L’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019, a mis en lumière ses bâtisseurs. Ses administrateurs – les chanoines de Notre-Dame – sont restés dans l’ombre sauf exception. Le minutieux dépouillement de leurs délibérations au XVIIIe siècle jusqu’à leur suppression en 1790, fait pénétrer dans les détails de leur organisation et de leur quotidien : du choeur de la cathédrale où ils chantaient à heures fixes les louanges de Dieu, dans la salle du chapitre au coeur du cloître-Notre-Dame, jusqu’à leurs maisons canoniales aux caves parfois bien garnies. De l’étude des revenus des canonicats, ressortent l’étendue des domaines ruraux du chapitre de Notre-Dame et les richesses qu’il en tirait. Celles-ci n’ont pas servi seulement à entretenir grassement des ecclésiastiques oisifs, cibles de Boileau puis des philosophes, mais à rémunérer des collaborateurs de l’archevêque ou de la monarchie, ainsi qu’à assurer les réparations et l’embellissement de la cathédrale, siège des pompes religieuses officielles. Cet ouvrage démontre par l’analyse juridique des modalités d’accès aux canonicats que, loin d’avoir été confisqué entièrement par la noblesse, le chapitre de Notre-Dame est resté un espace de brassage entre hommes issus de milieux divers. Ce constat s’appuie sur une prosopographie de 279 notices de dignitaires et de chanoines.
Nombre de pages
472
Date de parution
15/05/2025
Poids
300g
Largeur
155mm
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EAN
9782753595934
Titre
Les chanoines de Notre-Dame de Paris au XVIIIe siècle. Éléments d'histoire sociale et institutionnel
Un jour il y a eu une fille qui c'était cette fille ça une fille comme moi qui parle comme moi qu'est ce que c'était qu'elle disait c'était la fille de qui celle là c'était ma fille ma fille c'était moi non pas moi j'étais grosse une fois pour une fille deux fois ou trois ou huit fois huit filles c'est ça huit fois ça je sais pas qu'est ce que j'ai dit.
Paris, 1801 - an IX du calendrier républicain. Céleste Valcour, vingt-cinq ans, mène une vie exaltante et légère dans la France que dirige Bonaparte, l'ambitieux général venu de Corse. Amie des écrivains et des savants, elle s'est vue confier l'éducation de Victor, l'enfant sauvage trouvé en Aveyron. Un jour, elle fait la connaissance de Tiburce Battisti, un scientifique revenu de l'expédition d'Egypte et en tombe éperdument amoureuse. Fascinant et intrigant, celui-ci ne cesse de cultiver le secret: à qui s'adressent les mystérieux messages qu'il tient tant à cacher? Que signifie ce vautour marqué au fer derrière le lobe de son oreille? L'an IX marquera pour Céleste le début d'une nouvelle existence, où, de rencontres passionnantes en courses folles dans le Paris du Consulat, elle devra jouer de sa sagacité pour percer les secrets de ce siècle nouveau. Et lever le voile sur une des plus grandes énigmes de l'Histoire.
Quand les grands de ce monde font des prédictions complètement à côté de la plaque, c'est à mourir de rire ! " Au cinéma, la science-fiction n'a aucun avenir. " (Pierre Billard, critique de cinéma, 1962) " Je prends date : on ne parlera plus du trou de la Sécurité sociale. " (Nicole Questiaux, ministre des Affaires sociales, 1982) " Quoi qu'il arrive, la route du pouvoir est fermée devant Hitler. " (Léon Blum, 1932) " La vente à distance, bien que tout à fait faisable, est vouée à l'échec. " (Time Magazine, 1968)
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.