L'Or du Mexique. Suivi de Loewe Story et de Les Désarrois du Président Harry
Prin Claude
ORIZONS
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EAN :9791030901931
L'Or du Mexique ressuscite le quiproquo historique qui a présidé à l'immense bouleversement culturel d'un continent récemment découvert : l'annonce " surnaturelle " du retour sur terre d'un dieu de tradition, dont la venue s'incarne dans un conquistador bien réel, annonciateur d'une religion et d'une civilisation entièrement renouvelées. Loewe story s'installe au coeur battant de la modernité, décrite avec une dose de causticité tragi-comique : milieux de l'art, de la philanthropie et des bas-fonds, séparés ou mêlés dans une cohue confuse où s'entremêlent les ambitions, les intérêts, les inventivités improbables ou condamnables. Cette "trilogie des Amériques " se clôt par l'évocation imaginaire des Désarrois du Président Harry à l'origine d'une décision dont les effets et leurs conséquences ont laissé entrevoir ce que pourrait être une fin tragique des temps humains.
Nombre de pages
268
Date de parution
14/03/2019
Poids
423g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791030901931
Titre
L'Or du Mexique. Suivi de Loewe Story et de Les Désarrois du Président Harry
Auteur
Prin Claude
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
423
Date de parution
20190314
Nombre de pages
268,00 €
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Dans Shakespeare dernier acte, le dramaturge, au jour ultime de sa vie terrestre, devient lui-même un personnage shakespearien : pilier de taverne, Falstaff tragique, aux prises avec ses souvenirs de grand écrivain, en butte aux pires défis et aux tentations les plus médiocres. Dans Le Prince de Chausey, des « héros de notre temps », Louis Renault et son grand rival, André Citroën, connaissent des destins dignes des tragédies de Shakespeare : ascension, chute, conséquence de comportements individuels discutables et d'événements extérieurs, dévastateurs...
Erzebeth, "la comtesse aux bains de sang", exerce, à l'image d'une Nature toute-puissante dont elle se revendique, l'empire d'une liberté cruelle et absolue, seule pourvoyeuse, à ses yeux, de beauté et d'éternité. Jeanne et Gilles (Vertiges), ultime rencontre de Jeanne d'Arc et Gilles de Rais, son ancien compagnon d'armes : confrontation sans ménagement et finalement, sans espoir, du Bien et du Mal. Aera, "le souffle", celui qui anime Bouboulina, héroïne et féministe hellène : victorieuse dans son combat national, victime dans la pratique de ses droits de femme.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.