A mi-chemin du pamphlet et du texte théorique, cet ouvrage pourfend les dévoiements dont le féminisme a fait l'objet. Comment le féminisme, jadis pratique utopique et révolutionnaire, a-t-il pu devenir un discours hégémonique parfaitement adapté aux exigences du marché? Comment ses ennemis d'hier ont-ils pu se l'approprier? Car aujourd'hui, le féminisme est partout, prétexte à vendre tout et n'importe quoi, des vibromasseurs aux chaussures de luxe en passant bien entendu par soi-même. L'auteure analyse de façon claire, vivante et concise les principaux points d'application d'un féminisme cheval de Troie du néolibéralisme: la consommation, la guerre, le rapport à soi et le marché du travail. Elle souligne qu'en dépit de leur diversité voire de leurs incohérences, les usages actuels du mot "féminisme" participent d'un processus global de marchandisation: les femmes doivent apprendre à "valoriser leurs atouts", considérer leur corps comme un ensemble de pièces détachées, devenir des mères idéales sans oublier d'aller se vendre sur le marché du travail ni de maîtriser à la perfection l'art de la sexualité. Après la femme-objet, voici la femme-marchandise! Dans notre époque prétendument post-féministe, les femmes se trouvent donc enfermées, sous couvert d'émancipation, dans une nouvelle forme d'essentialisation et de servitude. En s'appuyant sur des exemples tirés du cinéma, de la philosophie, de l'actualité, de la pornographie et des luttes féministes d'hier et d'aujourd'hui, ce livre montre que l'unidimensionnalité n'est pas une fatalité pour les femmes, et que le combat féministe se trouve non pas derrière nous, mais devant nous.
Nombre de pages
118
Date de parution
25/09/2010
Poids
135g
Largeur
117mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960487
Titre
La femme unidimensionnelle
Auteur
POWER NINA
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
117
Poids
135
Date de parution
20100925
Nombre de pages
118,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quand Harley voyait son père, Calvin Wind Soldier, et son frère Duane dans ses rêves, ils portaient des couronnes de verre. Des filets de sang coulaient sur leur front, se transformaient en perles sur leurs cils noirs et glissaient jusqu'aux commissures des lèvres. Quatre semaines avant sa naissance, son père et son frère aîné avaient été victimes d'un accident de la route". Ainsi s'ouvre ce remarquable premier roman d'une jeune Sioux originaire de la réserve de Standing Rock (Dakota du Nord) qui, à trente-deux ans, fait une entrée fracassante en littérature. Publié aux Etats-Unis en 1994, son Danseur d'Herbe est déjà traduit dans une dizaine de langues. A travers le destin d'Harlay Wind Soldier, un jeune Sioux d'aujourd'hui, s'élabore une étonnante fresque familiale où, de personnage en personnage, d'une génération à l'autre, secrets et drames se répercutent jusqu'à nos jours. Le bien et le mal, l'esprit et la matière sont des notions bien dépassées dans cet univers où se côtoient magique, merveilleux et irrationnel, où les esprits des ancêtres prédestinent les vivants. Inspirée par la culture de son peuple, Susan Power plonge au coeur de l'indianité, mais aussi de la condition humaine. Les êtres auxquels elle donne vie sont aussi résistants que l'herbe des Grandes Plaines dont les meilleurs danseurs essaient d'imiter la grâce et le mouvement. Par son écriture musicale et incantatoire, ce roman nous touche au plus profond et nous habite pour longtemps.
MARIANNE POWER A TESTE LES 12 BIBLES DU DEVELOPPEMENT PERSONNEL Pour le meilleur ou pour le pire ? "Ce fameux dimanche, une idée m'est venue. Une idée qui, d'épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n'allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j'allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J'allais m'y tenir pendant un an - soit douze ouvrages au total. Et j'allais m'attaquer à mes failles avec méthode : argent, angoisses, poids... Arrivée à la fin de l'année, je serais... parfaite !" Traduit de l'anglais par Christine Barbaste
Ce fameux dimanche, une idée m'est venue. Une idée qui, d'épave dépressive, allait me transformer en femme heureuse et efficace : je n'allais plus simplement lire des ouvrages de développement personnel, j'allais les mettre en pratique. Un livre par mois, suivi à la lettre, pour voir si le développement personnel pouvait réellement changer ma vie. J'allais m'y tenir pendant un an ? soit douze ouvrages au total. Et j'allais m'attaquer à mes failles avec méthode... Arrivée à la fin de l'année, je serais... parfaite ! A trente-six ans, Marianne est fauchée, angoissée, célibataire et se trouve trop grosse. Un lendemain de cuite difficile, elle se lance dans un défi personnel hors du commun. Dans un style plein d'autodérision, la journaliste raconte cette aventure faite de dépassement de soi, de découvertes et de bon nombre d'erreurs, tout en interrogeant notre quête obsessionnelle du bonheur.
Lorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.
Pourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.
Dans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.