L'atelier du roman N° 101, juin 2020 : Le corps est-il le noyau ou la frontière de notre liberté ?
Proguidis Lakis ; Dervieux Guillaume
BUCHET CHASTEL
20,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782283034132
Derrière nos écrans d'ordinateurs nous devenons des avatars interconnectés dans le business mondialisé. Par mail, par téléphone, par visioconférence ou par tweet interposés, nous devenons des spectres utiles, voire rentables, mais néanmoins lisses et vidés de toute substance." Yann Kerninon. "Depuis cinquante ans, le temps qui est réservé au sommeil diminue inexorablement sur l'ensemble de la planète, surtout dans les pays développés. Pourquoi ? " Philippe Garnier. "Contrairement à Rimbaud, qui prônait le "dérèglement systématique de tous les sens", la religion propose une réglementation raisonnée de tous les sens." Adrian Mihalache. "C'est le phénomène insensé, jubilatoire, bouleversant du processus de l'écriture que je découvre de livre en livre. Et c'est ainsi que l'écriture, lentement, m'a permis de venir au monde." Laurence Tardieu. "Si l'expérience de l'écriture est celle d'une liberté radicale, ce n'est pas seulement parce qu'à travers elle j'échappe à mon corps, à ses limites, à sa "situation" — son genre, sa classe, son histoire, etc. —, c'est parce que j'y échappe pour y retourner." Gwenaëlle Aubry. "Le parcours de PMA est accablant et, loin de soulager la femme, entretient et nourrit l'obsession de la procréation." Carlotta Clerici. "Puisse le club secret de Pierre Benoit s'agrandir afin de convaincre "ceux qui doutent que le plaisir de la littérature est encore de la littérature", comme le dit son excellent biographe Gérard de Cortanze." Olivier Maulin. "Thomas Mann a souvent traité de la maladie. Très souvent. Tristan, bien que littérairement parfait, est sans aucun doute le premier jet de ce que l'écrivain développera puissamment sous le titre de La Montagne magique." Théo Ananissoh. "Si les personnages classiques de la littérature coloniale se tiennent au seuil des mystères, si Bonjean prétend y guider le visiteur, Isabelle Eberhardt n'y guide personne, elle y plonge, s'y cache, s'y fond, s'y perd." Yves Lepesqueur. "Le Fellini moderne antimoderne de Kundera n'est pas nécessairement un artiste qui rejette les formes lyriques, ou qui dénonce un projet moderniste en particulier." Mathieu Dayras.
Nombre de pages
192
Date de parution
02/07/2020
Poids
380g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782283034132
Titre
L'atelier du roman N° 101, juin 2020 : Le corps est-il le noyau ou la frontière de notre liberté ?
Auteur
Proguidis Lakis ; Dervieux Guillaume
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
170
Poids
380
Date de parution
20200702
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'idée optimiste et courante que nous nous faisons des relations entre un écrivain et son temps, ou un écrivain et la critique, consiste à penser que l'écrivain crée et qu'on tente de le comprendre. La bonne volonté serait donc à l'oeuvre. Mais s'il en allait autrement ? Si le malentendu était, pour ainsi dire, originel ? Et pire que le malentendu : un véritable travail de malveillance ? Une lutte à mort, subtile, complexe, implacable, un ostracisme de fond ? Voilà, en tout cas, la démonstration que ce livre minutieux et terriblement comique nous apporte : Gombrowicz écrit des romans dont personne ne veut, il s'explique en vain, la critique parle pour ne pas l'entendre et comme pour le raccompagner aux frontières, doucement et obstinément. "L'oeuvre est très peu connue. Elle s'achemine inéluctablement vers l'oubli. Seule la critique qui l'a accompagnée survit encore d'une certaine manière". Et s'il en allait de même pour tout écrivain ? Si, de plus en plus, notre belle et attentive humanité avait trouvé enfin le moyen de noyer sans bruit l'inconvénient majeur qu'incarne Ia littérature ...
Avec ce numéro, L'Atelier du roman fête ses 25 ans. Aucun autre écrivain n'illustre mieux la raison d'être de notre revue que Simon Leys. Aucun autre écrivain ne peut mieux représenter notre ambition de pratiquer une critique littéraire " plaisante et robuste ", comme il est noté dès l'ouverture du premier numéro de la revue. Simon Leys (1935-2014) est surtout connu pour son " témoignage " Les Habits neufs du président Mao (1971), un livre en contraste absolu avec les illusions d'une grande partie des intellectuels occidentaux des années '60 à propos de la Révolution culturelle chinoise. Mais le succès d'un livre peut parfois occulter la valeur des autres. C'est ce qui est un peu arrivé avec Leys. Pourtant, cet écrivain belge et français a été un esprit universel, autant exquis que fécond, couvrant plusieurs champs littéraires : de la critique d'art et littéraire au reportage, des récits de voyage au roman et des essais spirituels à la haute sinologie. Articles, entre autres, de Denis Grozdanovitch, Morgan Sportès, Florent Georgesco, Patrice Jean, Eryck de Rubercy et Lakis Proguidis. Des pages sur Georges Bernanos, des chroniques, des nouvelles et les dessins humoristiques de Sempé couvrent le reste de la matière.
