C'est le Moyen Âge qui commence à utiliser la violette en gastronomie : elle était jusque-là connue pour se ses vertus médicinales. Au XIVe siècle, on trouve des recettes attestant de l'utilisation des feuilles dans des mets salés, et des fleurs pilées avec des amandes ou du lait d'amande. Bien qu'on la nomme aussi "fleurs de mars" et qu'elle annonce le printemps, par un effet de réchauffement actuel du climat, on peut souvent la déguster fraîche dès février, et de bien d'autres façons le reste de l'année. Les Anglais en font des thés réputés, ainsi que des confits et des gelées. On la consomme volontiers en limonade dans le Nord de la France. Toulouse est renommée pour ses violettes cristallisés, mais elles y adoptent bien d'autres formes (glace, sirop, crème, liqueur...). Quant aux bonbons à la violette, comme disait Boileau de la muscade, "on en a mis partout" - une certaine vogue, ces dernières années, fait que toutes les confiseries en confectionnent. On trouve ainsi de l'anis de Flavigny à la violette, et même des bêtises de Cambrai. La mode des fleurs comestible la met à la carte des restaurants gastronomiques : couronnement d'une "carrière" culinaire entamée au Moyen Âge. Les amoureux de la violette peuvent aller à Tourettes-sur-Loup visiter le musée qui lui est consacré. Elle a aussi sa maison à Toulouse, sur le Canal du Midi. L'Association internationale de la violette réunit régulièrement en congrès spécialistes et producteurs.
Nombre de pages
24
Date de parution
14/03/2013
Poids
201g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782352552109
Titre
La violette. Dix façons de la préparer
Auteur
Quélen Laurence
Editeur
EPURE
Largeur
120
Poids
201
Date de parution
20130314
Nombre de pages
24,00 €
Disponibilité
Epuisé
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À la diversité et au luxe même de l'histoire du spéculoos s'oppose la simplicité familière de son usage, où tels une gaufrette ou un carré de chocolat, il accompagne un café sans perdre l'exotisme des origines. On le grignote avec négligence, quand on ne le laisse pas tout bonnement, pas même déballé, dans la soucoupe. Son évidence fait qu'on ne le voit plus. Son aspect même, brun et rendu granuleux par la cassonade, est sans éclat. À l'instar du pain de Francis Ponge, ce parent modeste de la famille des pains d'épices "doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation".
- des recettes à base de bonbons célèbres (carambar, fraise tagada, guimauve, zan)- des desserts et autres préparations sucrées (gâteau de Monte-Cristo) mais aussi des plats salés (chou rouge à la violette, tournedos sauce bêtise de Cambrai)- des recettes très faciles ou plus élaborées En couverture : berlingots ; plats cuisinés avec des bonbons
Si l'arbre de mon enfance a été le saule pleureur, celui de ma vie d'adulte est, avec certitude, le cacaoyer. Originaire de la forêt amazonienne, quelque part aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou, il porte, à maturité, des fruits d'or, les cabosses. Directement accrochées au tronc et aux branches, elles lui donnent une allure singulière et inoubliable. Dans la cabosse, les précieuses graines sont emmaillotées dans une délicieuse pulpe blanche, sucrée et acidulée. C'est seulement après fermentation et séchage qu'elles deviennent les fèves de cacao. Réduites en poudre, les fèves s'utilisent comme une épice nouvelle, notamment dans les plats salés. Elles ajoutent aux recettes sucrées des notes subtiles et intenses à la fois. Utilisées sous forme d'éclats, elles apportent un supplément de textures : granuleuses, authentiques et croustillantes.
Tiges croquantes ou bulbe ventru, graines, racines, fleurs ou fanes proches de l'aneth : tout dans le fenouil est bon à prendre, que celui-ci soit sauvage ou cultivé. La gracieuse silhouette du fenouil sauvage triomphe au bord des rivages et des champs. Son parfum puissant de bonbon d'antan rappelle la Méditerranée, la cuisine du Sud, le maquis et la mer. Ses tiges rameuses, surmontées d'ombelles garnies de fleurettes jaunâtres en guise de mini-feux d'artifice, se dressent au bord des chemins ou au milieu de la garrigue et des rocailles. Il invite à la récolte et excite l'appétit. Et puisque la cuisine est aussi parfois une histoire de sorcellerie, sachez que le fenouil était autrefois répertorié dans les livres de magie pour son pouvoir d'éloignement des esprits maléfiques. Un bouquet de fenouil sauvage suspendu au plafond protégerait même la maison des fantômes...
C'est une histoire qui remonte à l'enfance, chez nous on tue le cochon à Noël. C'est le grand jour! Papa Vivie, mon grand-père, et Maman Flavie, ma grand-mère, se lèvent les premiers, sortent le matériel et tous les ingrédients nécessaires aux différentes préparations. Le cochon crie. Monsieur Isidore est donc là, monsieur Isidore est bien là armé de son couteau, fort comme un b?uf, il faut bien ça pour tuer le cochon. Dans la cour, les réchauds à charbon volent la vedette à la gazinière qui reste drapée de sa froide modernité dans la cuisine. "Tout va avoir le goût du vrai", dit mon grand-père qui ne jure que par son réchaud à charbon. Dans le cochon tout est bon. J'aime cet animal qui s'offre tout entier de la tête aux pieds, j'aime cet animal qui s'abandonne du museau à la queue pour le plaisir de nos papilles.
Je suis née à Gênes. Écrire sur le pesto, est pour moi un peu comme entreprendre un voyage sentimental, affirmer mes origines à travers une simple recette dont l'ingrédient principal embaume toute la Ligurie. Cette invitation à écrire un titre dans la collection "Dix façons de préparer" sur le pesto tombe à pic ! Nous vivons une période de l'histoire où le pesto se définit, se fait estimer de tous, il revendique ses racines, s'invente des défenseurs, des êtres humains pour le personnifier. Monsieur pesto est en marche, fier et fort, le basilic droit et l'huile figée, il court sa place au patrimoine de l'Unesco !