GOUTS PRIVES ET ENJEUX PUBLICS DANS LA PATRIMONALISATION XVIIIE XXIE SIECLES
POULOT
PUB SORBONNE
22,00 €
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EAN :9782859447083
Cet ouvrage s'attache à penser l'articulation du privé et du public dans les phénomènes de patrimonialisation. Il est organisé en trois volets, respectivement consacrés aux modes d'appropriation d'un patrimoine dans l'espace public d'abord, aux relations entre artistes, amateurs, marché et institutions ensuite, à un certain nombre de patrimonialisations transnationales enfin, "projetées" à l'extérieur, en particulier dans un contexte colonial. L'histoire de la construction du patrimoine dans l'espace public envisage la perception de la qualité architecturale dans la ville, les modalités et l'écho des jugements portés à cet égard et leurs manifestations concrètes, dans des publications ou des expositions. La seconde partie se donne pour dessein de "repeupler" les institutions muséales : les rôles respectifs des marchands, des collectionneurs et des personnels de conservation dans l'appréciation des objets et dans la constitution de musées sont abordés à travers une série d'études de cas, en France et au Québec. Enfin, on s'attache aux entreprises de divers "missionnaires" du patrimoine en Amérique latine et dans le Pacifique Sud au cours des constructions nationales-étatiques du XIXe siècle. A chaque fois, l'enjeu est de mettre en valeur le rôle des patrimonialisateurs amateurs ou professionnels, comme le poids des logiques institutionnelles qui le valident, afin de restaurer le sens des émotions particulières et des investissements collectifs. Cet ouvrage, préparé sous la direction de Dominique Poulot, textes réunis et édités par Nathalie Cerezales et Dominique Poulot, est le quatrième volume de la collection Histo.Art présentant les travaux de l'Ecole doctorale d'histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Date de parution
27/09/2012
Poids
648g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859447083
Titre
GOUTS PRIVES ET ENJEUX PUBLICS DANS LA PATRIMONALISATION XVIIIE XXIE SIECLES
ISBN
2859447083
Auteur
POULOT
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
648
Date de parution
20120927
Disponibilité
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Cette synthèse traite du patrimoine tel qu'on se le représente dans tous les pays occidentaux. L'auteur mène de front une histoire du musée et une étude de la notion de patrimoine, depuis l'apparition de l'idée de collection raisonnée au siècle des Lumières, jusqu'aux politiques de la mémoire aujourd'hui conduites par les Etats, ainsi que les bouleversements induits par l'apparition des réseaux numériques.
L'affirmation d'un patrimoine national paraît aujourd'hui aller de soi. Cette évidence cache une genèse chaotique, que la mémoire collective a oubliée derrière l'éloge convenu des institutions ou l'exécration complaisante du " vandalisme ". Rouvrir le dossier engage donc une critique de la raison patrimoniale, autant qu'un refus de l'histoire commémorative. Le fanatisme de l'avenir n'empêche pas la Révolution de se réclamer des siècles écoulés : leurs legs, régénéré par la liberté, doit appeler l'émulation, instruire le peuple et transmettre des leçons neuves à la postérité. La censure iconoclaste et l'inventaire patriotique, tous deux héritiers des Lumières, entendent épuiser le détail infini des richesses françaises à mesure des ordres de triage, des ambitions des antiquaires et de l'avidité des musées. Une fois éliminés futilités et symboles menaçants, le pays dispose de son passé comme d'une ressource, soumise aux principes de l'utilité et de la jouissance. Dépasser cette représentation exige ensuite un effort inédit pour penser le temps d'un patrimoine. Dominique Poulot reprend à neuf paroles et pratiques afin de déboîter stratégies de conservation, affirmations des valeurs et revendications d'artistes ou d'érudits. Il montre comment la sollicitude des pouvoirs, le travail d'interprétation et les intérêts du public comprennent peu à peu l'étrangeté de la tradition interrompue, reconstruisent son héritage et l'insèrent enfin dans le cours du progrès. Désormais images et objets s'inscrivent au tribunal de l'esprit humain, accroissent la somme d'énergies d'un " vieux peuple ", mais fournissent aussi une clé du présent en ressuscitant ses morts.
Résumé : Les Lumières ont longtemps excité les passions tant leurs interprètes y trouvaient matière à interroger, avec les origines de la Révolution française, celles de la modernité. Aujourd'hui, si bien des valeurs contemporaines lui demeurent liées, le siècle des philosophes s'inscrit dans une histoire plus large des imaginaires sociaux, des représentations du temps et des consommations culturelles, qui embrasse toute l'Europe. C'est rendre hommage à la fécondité d'un mouvement qui, au-delà de l'appel général à l'émancipation célébré par Kant, n'a cessé d'affirmer sa conscience de soi et de reconnaître sa part d'ombres - de revendiquer aussi, parfois, le frivole, mais toujours au nom de l'actualité. On s'emploie ici à décrire le système culturel des Lumières, sa géographie comme sa prodigieuse diversité sociale et intellectuelle, et d'abord le jeu de ses institutions, de ses relais et de ses pratiques - des sociabilités à l'opinion publique. On veut saisir ensuite cette intelligence en actes, qui imprime sa marque au sein du nouvel espace public, dans une tension inédite de l'expérience à la prévision. Des projets d'amélioration au souci humanitaire, de l'éloge de l'artisan au culte des grands hommes, les Lumières imaginent un nouvel art du possible et de l'utile à partir d'une première multiplication des ressources et des inventions. Enfin le modèle, à la fois épistémologique et psychologique, de la " sensibilité " débouche sur la quête du bonheur, sans mettre fin aux marginalités, tandis que l'élaboration de répertoires, des concerts aux musées, construit une nouvelle jouissance des arts, entre conscience patrimoniale et dessein d'émulation.
Le patrimoine se définit à la fois par la réalité physique de ses objets, par la valeur esthétique et documentaire le plus souvent mais aussi illustrative, voire sentimentale que leur attribue un savoir général, enfin par un statut spécifique, légal ou administratif. Il relève d'une réflexion savante et d'une volonté politique reconnue l'une et l'autre par l'opinion publique. L'attitude patrimoniale comporte deux aspects, l'assimilation du passé (transformation, métamorphose des traces et restes) et la relation entre présence de témoins d'un temps révolu dans le temps actuel. Cet ouvrage est une analyse inédite et originale de la notion de patrimoine, de son rapport à l'Histoire, de la manière dont une société construit son patrimoine.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.