L'engouement des Français pour le jardinage n'a évidemment pas épargné le Port de la Lune. Ville-lumière, Bordeaux est en effet aussi une ville-jardin, comme en témoignent les quais paysagers, véritables écrins de verdure qui ornent de nos jours chaque rive de la Garonne. De même, nombre de maisons, des plus modestes aux plus prestigieuses, dissimulent, par-delà leurs façades, des enclos verts ou des parterres engazonnés. Dès le Moyen Age s'est développé dans la capitale girondine le jardin utilitaire où la treille et le verger avaient leur place, avant que le jardin vivrier s'expatrie vers les faubourgs, laissant place au jardin d'agrément ou de "propreté", créé pour le plaisir des yeux. Les parcs des grandes familles bordelaises du XVIIIe siècle, dans le style français classique, contribuent encore aujourd'hui à la munificence de châteaux viticoles du Médoc ou de l'Entre-deux-Mers, tandis qu'en ville, plusieurs anciens jardins de plaisance particuliers sont devenus publics, tels Peixotto, Bourran, Majolan, le Parc bordelais ou le Jardin public du cours de Verdun. Aujourd'hui, l'histoire du "jardin ordinaire" se poursuit avec le jardin familial, davantage conçu comme une pièce à vivre et un espace dédié aux loisirs. Ainsi, l'attachement des Bordelais pour les jardins se poursuit, se renouvelle et même s'amplifie. Car le jardin, ce souvenir de paysage, est une oeuvre parfois modeste dans ses proportions mais toujours riche dans ses intentions, et toujours en devenir. L'Histoire et les histoires auxquelles Philippe Prévôt convie le lecteur-promeneur racontent des expériences humaines qui se déroulent à travers le temps et l'espace, déployant tout un cycle de métamorphoses. Les jardins, parcs et espaces verts de la métropole bordelaise dessinent ainsi un paysage varié où passé et présent s'imbriquent, se répondent et se découvrent. Bordeaux Jardins se veut à la fois un livre de re-connaissance et une merveilleuse invitation à la visite.
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Nombre de pages
112
Date de parution
12/02/2017
Poids
396g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782360621651
Titre
Bordeaux jardins. Parcours en ville
Auteur
Prévôt Philippe
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
170
Poids
396
Date de parution
20170212
Nombre de pages
112,00 €
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Extrait L'histoire des jardins renvoie sans détour à celle de l'homme. Elle en reflète peut-être L'histoire des jardins renvoie sans détour à celle de l'homme. Elle en reflète les pratiques, la culture, les savoirs, les utopies, les caprices et les modes. Qu'il soit médiéval, de l'âge baroque, paysager ou vivrier, le jardin exprime toujours une dimension poétique et imaginaire, dans le cadre d'une nature artificiellement organisée. Les plantes, les arbres et le relief sont les notes d'une musique aussi fragile que peut l'être son créateur. Matériau éphémère, le végétal assure paradoxalement la pérennité de cette nature - ô combien mortelle ! - livrée au rêve. De nos jours, le jardin devient un véritable terrain d'expression artistique et un produit de consommation. Qu'en sera-t-il de ses formes et de son univers sensoriel à la fin du XXIe siècle ? 100 % écologique, inscrit dans un plan de développement durable ou itech, le jardin n'a pas fini de nous surprendre par ses facultés d'adaptation, même dans les pires évolutions climatiques. Par son importante iconographie souvent inédite, cet ouvrage permettra aux lecteurs de naviguer des jardins de Perse au parc de la Villette, et de mieux connaître les fantastiques richesses de leur univers.
Résumé : L'histoire des jardins, c'est celle de l'homme : elle en reflète la culture, les savoirs, les utopies et les modes. En s'appuyant sur une iconographie riche et souvent inédite, Philippe Prévôt retrace toute l'évolution des jardins, depuis les mythiques jardins de Babylone jusqu'aux jardins verticaux de Patrick Blanc. A côté d'une présentation claire et synthétique des grands moments classiques du jardin (l'Antiquité, les jardins islamiques, la Chine et le Japon, les jardins italiens, français, anglais), Philippe Prévôt met l'accent sur l'histoire du jardin en France et aborde des aspects souvent moins connus comme, par exemple, l'art des rocailleurs au XIXe siècle, les jardins Art déco, ou l'histoire des potagers. Le livre s'achève par une présentation des grands créateurs de jardins.
Résumé : Les vestiges de couvents disparus, de sombres cachots, de mystérieuses inscriptions hébraïques et de singuliers graffitis, des villas signées Le Corbusier, un cromlech voyageur, une maison miraculeuse, une glycine ancestrale, un café rococo, des miséricordes paillardes, une église convertie en corderie, en garage puis en cinéma... Demeures excentriques, jardins extraordinaires et curieuses fontaines... Bordeaux recèle bien des trésors !
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.