Démocratie et développement en Afrique : perspectives des jeunes chercheurs africains. Tome 2, Imagi
Prince Pokam Hilaire de ; Tandia Aboubakr ; Aboa A
L'HARMATTAN
35,50 €
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EAN :9782336293226
Le second tome de cet ouvrage essaie de démontrer que depuis les années 1960, l'Afrique qui dispose de beaucoup d'atouts se comporte pourtant de moins en moins comme un actant et de plus en plus comme un acteur ayant désormais un rôle significatif à jouer dans la politique internationale malgré la diversité des contextes nationaux. Car, loin de constituer exclusivement un enjeu du jeu international, elle est un acteur à part entière de ce jeu à travers sa participation à la gouvernance mondiale. Cependant, il y a encore du chemin à parcourir eu égard à de nombreux défis à relever. Et pour être à même de jouer un rôle majeur sur la scène internationale, l'Afrique doit non seulement investir les centres de pouvoir internationaux, mais aussi savoir et pouvoir négocier avec les puissants du monde pour instaurer des relations basées sur le partenariat, la confiance, la morale, la justice et l'équité. Ceci à travers une "appropriation africaine du jeu international" et une insertion heureuse et bénéfique à la mondialisation en cours. Ainsi, le passage définitif du statut d'actant à celui d'acteur confirmé de cette "mondialisation" sera assuré ; ou bien, pourquoi pas, à un autre processus plus inclusif et reconnaissant à l'égard des réalités, des potentialités et des volontés créatrices africaines, qui ne porterait pas forcément ce nom.
Nombre de pages
328
Date de parution
16/09/2013
Poids
405g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336293226
Titre
Démocratie et développement en Afrique : perspectives des jeunes chercheurs africains. Tome 2, Imagi
Auteur
Prince Pokam Hilaire de ; Tandia Aboubakr ; Aboa A
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
405
Date de parution
20130916
Nombre de pages
328,00 €
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Depuis les années 1990, la communauté internationale se pose en partenaire incontestable de la gouvernance démocratique en Afrique subsaharienne. Cependant, ce partenariat semble parfois subverti par les enjeux de certains de ses acteurs.
Conçu comme une stratégie française pour demeurer en Afrique, le multilatéralisme informel franco-africain est à la croisée des chemins : plusieurs indices montrent que la France est en train de marginaliser le continent, et l'Afrique est de plus en plus convoitée par d'autres puissances. Plusieurs états africains se sont engagés dans un processus de diversification de leurs partenaires sur la scène internationale. La France veut toujours arrimer son destin à celui de l'Afrique. Elle doit réexaminer sa politique africaine et la coopération France-Afrique doit être revue et corrigée.
Cette étude vise à explorer le rôle de la migration chinoise dans le processus de développement depuis l'établissement des relations diplomatiques entre le Cameroun et la République Populaire de Chine. Les migrants chinois au Cameroun créent avec le pays d'origine et le pays d'accueil, une structure sociale triangulaire qui est dynamisée par leurs multiples activités. Elles contribuent à la réussite de la "stratégie gagnant-gagnant-gagnant", non seulement pour le pays d'origine et le pays d'accueil, mais aussi et surtout pour les migrants eux-mêmes qui sont avant tout des entrepreneurs transnationaux venus pour trouver de nouvelles voies de reclassement social. Ces "nouveaux migrants", sont acteurs, effets et enjeux de la mondialisation. Leur présence doit être matière à réflexion. Elle rappelle au monde occidental que son hégémonie n'est pas totale.
Depuis le nouveau millénaire, le Cameroun se trouve confronté à des défis internationaux : les guerres civiles dans les pays voisins, l'accueil des populations victimes de ces convulsions politiques, l'insécurité maritime dans la péninsule de Bakassi et le terrorisme de Boko Haram. Tout ceci engendre un contexte d'insécurité animé par des acteurs étatiques et transnationaux générateurs de risques politiques susceptibles d'ébranler les fondements de l'Etat camerounais à partir de l'extérieur et a des effets tant sur le plan politique, économique que social. C'est la raison pour laquelle divers acteurs internationaux participent à la gouvernance sécuritaire au Cameroun en mobilisant plusieurs répertoires d'actions, qu'ils soient des puissances installées ou des puissances émergentes, des Etats de la sous-région ou des organisations internationales. Ils sont motivés par des enjeux collectifs et spécifiques. Cependant, leurs différents jeux sont structurés par un ensemble de contraintes qui ouvrent des pistes susceptibles de triompher de l'insécurité au Cameroun, en vue de son développement et de l'épanouissement de ses relations avec ses partenaires internationaux.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...