La vie réinventée de celui qui fit vaciller le système bancaire. Etre l'ennemi public numéro un dans son propre pays n'est pas chose facile. Même dans l'un des plus petits Etat au monde : la principauté de Liechtenstein. Johann Kaiser, placé en orphelinat à six ans par son père, globe-trotter, maître de la manipulation, réside dans un lieu inconnu sous un faux nom. Il a gagné tellement d'argent qu'il pourrait ne se préoccuper de rien. Mais pour se défendre contre ceux qui souhaitent sa mort, il doit raconter l'histoire de sa vie. S'inspirant librement de Heinrich Kieber, personnage bien réel qui vendit aux services secrets allemands les données fiscales des clients de la banque du Liechtenstein, Benjamin Quaderer met en scène un homme hors du commun à l'humour cinglant, et signe un premier roman aussi vif qu'intelligent sur le pouvoir de l'argent et de la narration. Traduit de l'allemand (Liechtenstein) par Claire de Oliveira "Tellement brillant, tellement excitant, tellement amusant". Der Spiegel "Benjamin Quaderer a écrit un roman bourré d'idées sur un imposteur et le Liechtenstein qui, incidemment, évoque un vol de données bancaires". Die Zeit "Une vraie découverte". Süddeutsche Zeitung Benjamin Quaderer est né en Autriche en 1989 et a grandi au Liechtenstein. Il a suivi des cours d'écriture littéraire à Vienne. Publié au printemps 2020, L'Homme qui fit chuter le paradis a reçu de nombreux prix dont celui du premier roman du festival international de Cologne. Un projet d'adaptation cinématographique est en cours. Il vit désormais à Berlin.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."
Un contrôle fiscal, un appartement fouillé dans ses moindres recoins, des lettres et documents personnels, accumulés depuis des décennies, épluchés : voilà qui réveille chez la narratrice colère et désir impérieux de revisiter sa propre existence, les histoires des vivants et les histoires des morts — des morts, surtout. Pour la première fois, celle qui se désigne comme "la dernière des Jelinek " assène au lecteur des éléments de sa biographie relatifs à sa famille juive exilée, déportée ou assassinée sous le nazisme. Parallèlement, elle mène une enquête implacable sur les flux mondiaux de capitaux, le profit que les Etats tirent encore aujourd'hui des biens juifs spoliés. Elle dresse un réquisitoire sévère contre les sociétés autrichienne et allemande, l'hypocrisie, le passé criminel non assumé, l'antisémitisme latent. Et, plus que jamais, contre le culte omniprésent de l'argent, qui favorise tous les stratagèmes de blanchiment, d'évasion fiscale et de fraude généralisée. Le récit, véritable tour de force d'écriture, maniant humour noir ravageur, jaillissement d'images et d'invectives, associations et jeux de mots virtuoses, renoue avec les oeuvres les plus virulentes de l'autrice.
Printemps 1945. Sur l'île d'Amrum, en mer du Nord, la guerre semble lointaine malgré les bombardiers qui sillonnent le ciel. Du haut de ses dix ans, Nanning n'a qu'une vague idée des orages d'acier que brave son père sur le continent. Les contours de son monde se résument aux dunes, aux prés-salés et aux vastes étendues de bruyère. Mais l'île, privée de ravitaillement, est minée par les tensions et sa petite communauté divisée par la guerre. Jour après jour, Nanning lutte pour subvenir aux besoins de sa famille. Il chasse, pêche et troque, affrontant un quotidien toujours plus rude. Alors que la défaite du Reich devient inévitable, il découvre à ses dépens que les siens ne sont pas du bon côté de l'Histoire. Porté par la beauté sauvage d'Amrum, ce roman d'apprentissage résonne comme lm hymne aux paradis perdus.