Pückler-Muskau Hermann von ; Goethe Johann Wolfgan
KLINCKSIECK
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EAN :9782252039519
Envoûté par la nature, c'est au cours d'un séjour en Angleterre, commencé en octobre 1826 et qui devait durer plus de deux ans, en le menant au Pays de Galles et en Irlande, que le prince Hermann von Pückler-Muskau (1785-1871) perfectionna sa théorie de l'art du jardin paysager au contact des admirables parcs qu'il y visita. Aussi avait-il le droit de dire, comme il le confia en décembre 1828 à sa femme restée en Allemagne, que cette tournée de "métier", selon son expression, avait fait de lui "un parfait jardinier", ce que les Anglais appellent un "landscape gardener". C'est que, pendant cette séparation, la correspondance était allée bon train avec son épouse à qui il écrivait presque quotidiennement. A Londres déjà, il avait songé à rendre publiques ces lettres, mais c'est à son retour chez lui, à Muskau, qu'il les publia sous le titre Briefe eines Verstorbenen (Lettres d'un défunt) avant qu'il ne fasse paraître en 1834 ses fameux Aperçus sur l'art du jardin paysager. L'édition établie par Eryck de Rubercy donne à lire dans sa traduction tous les extraits de ces Lettres d'un défunt relatifs aux parcs visités par Pückler-Muskau qui a fini par constituer sa Petite revue de parcs anglais, que ce dernier fixe avec une vérité saisissante dans des descriptions lui réussissant si bien qu'il est "impossible de ne pas croire qu'il a saisi l'objet qu'il avait devant les yeux pour le déposer avec sa plume sur le papier". C'est du moins ce que Goethe fit entendre dans un article inédit figurant en avant-propos du présent ouvrage qui comporte aussi en postface un texte sur la tradition de l'art du jardin paysager anglais par Eryck de Rubercy.
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Nombre de pages
145
Date de parution
21/10/2014
Poids
220g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252039519
Titre
Petite revue de parcs anglais
Auteur
Pückler-Muskau Hermann von ; Goethe Johann Wolfgan
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
220
Date de parution
20141021
Nombre de pages
145,00 €
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Conforté dans la passion qu'il portait à l'art des jardins par sa rencontre en 1810 à Weimar avec Goethe, dont le roman Les Affinités électives, paru un an plus tôt, marquait le climat d'intérêt, le prince Hermann von Pückler-Muskau (1785 - 1871) eut une importance considérable sur l'art des jardins paysagers au XIXème siècle, qu'il conduisit à son apogée dans l'espace germanique où il conseilla les princes Charles et Guillaume de Prusse (futur empereur). Influencé à l'origine par le dessinateur de parcs Repton, ce "prince parcomane" fut à la fois un praticien (il sut développer une version à grande échelle extrêmement pittoresque du style paysager) et un théoricien émérite (édition en 1834 des Andeutungen über Landschaftsgärtnerei). C'est surtout l'absence de naturel que dénonce ce noble dilettante de l'art des jardins, car il y voit le résultat d'une vision faussée de la nature due à une conception naturaliste peu aboutie. Aussi est-ce à partir de ce concept du naturel dans la reconstruction artificielle du monde végétal qu'Eryck de Rubercy retrace en préambule les différentes conceptions esthétiques du "Paysage formé du parc à l'anglaise" entre le début du XVIIIème siècle et celui du XIXème.
Pückler-Muskau Hermann von ; Courtois Stéphanie de
Présentation de l'éditeur Hermann von Piickler-Muskau (1785-1871), prince quelque peu excentrique - son ami, le poète Heinrich Heine, le nommait "le plus fashionable de tous les originaux" - est surtout connu pour ses créations paysagères. L'Allemagne lui doit deux de ses plus beaux parcs à grande échelle : celui de Branitz dans le Brandebourg, et celui de Muskau en Saxe, aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Encouragé par sa rencontre à Weimar avec Goethe en 1810 à persévérer dans l'art paysager, ce "prince parcomane" se forgea au fil de ses lectures et de ses visites de parcs, particulièrement en Angleterre, une esthétique toute personnelle qu'il consigna en 1834 dans ses Aperçus sur l'art du jardin paysager. D'une importance majeure dans l'histoire de ce style, cet ouvrage, affranchi de l'influence anglaise, contribua au rayonnement de son auteur auprès des princes Charles et Guillaume de Prusse (futur empereur) ainsi qu'au-delà des frontières allemandes - notamment en France, où son autorité en matière de jardins fut reconnue par Louis-Philippe et par Napoléon III. Composé d'un exposé théorique et d'une description du parc de Muskau, pour lequel pendant trente ans, de 1815 à 1845, son créateur sacrifia sa fortune, il est ici donné à lire dans la traduction française anonyme parue en 1847 à Stuttgart dont un seul exemplaire est actuellement connu en France. Enrichi par ses éditeurs de trois textes permettant de mieux en saisir les enjeux, il est complété par l'ensemble des illustrations en couleur de l'album original, qui en font une oeuvre à lire autant qu'à regarder.Avec un atlas de 45 illustrations et 4 plans couleur
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".