Poète érudit et féru de mythologie, Properce ne nous a pas laissé d'autres traces que ses oeuvres. Fort heureusement, celles-ci ne sont pas exemptes de renseignements biographiques. La sphragis, c'est-à-dire la signature, du livre I, nous apprend que Sextius Propertius serait né en Ombrie, non loin d'Assise. Plus tard, à Rome, il rejoint le cercle de Mécène dont il est, après des poètes aussi illustres que Virgile et Horace, le protégé. Ce n'est pourtant ni vers l'épopée, ni vers la satire que le poète se tourne, mais vers l'élégie. Celles-ci sont adressées à la belle Cynthia, dont la chevelure flamboyante et les allures de déesse enflamment le poète d'un amour aussi brûlant que déçu. De Cynthia, à la beauté parfaite et au coeur volage, nous ignorons si elle a existé. Fruits de l'expérience ou de l'imagination, les vers de Properce restent un exemple pénétrant du genre de l'élégie, encore balbutiant à cette époque de la littérature latine. Notre édition rassemble en un volume les quatre livres des Elégies de Properce. L'introduction fait le point sur les différents éléments biographiques présents dans l'oeuvre de Properce ainsi que sur les conclusions qui en ont été tirées. Les nombreuses hypothèses relatives à l'identité de Cynthia sont brièvement exposées, de même que celles concernant la date de composition du recueil. Les sources, explicites et implicites sont analysées en profondeur, tandis qu'est proposée une réflexion sur le genre élégiaque. L'histoire de la tradition manuscrite est relatée en détail et assortie d'une bibliographie récente et succincte. Le lecteur désireux d'approfondir trouvera, en fin d'ouvrage des notes éclairant, entre autres, les nombreuses allusions mythologiques, ainsi qu'un index. Texte établi, traduit et commenté par Simone Viarre.
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Nombre de pages
254
Date de parution
01/12/2005
Poids
474g
Largeur
129mm
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EAN
9782251014425
Titre
Elégies. Edition bilingue français-latin
Auteur
PROPERCE
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
129
Poids
474
Date de parution
20051201
Nombre de pages
254,00 €
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Les grands textes sont toujours à revisiter. Il n?y a jamais une édition définitive qui épuise l?original. Les Elégies font partie de ces « oeuvres sources ». Claude Salomon a passé de longues années à parfaire sa traduction pour en restituer la poésie et proposer un chant audible aux oreilles d?aujourd?hui. Il a choisi une disposition en vers, ce qui donne une fermeté constante à l?expression, il y a même beaucoup d?alexandrins.
Résumé : Du fond de ma calèche, je regardais se lever les étoiles. N'ayez pas peur, Cynthie ; ce n'est que la susurration des roseaux inclinés par notre passage dans leur forêt mobile. J'ai un poignard pour les jaloux et du sang pour toi. Que ce tombeau ne vous cause aucune épouvante ; c'est celui d'une femme jadis aimée comme vous : Cecilia Metella reposait ici. Le palmier de la villa abandonnée se balance à demi noyé dans l'améthyste et l'azur des clartés phébéennes. Mais toi, pâlie par les reflets de la candeur de Diane, ô Cynthie, tu es mille fois plus gracieuse que ce palmier. Les mânes de Délie, de Lalagé, de Lydie, de Lesbie, d'Olympia posés sur des corniches ébréchées, balbutient autour de toi des paroles mystérieuses. Tes regards se croisent avec ceux des étoiles et se mêlent à leurs rayons. Mais, Cynthie, il n'y a de vrai que le bonheur dont tu peux jouir. Ces constellations si brillantes sur ta tête ne s'harmonisent à tes félicités que par l'illusion d'une perspective trompeuse. Jeune Italienne, le temps fuit ! Cynthie, ta voix s'affaiblit : il expire sur tes lèvres, le refrain que t'apprit le pêcheur napolitain dans sa barque vélivole, ou le rameur vénitien dans sa gondole légère. Va aux défaillances de ton repos ; je protégerai ton sommeil.
Décembre 1937 : l'armée japonaise, lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine, prend Nankin, capitale du régime nationaliste du Guomindang. Six semaines durant, la ville est livrée aux soldats nippons, qui se déchaînent dans un massacre d'une cruauté sans précédent. En 1946, suite à la défaite du Japon, la justice des vainqueurs tentera tant bien que mal de déterminer les responsabilités et de punir les coupables lors de deux procès, l'un à Tokyo sous l'égide des alliés, l'autre à Nankin voulu par Tchang Kaï-chek. Aujourd'hui encore, le nombre de victimes n'est pas connu avec précision, les estimations allant de quatre-vingt-dix mille à trois cent mille. Et les plaies ouvertes en 1937 sont loin d'être refermées. Si le souvenir de Nankin a été habilement instrumentalisé par les dirigeants chinois, qui n'hésitent pas à en exagérer l'ampleur, il est à l'inverse allégrement nié par des "historiens" révisionnistes japonais auxquels les nouvelles générations accordent une audience croissante. Aux provocations de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, Pékin a longtemps répliqué en entretenant des sentiments xénophobes chez les Chinois, les manifestations spectaculaires et "spontanées" répondant aux dérapages lourds de sens des dirigeants nippons. Ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s'affrontent. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d'archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, Michaël Prazan s'efforce d'éclairer l'événement plutôt que de jeter l'anathème. Une plongée au coeur d'une histoire qui, aujourd'hui encore, menace l'équilibre de la région.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.