombre de pages
92,00 €
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Résumé : Vers le Nord, c'est questionner les origines, les frontières et la figure d'étranger. Ce que la double-nationalité empêche et permet, ce que l'entre-deux supporte et rompt. Vers le Nord, c'est rendre hommage à celles et ceux qui perdent, en traversant une frontière : une lettre à leur prénom, leur terre d'origine, une vision du monde. Vers le Nord, c'est soutenir toutes les errances et trouver en la poésie ce qui relie.
Poète ? Oui et définitivement oui. Poète, elle l'est, Anita Conti. Poète, bien avant que d'être océanographe et bien après l'avoir été. Poète par son regard, son appréhension du monde, sa modestie face à la science et son ironie face aux hommes qui prétendent tout maîtriser en faisant souvent le choix du pire. Et pourtant, elle n'a cessé de nous alerter sur la petitesse de nos connaissances scientifiques qu'elle considérait comme encore balbutiantes et a bien souvent préféré rire de la bêtise humaine, de la prétention masculine à se penser immortel alors que tous les signes de la nature lui indiquaient le contraire. Sa parole était sans doute en avance sur son temps. Aujourd'hui, elle est d'une terrible actualité. Il est donc urgent de la lire. De la faire entendre. De l'apprécier dans sa force et dans sa lucidité. D'autant qu'elle est à la fois la parole d'une poète et d'une scientifique : la parole d'une femme.
Imposture. Dès le titre on est jeté sans ménagement dansl'univers "lyrico-décadent" de Jean-Christophe Belleveaux. Trèsvite, il en fixe le décor : "Cendrier : cormoran qui dégueule son trop plein depoisson. Mauvais whisky. "... On s'attend à retrouver un Bukowski échoué dans unvieux divan fatigué, revenu de tout, même de lui-même. Mais peu à peutransparait au fil des mots une rage, une soif inextinguible de liberté qui neveut ou ne peut se taire. En clamant l'imposture, l'auteur nousinvite à tracer, comme le fou de l'échiquier, des diagonales. Il nous invite àflirter avec la normalité "sur le bord ébréché du monde" et à repousser lesbarbelés qui marquent les frontières du dicible. Un défi qui mérite grandementd'être relevé. L'imposture est son quatrième livre publié auxCarnets du Dessert de Lune.
Daniel Simon fait partie de ces auteurs profondément attachants et son dernier livre vient encore le confirmer. Au-delà de la tendresse même de sa langue, il y mène une réflexion profonde et lucide sur le peu qu'il nous reste une fois le chemin parcouru. Nostalgique, oui, mais pas seulement. Même si "le temps s'est pris les pieds dans le tapis de l'impuissance" , ce qui nous touche ici, au lieu de nous faire miroiter un passé qui aurait été meilleur, c'est le besoin de refaire union avec ce qui vit encore, s'éloigner doucement des lumières avec le souci permanent de "ne pas esquiver ce qui meurt, ne plus séparer le monde qui s'en va" . "C'est ici" est un livre ouvert qui ne se referme pas sur lui-même et qui ne veut surtout rien empêcher de ce qui viendra. Un livre bienveillant. Emouvant. Et un bel hommage rendu à la vie, avec délicatesse et modestie.
Résumé : Ça vibre et vibrionne, ca pique trompe et suce, ça cocoone, larve, se transforme et ça s'envole, les insectes. Ça passe, perche, nid et plume, jour et nuit, ça siffle, chante et crie, ça gazouille, ça glousse et ça s'envole les oiseaux. Volants, pas voleurs, dans l'eau, l'air ou l'imaginaire, de conte et d'histoire, toujours avec ailes ne volent pas forcément. Et les autres qui ont aussi des ailes. Réel ou imaginaire, animal ou objet, il faut deviner qui va avec ailes.