Début 1933, paraît un nouvel hebdomadaire, Pamphlet. Ils ne sont que trois pour rédiger l'ensemble des seize pages que compte le périodique: Alfred Fabre-Luce, Pierre Dominique et Jean Prévost. Trois hommes et des parcours qui divergent après le 6 février 1934, date charnière qui agit comme un révélateur. Après l'explosion de la violence, chacun choisit son camp pendant la montée des périls, avant le déclenchement des hostilités. Les deux premiers adhéreront au Parti populaire français de Jacques Doriot, puis verseront dans le vichysme ou la collaboration. Quant à Jean Prévost, résistant, il connaîtra une fin tragique dans le Vercors, abattu par les Allemands le 1er août 1944. Dans les cinquante numéros de Pamphlet parus de février 1933 à mars 1934, Jean Prévost compose le panorama de son singulier éclectisme et exprime sa volonté de comprendre son époque: Pamphlet marque le point culminant de son engagement "politique" dans la presse; il y pratique un journalisme de combat, exigeant, critique et sans idéologie. Exhumés et réunis pour la première fois en volume, les textes qui composent le présent recueil résonnent par leur modernité et leur extrême indépendance à l'égard des systèmes et de tous les "ismes" dont les années 30 firent grande consommation. Lucide sur les événements, Jean Prévost ne l'était pas moins sur lui-même; raison supplémentaire pour lire ou découvrir cet écrivain hors-norme dont le maître mot était liberté, nécessairement conjugué au verbe résister.
Nombre de pages
253
Date de parution
31/03/2011
Poids
275g
Largeur
117mm
Plus d'informations
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EAN
9782910686567
Titre
Ni peur ni haine
Auteur
Prévost Jean ; Bluteau Emmanuel
Editeur
JOSEPH K
Largeur
117
Poids
275
Date de parution
20110331
Nombre de pages
253,00 €
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Jean Prévost était capitaine au 39ème R. I. sous les ordres du Colonel Gibon Guilhem pendant toute la durée de la Grande Guerre. Après la guerre, il fait partie des troupes d'occupation à Kaiserslautern. Il met à profit cette période pour rédiger ses Souvenirs de Guerre sous forme manuscrite sur un cahier conservé dans la famille depuis près d'un siècle. Ce livre en est une recopie, augmentée de quelques documents. Ce livre offre l'intérêt de décrire les faits tels que Jean Prévost les a vécus, dans un style bien évidemment militaire, avec en outre quelques réflexions personnelles. La consultation de son dossier militaire au Service Historique de la Défense, au Château de Vincennes, a par ailleurs permis d'apporter des compléments indispensables. Gazé à Verdun, il en est mort en 1925. Il a été décoré de la Croix de Guerre avec cinq citations et fait Chevalier de la Légion d'Honneur. Jean Prévost est tout simplement un héros d'une grande modestie.
Résumé : Quand ce livre parut, en 1929, Jean Prévost justifiait ainsi la singularité d'écrire ses Mémoires à vingt-sept ans : "Si l'on veut garder des souvenirs frais, ne pas mentir par dignité ou poésie, ne pas se tromper par oubli de soi-même, il faut écrire au moment où tous les témoins vivent encore, où tous les lecteurs sont témoins ; au moment où ni la famille, ni l'âge, n'ont encore rendu l'homme plus lâche pour se raconter qu'il ne l'était pour vivre, ni renégat de sa jeunesse." Cette dix-huitième année, c'est celle qui va de la dernière bataille de la Marne (juillet 1918) aux premiers moments de la paix (juillet 1919). Un garçon de dix-sept ans, patriote des plus chauds, que l'idéalisme et l'enthousiasme même de la guerre transforment après l'armistice en un révolté ; une adolescence, attristée par la guerre, qui éclate alors en passions désordonnées, cyniques et naïves ; les événements publics et d'extrêmes malheurs privés transformeraient le révolté en désespéré, sans la rencontre d'Alain, dont la pensée et l'exemple amènent enfin Jean Prévost à se rencontrer lui-même. S'il se raconte ici sans détours et se juge sans indulgence, c'est pour faire, sans illusions et sans abandons, un témoignage de sa jeunesse, et un serment de fidélité à la jeunesse.
Movies livre la somme des scénarios des films de Gainsbourg (dont l'inédit "Colle Girl" ou encore "Black-out" jamais réalisé). Le plus surprenant est que ces textes correspondent assez peu à l'idée que l'on pouvait s'en faire par les films seuls : ils offrent en effet une réelle autonomie de l'écriture. Esquisses, reprises, différents jets ici préservés, donnent alors — chez un Gainsbourg écrivain de l'image — la vaste matière d'authentiques créations littéraires.
Rimé par leA Nordic Council Prize of Literature, le présent ouvrage propose la saga romanesque du célèbre Témujin, entré dans l'histoire - celle de l'horreur et du génie - sous le nom de Gengis Khan. Mettant en scène (jusque dans la disposition graphique du texte) la parole, en Asie, d'un narrateur du XIIIe siècle (aventurier chrétien devenu jongleur), T. A. Bringsvaerd - très au-delà du roman "historique" - compose de subtiles variations sur la figure du grand empereur mongol qui, en trente ans, étendit sa suprématie sur l'Asie, de la Chine jusqu'aux confins du Proche-Orient, fut un chef d'armée implacable, un prodigieux législateur. Avec ce livre lumineux et vif, T. A. Bringsvaerd prend place dans la lignée des grands conteurs, soulève des questions majeures de l'histoire et de la vie spirituelle orientale, signe un grand roman à la fois lyrique et primitif.