Pensées, portraits et lettres à Casanova et à la marquise de Coigny
Ligne Charles-Joseph de
RIVAGES
7,00 €
Epuisé
EAN :9782743609580
Charles-Joseph de Ligne (1735-1814) est le représentait par excellence d'une conception du monde et d'un mode d'existence absolument européens. Né dans le Hainaut, alors sous domination autrichienne, et descendant d'une très ancienne famille wallonne, le prince de Ligne s'est longtemps partagé entre son château de Beloeil, non loin Le Bruxelles, de longs séjours à Versailles, où il était un intime de Marie-Antoinette, et de nombreux passages à Vienne, où il fréquentait l'impératrice Marie-Thérèse et où. à partir de 1794, il se fixa définitivement. Épris d'amour et de séductions, grand lettré, hédoniste et homme de guerre, il était trop adonné à la dispersion de la mondanité pour se dédier exclusivement à la littérature. Écrire fut cependant, tout au long de sa vie, une de ses occupations favorites, et il y faisait preuve d'un talent remarquable auquel Mme de Staël, lorsqu'elle se rendit à Vienne, fut sensible. C'est pourquoi elle entreprit une édition de ses écrits, qui parut en 1809 avec beaucoup de succès, et que nous reprenons ici, pour l'essentiel, en lui ajoutant d'autres pensées et portraits, en particulier celui du Casanova, dont le prince fut l'ami et le confident en matière de libertinage comme d'écriture. Dans leur diversité ces textes sont également étonnants par leur originalité, leur naturel, leur intelligence: un mélange d'acuité et de désinvolture.
Nombre de pages
168
Date de parution
26/03/2002
Poids
125g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782743609580
Titre
PENSEES, PORTRAITS ET LETTRES A CASANOVA ET A LA MARQUISE DE COIGNY
Auteur
Ligne Charles-Joseph de
Editeur
RIVAGES
Largeur
110
Poids
125
Date de parution
20020326
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Charles Joseph de Ligne (1735, Bruxelles - 1914, Vienne). " Grand seigneur, descendant, dit-on, de Charlemagne, poète, guerrier, diplomate, voyageur, épistolier, moraliste, homme libre, bon soupeur, amateur de femmes, Autrichien en France, Français en Autriche, l'un et l'autre en Russie, européen par système ; spirituel, profond, léger, observateur, athée, susceptible d'enthousiasmes, dévoré d'ambitions diverses, amant de la gloire, brave au combat et gaillard au lit, on ne sait quoi lui a manqué, pour faire de cet homme si doué autre chose qu'un amateur en tout, dont sa gloire est un peu stérile. Peut-être n'a-t-il manqué que d'une occasion, d'un peu de chance pour être promu au rang de héros, L'amateur, du moins est en lui, de tous points, parfait : c'est déjà beaucoup. " Relation de l'extravagant et triomphal voyage qu'il fit, en 1787, jusqu'en Crimée, avec l'impératrice Catherine II de Russie, son ministre Potemkine, l'empereur d'Allemagne Joseph II, et les ambassadeurs de toutes les grandes puissances européennes, une bonne partie de la cour de Pétersbourg ainsi que des milliers de serviteurs et de soldats, les neufs lettres du prince de Ligne à la marquise de Coigny, sont, dit Sainte-Beuve " un bulletin de féerie et d'enchantement... "
Charles-Joseph de Ligne (1735-1814), sensible très jeune aux récits des batailles de Charles XII, Turenne ou Condé, s'engage précocement dans la carrière militaire. Avec l'armée impériale autrichienne, il participe à la guerre de Sept Ans; il prend part à la guerre de succession de Bavière (1777-1779); en 1789, aux côtés de Catherine II, il joue un rôle majeur dans la prise de Belgrade... Aussi à l'aise sur un champ de bataille que dans les salons des cours de Vienne, de Versailles ou de Moscou, le prince est l'ami des puissants de son époque: Marie-Thérèse d'Autriche, Marie-Antoinette, Joseph II, Frédéric de Prusse, Catherine de Russie, Mme du Barry. Mme de Staël, elle, admire l'homme de lettres qui a correspondu avec Voltaire et Rousseau, le passionné de galanterie complice de Casanova... Les Mémoires du feld-maréchal témoignent d'une souveraine liberté de ton, d'une élégance de style et d'un véritable art de vivre. Comme l'avaient été avant elle Byron, Barbey d'Aurevilly, Paul Valéry ou Paul Morand, Chantal Thomas a été séduite par cet écrivain passionnant, figure marquante du siècle des Lumières: "Sa mémoire n'est jamais nostalgique. Il use de son pouvoir de reproduction non pour creuser le gouffre des années disparues, mais pour les faire ressurgir dans la diffraction d'un jeu de miroirs."
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