Eidôlon N° 109 : Le débat des cinq sens de l'Antiquité à nos jours
Puccini Géraldine
PU BORDEAUX
26,00 €
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EAN :9791091052092
Dans le champ étendu des recherches actuelles sur le corps, la question des cinq sens et de leur hiérarchie est peu abordée. C'est le premier ouvrage véritablement consacré à l'histoire des cinq sens, à leur théorisation philosophique et à la variété de leur mise en scène dans la littérature et les arts, occidentaux principalement. Son organisation chronologique, depuis l'Antiquité grecque jusqu'à l'extrême contemporain, met en lumière les différentes manières dont nos modes sensoriels ont été appréhendés durant l'histoire, traduisant l'évolution de nos schémas de pensée non seulement sur le corps et ses sensations, mais aussi sur l'âme. C'est l'identité humaine qui s'en trouve redessinée. L'ouvrage obéit à une approche résolument plurielle et pluridisciplinaire, selon les fondements essentiels des études sur l'imaginaire, dans les domaines de la littérature, la médecine, la philosophie, l'anthropologie, la religion, aussi bien que dans les arts (l'iconographie, les arts plastiques, le théâtre, l'opéra, la bande dessinée), chacun révélant la fécondité de cette notion. Instauré par Platon, repris par Aristote, adopté par les Romains, le débat des sens témoigne du dualisme entre le corps et l'esprit qui structure toute l'histoire de la pensée occidentale. Notre culture s'est construite autour de la vue et, dans une moindre mesure, de l'ouïe, sens valorisés parce qu'ils font tendre le corps humain vers le corps divin, tandis que le goût, l'odorat et le toucher étaient considérés comme des sens inférieurs entraînant le corps humain vers le corps animal. Le débat sur les sens fait l'objet d'une représentation riche et complexe dans l'art et les textes médiévaux, comme en témoigne la tapisserie de la Dame à la licorne ; il demeure au centre des préoccupations philosophiques de la Renaissance. Un tournant majeur se produit au XVIIIe siècle où apparaissent une esthétique de l'émotion et une valorisation du sens du toucher au détriment de la vue. C'est toute l'expérience sensible qui est repensée. La remise en cause de la hiérarchie des sens se poursuit à l'époque moderne. La représentation littéraire accorde désormais une large place à l'expérience sensorielle qui se déploie jusqu'à la synesthésie. L'époque contemporaine, dans un mouvement de transgression, s'attache à se dégager d'un modèle culturel prohibitif, et les pratiques littéraires et artistiques contemporaines cherchent à réhabiliter tous les sens et à leur donner sens. De la hiérarchie aristotélicienne à la pluri-sensorialité de la scène lyrique d'aujourd'hui, c'est le "régime sensoriel" d'une culture à un moment donné que l'ouvrage éclaire.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
506
Date de parution
03/04/2014
Poids
916g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791091052092
Titre
Eidôlon N° 109 : Le débat des cinq sens de l'Antiquité à nos jours
Auteur
Puccini Géraldine
Editeur
PU BORDEAUX
Largeur
160
Poids
916
Date de parution
20140403
Nombre de pages
506,00 €
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Résumé : " L'imaginaire des femmes est inépuisable, comme la musique, la peinture, l'écriture : leurs coulées de fantasmes sont inouïes. " - ; Hélène Cixous De la poétesse grecque Sappho aux lettres d'Héloïse à Abélard, des femmes troubadours du Moyen Age aux oeuvres de Colette, de George Sand à Marguerite Yourcenar ou à Monique Wittig se raconte une approche plurielle et sensible du désir féminin qui affirme sa puissance. Car les femmes ont toujours écrit, mais ont très longtemps été cantonnées à des marges, par manque de moyens, d'accès aux études, de possibilité de reconnaissance - par manque d'une " chambre à soi ", comme dirait Virginia Woolf. C'est sur les traces de ces femmes qui ont donné voix et corps au désir que nous convie cette anthologie.
