Dada avant, pendant et après Dada, Francis Picabia (1879-1953) avance masqué, préfère la volte-face au fond des impasses aux voies toutes tracées. Manipulateur éclectique, inclassable, laissant voisiner les chefs-d'oeuvre et les croûtes, il désespère les spécialistes. Clown et dandy, " intoxiqué, dit-il, par l'abus d'automobiles ", collectionneur de femmes et de yachts, agent double de l'art à l'ère de sa reproduction mécanique, esthétiquement et politiquement parfaitement incorrect, accumulant les succès faciles et les échecs retentissants, Picabia, lucide, pessimiste et prolifique, volontiers chic et toc, profanateur et martyr, bataille à dépecer la peinture, s'emploie à décevoir et ruine sa réputation d'élégance et de virtuosité. Déshonneur des beaux-arts, ses mauvaises manières et ses surenchères cyniques réjouissent aujourd'hui les artistes. L'art n'est décidément pas un long fleuve tranquille, mais une formidable course d'obstacles encombrée de faux-semblants et piégée de chausse-trapes, le contraire d'un parcours sans faute, les éclats du miroir brisé, les écarts d'un semeur d'étoiles.
Nombre de pages
36
Date de parution
20/11/2002
Poids
135g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070763603
Titre
Picabia, la peinture mise à nu
Auteur
Pradel Jean-Louis
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
135
Date de parution
20021120
Nombre de pages
36,00 €
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L'art international depuis 1945 à travers les artistes et les principaux courants artistiques: Expressionnisme abstrait, Op Art, Pop Art, Land Art, hyperréalisme, happening, Net Art, etc.Respectant un déroulement chronologique (de l'après-guerre aux années 2000), l'auteur replace chaque courant ou chaque artiste dans son contexte politique, social et culturel.
Forgée dans le Paris des années 1960, en opposition à l'abstraction qui domine alors la scène artistique et en réponse au Pop art américain, la Figuration narrative n'a jamais constitué une avant-garde structurée. Les peintres qui s'y rattachent - Rancillac, Télémaque, Monory, Saul, Klasen, Arroyo, Adami, Erro, Fahlström, Fromanger, Cueco, des collectifs tels qu'Equipo Cronica ou les Malassis - brisent avec insolence les bonnes manières, non sans dérision et autodérision, pour inventer un art de peindre au présent, à hauteur d'homme, qui bouscule les références ou les hiérarchies culturelles obligées. Avec l'ambition de décrypter un monde accablé de représentations affligeantes, ils affûtent leur manière de peindre au contact du cinéma, de la bande dessinée et de la publicité, dont ils recyclent l'énergie et détournent les usages. La Figuration narrative offre ainsi au regard une peinture à dimension politique et, aux images, cette part de l'intelligence du monde qui attise le désir de voir.
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