Partout, on s'inquiète sur l'avenir des médias. Dans la presse, les radios et les télévisions, les journalistes ont pris, sans être élus ni surtout responsables, un pouvoir considérable dans nos sociétés. Mais, comme tous les pouvoirs, ils sont l'objet de suspicion et de critiques de plus en plus sévères. Le temps viendra-t-il où, comme les citoyens désertent les urnes, les lecteurs et les spectateurs déserteront les médias d'information ? La question est particulièrement dramatique pour la presse quotidienne nationale. La crise dans laquelle est entré Le Monde au début des années 2000 est exemplaire de cette situation car, longtemps, ce journal qui se voulait de référence semblait à l'abri des dérives. Nourri d'une enquête au long cours, ce livre de Bernard Poulet porte sur le célèbre " quotidien du soir " un regard critique révélateur des problèmes du journalisme contemporain. Il met à jour les ressorts de l'incroyable ambition qui a animé Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc depuis 1994 : rien moins que changer la République... Bernard Poulet révèle ainsi l'ancienne et étrange fascination-répulsion entre François Mitterrand et les leaders de la gauche de la rédaction, un facteur clé pour comprendre l'évolution ultérieure du quotidien après que ces derniers ont pris le pouvoir. Et il raconte comment ils ont conduit une véritable révolution journalistique, faite d'innovations, mais aussi, en privilégiant les " coups " et la mise en scène de l'information, de graves dérapages... " Le patient décryptage de Bernard Poulet, conclusion de trois ans d'enquête, se démarque de celui de ses prédécesseurs en adoptant un ton moins polémique mais s'engage sans faillir dans ce que l'auteur appelle le "problème du Monde". " LA CROIX " L'autoroute d'une crise que Péan et Cohen ouvrirent à la hache, Poulet l'emprunte avec le sécateur du finisseur. Son acier est précis, son ton est froid, et l'un et l'autre d'autant plus efficaces. " LIBÉRATION.
Nombre de pages
267
Date de parution
13/01/2005
Poids
272g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782707144959
Titre
Le pouvoir du Monde ou les illusions perdues
Auteur
Poulet Bernard
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
129
Poids
272
Date de parution
20050113
Nombre de pages
267,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Montée en puissance d'Internet, migration des budgets publicitaires et des petites annonces vers les médias électroniques, désaffection du jeune public pour l'écrit, culture du tout-gratuit... Telles sont quelques-unes des tendances lourdes de la révolution en cours de la presse écrite qu'analyse le journaliste Bernard Poulet. Des États-Unis à l'Europe et à la France, il dresse le constat d'une industrie sinistrée, qui, se voyant doublement délaissée par le public et les annonceurs, ne fait plus assez de bénéfices pour rester viable et accumule les plans de rigueur et les licenciements, quand ce ne sont pas les faillites. L'idéologie "libertaire" qui accompagne le triomphe d'Internet fait parfois rêver d'une autre manière de communiquer. Bernard Poulet montre qu'elle n'est souvent qu'un paravent derrière lequel s'édifient de puissants monopoles économiques pour lesquels l'information n'est qu'un produit d'appel parmi d'autres. La révolution numérique des médias masque selon lui un autre bouleversement, amorcé bien avant Internet, mais tout aussi ravageur, et dont les effets se combinent désormais l'intérêt de nos sociétés pour l'information s'érode irrésistiblement. Biographie de l'auteur Bernard Poulet est rédacteur en chef à L'Expansion. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la presse et les médias, dont Le Pouvoir du Monde, La Découverte, 2003.
Montée en puissance d'Internet, migration des budgets publicitaires et des petites annonces vers les médias électroniques, désaffection du jeune public pour l'écrit, culture du tout-gratuit... Telle est la révolution en cours de la presse écrite. Mais elle masque l'édification de puissants monopoles économiques pour lesquels l'information numérique n'est qu'un produit d'appel parmi d'autres, et l'érosion de l'intérêt de nos sociétés pour l'information. L'information se polarise. D'un côté, une information pauvre pour les pauvres, gratuite, rapide, répétitive, voire robotisée grâce aux algorithmes qui permettent de détecter les envies des internautes en même temps que les sujets pour lesquels les annonceurs sont disposés à payer. De l'autre, une information riche pour les riches, sélectionnée (pour économiser du temps), hiérarchisée et validée - tout ce qui naguère était nécessaire à une démocratie pour que chacun, quelle que soit sa condition, puisse exercer sa citoyenneté. Le monde de l'information n'est pas appelé à disparaître, il est promis à une réinvention dont on n'a pas encore idée.
Aventurier et marchand, homme d'affaires, financier, industriel, diplomate et ministre, homme politique et protecteur des arts, libéral et fasciste, Giuseppe Volpi est le Vénitien absolu. De la fin du XIXe siècle à la chute du fascisme, celui qu'on a surnommé "le dernier Doge" a fait revivre Venise en même temps qu'il bâtissait l'une des plus grandes fortunes d'Italie. Cela semble aujourd'hui incroyable, mais sous le fascisme, la Venise de Volpi a connu son époque la plus flamboyante depuis la chute de la Sérénissime. On y danse, on s'y amuse, on y boit, on s'y livre à des plaisirs interdits. La ville devient un port franc culturel sous le régime mussolinien, une ville où se précipite toute la "bella gente" internationale, la jet-set du monde entier. Volpi veut rendre sa grandeur à Venise. Il invente la Mostra du cinéma et crée de nombreux autres festivals en même temps qu'il lance la grande aventure du port industriel de Marghera. Le mariage de la tradition, des arts et de la modernité. Trop flamboyant, trop fasciste ? ou pas assez pour d'autres ? on l'oubliera après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il était devenu gênant pour ceux qui l'avaient courtisé, pour des Vénitiens qui avaient beaucoup à se faire pardonner. Ce livre raconte son aventure extraordinaire et fait revivre les derniers fastes de la plus belle ville du monde.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
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La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
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