LE VOYAGE DE CRIMEE. Lettres à la Marquise de Coigny
Ligne Charles-Joseph de
OMBRES
7,60 €
Epuisé
EAN :9782841420414
Charles Joseph de Ligne (1735, Bruxelles - 1914, Vienne). " Grand seigneur, descendant, dit-on, de Charlemagne, poète, guerrier, diplomate, voyageur, épistolier, moraliste, homme libre, bon soupeur, amateur de femmes, Autrichien en France, Français en Autriche, l'un et l'autre en Russie, européen par système ; spirituel, profond, léger, observateur, athée, susceptible d'enthousiasmes, dévoré d'ambitions diverses, amant de la gloire, brave au combat et gaillard au lit, on ne sait quoi lui a manqué, pour faire de cet homme si doué autre chose qu'un amateur en tout, dont sa gloire est un peu stérile. Peut-être n'a-t-il manqué que d'une occasion, d'un peu de chance pour être promu au rang de héros, L'amateur, du moins est en lui, de tous points, parfait : c'est déjà beaucoup. " Relation de l'extravagant et triomphal voyage qu'il fit, en 1787, jusqu'en Crimée, avec l'impératrice Catherine II de Russie, son ministre Potemkine, l'empereur d'Allemagne Joseph II, et les ambassadeurs de toutes les grandes puissances européennes, une bonne partie de la cour de Pétersbourg ainsi que des milliers de serviteurs et de soldats, les neufs lettres du prince de Ligne à la marquise de Coigny, sont, dit Sainte-Beuve " un bulletin de féerie et d'enchantement... "
Nombre de pages
93
Date de parution
25/11/1998
Poids
94g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782841420414
Titre
LE VOYAGE DE CRIMEE. Lettres à la Marquise de Coigny
Auteur
Ligne Charles-Joseph de
Editeur
OMBRES
Largeur
120
Poids
94
Date de parution
19981125
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Charles-Joseph de Ligne (1735-1814) est le représentait par excellence d'une conception du monde et d'un mode d'existence absolument européens. Né dans le Hainaut, alors sous domination autrichienne, et descendant d'une très ancienne famille wallonne, le prince de Ligne s'est longtemps partagé entre son château de Beloeil, non loin Le Bruxelles, de longs séjours à Versailles, où il était un intime de Marie-Antoinette, et de nombreux passages à Vienne, où il fréquentait l'impératrice Marie-Thérèse et où. à partir de 1794, il se fixa définitivement. Épris d'amour et de séductions, grand lettré, hédoniste et homme de guerre, il était trop adonné à la dispersion de la mondanité pour se dédier exclusivement à la littérature. Écrire fut cependant, tout au long de sa vie, une de ses occupations favorites, et il y faisait preuve d'un talent remarquable auquel Mme de Staël, lorsqu'elle se rendit à Vienne, fut sensible. C'est pourquoi elle entreprit une édition de ses écrits, qui parut en 1809 avec beaucoup de succès, et que nous reprenons ici, pour l'essentiel, en lui ajoutant d'autres pensées et portraits, en particulier celui du Casanova, dont le prince fut l'ami et le confident en matière de libertinage comme d'écriture. Dans leur diversité ces textes sont également étonnants par leur originalité, leur naturel, leur intelligence: un mélange d'acuité et de désinvolture.
Charles-Joseph de Ligne (1735-1814), sensible très jeune aux récits des batailles de Charles XII, Turenne ou Condé, s'engage précocement dans la carrière militaire. Avec l'armée impériale autrichienne, il participe à la guerre de Sept Ans; il prend part à la guerre de succession de Bavière (1777-1779); en 1789, aux côtés de Catherine II, il joue un rôle majeur dans la prise de Belgrade... Aussi à l'aise sur un champ de bataille que dans les salons des cours de Vienne, de Versailles ou de Moscou, le prince est l'ami des puissants de son époque: Marie-Thérèse d'Autriche, Marie-Antoinette, Joseph II, Frédéric de Prusse, Catherine de Russie, Mme du Barry. Mme de Staël, elle, admire l'homme de lettres qui a correspondu avec Voltaire et Rousseau, le passionné de galanterie complice de Casanova... Les Mémoires du feld-maréchal témoignent d'une souveraine liberté de ton, d'une élégance de style et d'un véritable art de vivre. Comme l'avaient été avant elle Byron, Barbey d'Aurevilly, Paul Valéry ou Paul Morand, Chantal Thomas a été séduite par cet écrivain passionnant, figure marquante du siècle des Lumières: "Sa mémoire n'est jamais nostalgique. Il use de son pouvoir de reproduction non pour creuser le gouffre des années disparues, mais pour les faire ressurgir dans la diffraction d'un jeu de miroirs."
Au siècle communément appelé des Lumières, un des pères de l'antisémitisme français, François Marie Arouet, dit Voltaire, condescendait, malgré les innombrables défauts qu'il attribuait aux Juifs, à ne "pourtant pas les brûler". À la même époque, un des pères du sionisme mondial, Charles-Joseph, prince de Ligne, dit Charlot, proposait, lui, une solution moins hautaine à la question juive: inciter le "Grand Seigneur" de l'Empire ottoman à partager avec les Juifs l'administration de leur ancien terroir. Theodor Herzl, qui publiera en 1896 sa propre Contribution à une solution moderne de la question juive, sous-titre de L'Etat des Juifs, considéré comme le texte fondateur du sionisme, connaissait-il le Mémoire sur les Juifs du prince? En tout cas, deux siècles après sa parution en 1801, il serait temps que plus personne n'ignore l'existence de ce texte dont les pensées visionnaires, si elles avaient été mises en pratique, auraient peut-être contré la montée de l'antisémitisme au XIXe siècle, empêché la Shoah au XXe et, enfin, évité l'embrasement du Proche-Orient qui marque ce début du deuxième millénaire.
Ex membre de la police tchèque, en exil à Londres depuis 1938, le Dr Jan Czissar à l'habitude de fourrer son nez dans des affaires criminelles qui ne le regardent pas et " empoisonne " ainsi l'existence du commissaire adjoint Mercer de Scotland Yard. Il faut admettre que ses interventions intempestives sont généralement parfaitement justifiées. Publiées dans une revue anglaise en Juillet et Août 1940, reprises après la guerre dans des versions amputées d'un tiers par Ellery Queen's Mystery Magazine, puis dans son édition française, Mystère Magazine, les six histoires qui constituent les Instrusions du Dr Czissar ont été réunies par Eric Ambler dans son dernier livre paru en 1993 et sont données ici pour la première fois dans des traductions intégrales.
Gaskell Elizabeth ; Darmont F. ; Lecellier Dominiq
Aux côtés de Jane Austen, des soeurs Brontë, de Charles Dickens et de George Eliot, Elizabeth Gaskell (1810-1865) occupe dans le roman anglais du XIX' siècle une place importante que la critique récente a largement consolidée. Portrait discrètement ironique d'une grande dame de la noblesse terrienne, Lady Ludlow fait partie de ses courts romans, comme Cranford ou Ma cousine Phillis, où l'originalité de son talent donne sa pleine mesure.