La résistance est à l'ordre du jour. Pourtant, toute résistance est inactuelle, quand bien même le danger est imminent. Elle est un refus inconditionnel de l'état des choses, une réaction immédiate à une situation : affaire de justice. Son actualité serait-elle alors affaire d'ajustement ? C'est à condition d'entendre que la résistance n'est pas un moyen en vue d'une fin : le succès ou même un résultat, car la résistance est immanente à son objet : toute instance suscite une résistance. Celle-ci est un fait et non un droit ou un devoir. Si l'être persévère dans son être, comme le dit Spinoza, alors la résistance est incluse dans l'être, comme un contre-être qui double l'être et non comme un devoir-être. C'est pourquoi ce livre est une analytique et non une théorie de la résistance : il en examine les conditions stratégiques de possibilité. Toute résistance détient en effet une force stratégique redoutable. Par un certain côté, elle est nécessairement archaïque : elle réagit à un événement donné, elle répond à une initiative antérieure, elle riposte à la situation qui lui est faite. Elle dit non et se place en position défensive. Mais, par un autre, elle affirme tout autre chose, elle exige l'impossible, elle pose un inconditionné. Agissant sa réactivité, toute résistance détourne les forces de mort qui la font pourtant si tenace et si persévérante en forces de vie capables, dans leur combat ingénieux avec cet adversaire-ci, en ce lieu et ce temps-ci, d'inventer une issue jusque-là impensable.
Nombre de pages
188
Date de parution
21/10/1997
Poids
290g
Largeur
153mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782204056465
Titre
De la résistance
Auteur
Proust Françoise
Editeur
CERF
Largeur
153
Poids
290
Date de parution
19971021
Nombre de pages
188,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Plutôt qu'un commentaire de la philosophie benjaminienne de l'histoire, cet essai est une réflexion à la manière de Benjamin sur l'histoire et les temps présents : quel sens y a-t-il à penser une histoire ou des événements messianiques ? L'histoire et la philosophie de l'histoire sont aujourd'hui à l'arrêt. Si l'"histoire du monde" ne peut plus être le "tribunal du monde" (Hegel), il ne s'ensuit pas qu'un tribunal mondial (éthique, politique ou juridique) doive juger l'histoire. L'histoire n'est pas finie ; elle n'est ni terminée ni dépassée (par le droit, la loi, l'humanité, etc.) ; elle est, en revanche ,comme arrêtée. La justice que chaque génération attend de l'histoire est soustraite et exclue de l'histoire : elle est exceptionnelle. Une exception ne confirme ni n'infirme une règle, elle la suspend, et l'arrête : elle la prend sur le fait, la met en défaut et, dans la faille entr'aperçue de la règle (ou l'autre du droit) : la justice. De telles exceptions sont messianiques : elles prennent l'histoire à rebrousse-poil, à contretemps, et, d'un seul souffle, elles interviennent juste à temps.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...