On a souvent posé la question de la définition du roman, sans cesser de chercher le dénominateur commun qui rassemble dans un même art des oeuvres aussi dissemblables que Manon Lescaut ; Les Liaisons dangereuses ; Le Procès ; Ulysse, etc. Mais on peut aussi s'interroger sur ce qui nous attache, nous les lecteurs, à ces oeuvres, ce qui fait que nous allons de l'une à l'autre, ce que nous y cherchons et que nous ne trouvons pas ailleurs. Mieux encore : on peut se demander à quoi le roman lui-même nous lie ou nous relie, à quel point de vue et à quel regard, à quel savoir et à quelle durée il nous donne accès. Ce 97e numéro de L'Atelier du roman tente de répondre à ces interrogations. Le reste de la matière - parsemé des dessins humoristiques de Sempé - est composé de critiques de romans d'aujourd'hui et d'hier, d'ici et d'ailleurs ; de textes de nos chroniqueurs du Canada, des Etats-Unis et de l'Italie ainsi que des réflexions sur la dépréciation grandissante de la critique littéraire.
Francis Jammes écrivait à Colette : " Ils n'admirent point tant Gauguin et Verlaine pour ce qu'ils ont fait de génial que pour ce qu'ils eurent d'excentricité. " Si L'Atelier du roman consacre un numéro à Colette, ce n'est pas tant parce qu'elle risque d'être oubliée mais plutôt d'être réduite à un statut d'icône. Sa vie la place en effet parmi les précurseurs des mouvements sociaux qui ont connu leur éclosion lors la deuxième moitié du XXe siècle : le féminisme, la libération sexuelle, l'écologie, etc. Mais qu'en est-il de son oeuvre littéraire, de ses romans, de son théâtre et de ses nouvelles ? Qu'en est-il de la valeur de cette oeuvre et de sa place au coeur d'une époque durant laquelle la littérature française dominait la scène internationale ? Comment, aujourd'hui, lisons-nous Colette ? C'est la question que ce numéro de L'Atelier du roman soulève. Et l'envisager permet déjà d'y répondre : Colette doit avant tout être admirée pour son talent littéraire. Le reste de la matière est composée de critiques de romans, de chroniques et de courts textes de création. L'ensemble est illustré par Sempé.
Deux voix rivalisent aujourd'hui en Amérique latine. Par leurs politiques, leurs projets et leurs doctrines, Chavez et Uribe symbolisent deux manières radicalement distinctes de concevoir la vie nationale et régionale. Malgré des parallèles parfois rapides les rapprochant sous l'étiquette de "populistes" ou de "néo-populistes", la situation que connaît chacun de leur pays après plusieurs années de pouvoir est très différente. L'antagonisme direct de ces deux chefs d'Etat se traduit entre autres par leurs vues politiques distinctes: le leader vénézuélien promeut un "projet bolivarien" qui repose essentiellement sur la lutte "révolutionnaire"; le président colombien défend une politique de renforcement de l'autorité de l'Etat par la voie constitutionnelle avec le soutien des Etats-Unis. Dans cette lutte pour le leadership politico-moral de l'Amérique latine (dernièrement, l'affaire Bétancourt en a été révélatrice), le Brésil de Lula tente de s'interposer dans le match Chavez-Uribe et se présente comme une voie intermédiaire.
Pourquoi les abeilles dépérissent-elles? Parce qu'on les empoisonne? Parce qu'on les prend pour des vaches à miel ou à venin? Les scientifiques cherchent des réponses. Sid aussi essaie de comprendre. Né au début des années 1980, il ne sait pas trop à quoi se raccrocher, se fiant tour à tour à la sagesse des apiculteurs, à la nostalgie des néonazis, au cynisme du Forum de Davos, à son irrésistible penchant pour une étrange téléphoniste japonaise... Dans un pays sans mer où coulent le miel et le chocolat au lait, sur une planète où les humains ne pourront survivre sans les abeilles, Le Silence des abeilles est le roman d'apprentissage, drôle et grave, d'une certaine jeunesse.
U n avocat de trente-cinq ans travaille au Luxembourg pour un gros cabinet. Salaire mirobolant. Pas d'amours. Pas d'amis. Une femme de ménage... qu'il ne voit jamais. Mal dans sa peau, il se trouve insignifiant au point de se sentir transparent. La veille d'un passage à Paris, l'avocat ressent une douleur inexplicable au cou, puis au bras. Dans sa chambre d'hôtel, il constate qu'il est devenu tout à fait invisible. Comme le héros détraqué de H.G. Wells. Des traces humides sur la moquette, un creux sur un matelas, voilà ce qu'il reste de lui. Cette expérience le délivre de ses angoisses, sa nouvelle impunité lui permet tous les excès. Il voyage, porté par une sensualité retrouvée, se rend en Sardaigne, traverse la Méditerranée... Insaisissable, ivre de puissance, il s'intéresse finalement à une humanité qu'il croit dominer de très haut... Fable ironique au rythme soutenu, riche en rebondissements, ce remake d'un grand classique en élargit le sens, pour mettre en cause une société en voie d'atomisation, séduite par des valeurs virtuelles.