Résumé : Comment définir Apulée ? Quels rapports entretiennent entre eux le "philosophe platonicien", initié à de nombreux cultes à mystères, le chercheur scientifique et l?écrivain polygraphe ? Cette interrogation conduit d?abord à une interprétation d?ensemble de l?oeuvre d?Apulée, qui prend pour fil conducteur l?auto-définition d?Apulée comme philosophus Platonicus, afin de saisir la cohérence d?un corpus multi-générique. Puis elle propose une nouvelle interprétation des Métamorphoses qui privilégie l?aspect sério-comique du roman et analyse le parcours du héros narrateur Lucius découvrant l?intériorité de l?homo religiosus au livre XI. Cette étude veut montrer la place occupée par Apulée dans la tradition platonicienne et dégager les rapports étroits entre pensée philosophique et fiction romanesque de manière à faire apparaître la cohérence de la fiction avec les traditionslittérairesetculturellesdontApuléeseréclameparailleurs.
Exister sans consister en quoi que ce soit, n'est-ce pas le déroutant, décevant, irritant paradoxe du Charme ? " Cette question de Vladimir Jankélévitch, un des rares penseurs à s'être intéressé au charme, rend compte de la difficulté à saisir et à théoriser une notion au carrefour de plusieurs disciplines. Notion éminemment subjective, le charme contient une part d'inattendu, d'incertain. Il s'oppose à l'habituel et à la routine, aux normes et aux cadres. Il désigne tout ce qui est léger et fugitif, vague et vaporeux, échappant ainsi aux tentatives de théorisation. Il comporte une part de mystère, il est au rebours du prévisible. Il laisse deviner un monde inconnu qui attire et fascine. Il est promesse de nouveauté et d'imprévu ; promesse de plaisir et de bonheur à venir. C'est l'appel du rêve, de l'imaginaire. C'est la porte ouverte vers un possible indéterminé, vers une éventuelle transcendance. Le charme s'impose à nous et nous sommes alors sous le charme d'un sourire, d'une atmosphère, d'un parfum, d'une musique, d'un lieu, d'une personne, d'une oeuvre littéraire ou artistique. Mais on ne sait ni pourquoi ni comment. Son étymologie latine confirme son pouvoir de fascination : son étymon carmen désigne tout d'abord une formule rythmée, notamment magique, dans la langue religieuse et juridique, puis renvoie à une parole poétique aux vertus magiques. Le chant enchante... Si la question de la beauté traverse nombre de recherches, la notion de charme, elle, a fait l'objet de très peu d'intérêt, comme toutes les notions qui désignent de l'impalpable, et se trouve ainsi à la marge des recherches scientifiques. L'ouvrage a pour ambition de combler un réel vide dans ce domaine. Il s'organise thématiquement en quatre parties, en rayonnant de l'Antiquité gréco-latine à l'époque contemporaine : après un chapitre liminaire inaugurant la réflexion, le charme est tour à tour étudié dans ses rapports à la musique, à la peinture, dans les paysages ou les personnages littéraires, enfin, dans la chair même des textes.
La question de l'intime et de ses variations au cours du temps fait l'objet depuis peu d'un fort intérêt parmi les chercheurs. Mais la recherche en la matière reste inépuisable, tant la notion est difficile à cerner selon les époques. L'ouvrage propose une approche interdisciplinaire de l'étude de l'intime et de ses espaces, de l'Antiquité (souvent négligée par les travaux consacrés à la littérature française) à nos jours, qui croise les regards d'archéologues, d'historiens, d'historiens de l'art, de littéraires, de philosophes et d'anthropologues, afin de délimiter les contours de cette notion floue et d'analyser son évolution dans la diachronie. Le mot intime provient du superlatif latin intimus (comparatif interior), "ce qui est le plus intérieur" et s'inscrit dans la dialectique du dedans et du dehors. C'est la prise de conscience de l'existence d'un "dehors" et d'un "dedans" qui entrain l'idée de soi. L'intime est d'abord une question de lieu. Deux voies parallèles se développent à partir du mot latin : d'une part l'intime comme étant le plus profond et le plus secret, caché à autrui, d'autre pan l'intime comme étant ce qui nous associe étroitement à autrui. L'intime porte en lui une contradiction entre la radicalisation d'un intérieur, dérobé à autrui, et l'"union intime", l'"ami intime", qui suscitent une ouverture à l'Autre. L'intime dit à la fois le retrait et le partage. Ce sont les rapports du dedans et du dehors qui sont fondamentalement mis enjeu. L'intime est une catégorie qui ne va pas de soi. Dans une première partie, des articles d'archéologues et d'historiens montrent que l'espace réservé à l'intime dans les demeures est une lente conquête. Dans une seconde pane, c'est la naissance de l'espace intérieur de l'intime qui est interrogée par des chercheurs spécialistes de philosophie et de littérature latines. La troisième partie envisage l'intime comme construction de l'individu "moderne" à travers l'étude des pratiques du soin de soi, en lien avec une histoire du corps, mais aussi avec une histoire des femmes dont l'"intimité" pose question aux hommes. La quatrième partie envisage des scénographies littéraires de l'intime à partir de quelques cas particuliers. Comment dire l'intime, le représenter, si ce n'est à travers des motifs privilégiés, comme la chambre, la fenêtre, lieux symboliques qui disent la profondeur, le secret, l'invisible, qui suggèrent l'indicible ?
