Penser, au présent. Actes du colloque franco-allemand de philosophie tenu à la Fondation Hugot du Co
Poulain Jacques ; Zemb Jean-Marie
L'HARMATTAN
24,00 €
Epuisé
EAN :9782738462749
Penser, au présent" n'appelle pas à un nouvel aggiornamento. Ce titre ne prescrit pas de penser à ce qui fait notre présent. Il se contente de rappeler à l'existence ce que notre aujourd'hui renvoie trop souvent au néant : l'acte de penser tout court. Toute pensée ne se pense qu'en se mesurant elle-même au monde qu'elle appelle à l'existence : qu'en jugeant, au présent, de l'objectivité de son présent. C'est ce leitmotiv, propre à toute affirmation de la modernité comme à sa critique post-moderne, que les auteurs de ce volume opposent délibérément à l'incertitude sociale et psychique ainsi qu'à l'apathie politique, sécrétées de nos jours par un processus aveugle d'expérimentation totale de l'homme et du monde. Cet exercice de penser n'en continue pas moins en effet à y animer notre parole, notre connaissance, notre imaginaire et notre action en exigeant d'être jugé et il habite également nos sentiments et notre mémoire, trop souvent présumés pouvoir échapper à ce jugement. En jugeant, au présent, ce présent de la pensée, on entend bien briser le cercle magique de répétition auquel semble nous confiner, depuis presque 20 ans, la querelle des modernes et des post-modernes, cet avatar contemporain de l'antique querelle des Anciens et des Modernes.
Nombre de pages
272
Date de parution
03/05/2000
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738462749
Titre
Penser, au présent. Actes du colloque franco-allemand de philosophie tenu à la Fondation Hugot du Co
ISBN
273846274X
Auteur
Poulain Jacques ; Zemb Jean-Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20000503
Nombre de pages
272,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La question du langage est l'un des enjeux essentiels de la philosophie aujourd'hui dans les débats qui agitent les relations entre le Vieux Continent et les Etats-Unis. Face à ce qu'il est convenu d'appeler la transformation pragmatique de la philosophie, c'est-à-dire la réduction de tout discours à ses effets de langage sur les partenaires sociaux, Jacques Poulain oppose une réhabilitation de la philosophie du jugement. Spécialiste des écoles de pensée anglo-saxonnes, américaines mais aussi allemandes, il montre les dangers d'aveuglement contenus dans l'abandon de toute logique philosophique. Affrontant le diagnostic porté par Wittgenstein sur la philosophie, il remet le jugement de critique philosophique au travail en le préservant des rêves scientistes ainsi que de toute rechute dans le pseudo-savoir des règles de langage. Dans cette polémique suscitée par l'essor croissant de la philosophie du langage et de la logique mathématique, ce livre est l'un des rares en France à entreprendre une discussion de fond avec la philosophie anglo-saxonne.
Les démocraties économiques produisent en accéléré un appauvrissement du monde. Elles programment même un dégraissage de leurs populations actives de l'ordre de 80%. Pour légitimer leurs régulations, justifier leurs performances catastrophiques et les crimes spéculatifs de leurs banques, elles n'agitent que ce schibboleth appelé par Joseph Stiglitz le "consensus de Washington" : libéralisation, privatisation et austérité. Elles développent sans sourciller une esthétisation pathologique du monde à l'aide d'un chamanisme économique qui les dispense de se soumettre à ce qui devrait régler leur développement : le jugement d'objectivité qu'elles sont appelées à porter sur leurs propres résultats. C'est ainsi qu'elles parasitent, sous couvert d'expérimentation, la puissance de l'imagination créatrice que l'être humain s'est forgée pour surmonter l'absence de ses coordinations héréditaires à l'environnement. La maladie mortelle qu'elles propagent n'est pourtant qu'un autisme de la réflexion. Le sursaut doit venir d'un dialogue transculturel, seul remède pour guérir de la mondialisation.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...