Palestine (1917-1949). Figures d'un Colonialisme de Remplacement
Pous Jacques
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782140347573
Durant le Mandat britannique, le sionisme a généré la matrice de son avenir. Pire encore, la partition entre Arabes et Juifs a engendré un fossé inscrit dans la géographie. Le 15 mai 1948, Israël possédait déjà les institutions constitutives d'un pouvoir régalien, prêt à prendre la place des Britanniques : les infrastructures politiques, économiques et militaires d'un État colonial. La Palestine mandataire était duelle. Elle l'est restée mais dans un système d'Apartheid de plus en plus brutal. Durant trente ans, la Palestine avait été victime de la violence coloniale. La dérive de quelques colons racistes, malades de la colonisation, ressuscite aujourd'hui les pogroms dont leurs ancêtres avaient été victimes et que subissent les réfugiés des villages et des camps. Les Palestiniens, eux, ont reçu en héritage la Nakba, la Catastrophe qui, il y a trois quarts de siècle, a jeté la société palestinienne dans la détresse et le malheur. Les Expulsions et le Remplacement, aujourd'hui comme hier, continuent. La Nakba et la Résistance aussi.
Nombre de pages
252
Date de parution
30/08/2023
Poids
397g
Largeur
155mm
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EAN
9782140347573
Titre
Palestine (1917-1949). Figures d'un Colonialisme de Remplacement
Auteur
Pous Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
397
Date de parution
20230830
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Le projet de restaurer le peuple juif en Palestine a d'abord été un projet religieux porté par une fraction du monde chrétien qui voyait dans la Bible les fondements de sa vision de l'histoire et de l'avenir du Peuple élu. Dès les années 1840, le projet religieux nourrira les visées coloniales des grandes puissances européennes. En 1917, la Déclaration Balfour portée par David Lloyd George et Arthur Balfour ne sera que l'épilogue d'un processus complexe dans lequel le religieux et le culturel auront alimenté le politique, le stratégique et le colonial. La lecture et l'analyse d'une littérature essentiellement anglo-saxonne, particulièrement riche, ont permis à Jacques Pous d'établir que le sionisme a été, comme, dès 1946, l'avait suggéré Kurt Blumenfeld à Hannah Arendt, un don de l'Europe chrétienne et coloniale au peuple juif. Or, pour un "peuple sans terre", l'Etat-nation à édifier ne pouvait être que colonial. Tel a été le drame du sionisme qui a voulu croire que la Palestine était une "terre sans peuple" et le péché originel d'un Etat d'Israël qui, comme le souligne Michel Warschawski dans sa postface, "n'est pas seulement le résultat d'un processus colonial, mais est lui-même, dans son code génétique, dans la structure de son régime et dans ses stratégies, un Etat colonial".
Les titres de fondateur de la Croix-Rouge, de promoteur de la Convention de Genève et de pionnier du Droit humanitaire suffisent à la gloire d'Henry Dunant. Il n'est pas nécessaire pour augmenter sa renommée de faire de lui ce qu'il n'a jamais vraiment été, féministe ou pacifiste et encore moins anticolonialiste, arabisant ou favorable aux fellahs algériens, comme l'affirment ses panégyristes. Colon affairiste en Algérie, pionnier du colonialisme sioniste dans l'espoir, après une faillite frauduleuse, de "se refaire", Henry Dunant a été victime de la frénésie d'enrichissement engendrée par l'exploitation coloniale du monde et de la fascination pour l'argent, qui était pour lui manifestation d'un statut social, symbole de la réussite dans la cité et preuve vivante du salut.