Comment décrypter l'élection de 2024 aux Etats-Unis, et les lignes de faille de ce système politique ? Et comment la faire comprendre ? A la fois manuel et retour d'expérience de médiation, cet ouvrage ambitionne de répondre à ces deux questions. L'élection présidentielle de 2024 aux Etats-Unis a été à la fois un choc immense et le produit largement prévisible d'un système électoral et politique complexe. La réélection de Donald Trump trahit des tensions et des contradictions remontant pour certaines à la fondation du pays. Cet ouvrage présente deux ambitions. Il s'agit d'abord d'interroger ce système politique, de se demander par exemple ce qui assure aux deux grands partis un monopole durable, ou encore de quelle manière l'argent intervient au cours de la campagne, transformant la sphère publique au nom de la liberté d'expression. Il s'agit ensuite de rendre compte d'une expérience singulière, celle qui a mené un groupe d'étudiants de master en études anglophones à jouer les médiateurs scientifiques pendant près de deux mois pour comprendre puis expliquer en direct les rouages de cette élection, de classes de lycée en salle de cinéma. Ce livre ambitionne de servir de guide dans ces deux domaines, pour comprendre les Etats-Unis et pour comprendre comment en parler ou les étudier, dans une logique de Sciences avec et pour la société (SAPS).
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Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
On ne connaît pas de société organisée qui n'ait sa zone de sacralité", répète Régis Debray. Cette sacralité imprègne notre interprétation du monde en s'accrochant à tel ou tel domaine, migrant du religieux au politique ou à l'esthétique (et vice versa parfois), magnifiant tour à tour une valeur ou une autre, se concrétisant dans des rituels ou dans leur transgression, se traduisant par des manifestations collectives ou par une ascèse intérieure. Le sacré, dans sa dimension anthropologique la plus large comme dans ses formes culturelles particulières, alimente l'imaginaire de toute société et, comme tel, constitue un ferment de l'expression artistique et littéraire. Les textes ici réunis font dialoguer des oeuvres poétiques et romanesques, théâtrales, iconiques et plastiques, tirées des cultures arabe et européenne, de façon à questionner en résonance leurs interprétations du sacré et les formes qu'elles lui donnent. Où l'on voit que les écrits sacrés (la Bible et ses prolongements chrétiens et islamiques, mais aussi les mythes de la Grèce antique) continuent à inspirer mises en récits et mises en scène qui les transforment et les revivifient à l'infini. Que la quête poétique, recherche verbale et activité symbolique, reste soeur des aspirations mystiques intimes et/ou cosmiques. Que la figuration iconique et plastique, en particulier celle du corps humain, garde trace d'une transcendance liée à la conscience de sa finitude. Que l'activité théâtrale n'a rompu ni avec ses racines dionysiaques ni avec ses origines funéraires. Que cette production imaginante est toujours accompagnée de discours réflexifs qui la relativisent et la balisent, dénonçant les dérives possibles (ou tristement actualisées) et maintenant le cap d'une compréhension tolérante, plus que jamais indispensable.