Les Apologistes grecs du deuxième siècle - Aristide, saint Justin, Tatien, Athénagore, Théophile, auxquels il faut joindre quelques inconnus ou anonymes - sont les premiers intellectuels du christianisme. À l'époque des persécutions menées sporadiquement par les foules hostiles sous la forme de véritables « pogroms », et qui étaient plus ou moins acceptées par les autorités (les Antonins, depuis Trajan jusqu'à Marc Aurèle, n'étaient pas favorables aux chrétiens), ils ont pris la plume, en s'adressant les uns directement aux empereurs, les autres au public païen, pour défendre leur coreligionnaires contre les odieuses accusations qui étaient lancées contre eux : l'anthropophagie rituelle, la débauche incestueuse, l'impiété envers les dieux de la cité, qualifiée par leurs adversaires d' « athéisme », et pour présenter et justifier le nouveau genre de vie et la doctrine jugée scandaleuse qui étaient les leurs. Ce faisant, ils sont dressé un premier pont entre la philosophie païenne et le christianisme, en présentant la doctrine chrétienne d'une manière rationnelle, acceptable par les lettrés de l'époque, en même temps qu'ils ont contribué à l'élaboration de la théologie chrétienne. Mais ils ont aussi combattu des adversaires plus proches d'eux : les gnostiques, qui, au nom d'une interprétation supérieure des Écritures, distinguaient le Dieu supérieur du Démiurge créateur, niaient l'humanité du Christ sauveur et rejetaient la résurrection de la chair, et les Juifs, qui, attachés à la lettre des textes bibliques, refusaient de voir en Jésus de Nazareth le Messie annoncé par les prophètes, Verbe de Dieu préexistant. Dans cet ouvrage - le plus complet en langue française depuis celui d'A. Puech (1912) -, sont présentés à la fois les hommes (dans la mesure où nous détenons sur eux des informations qui ne relèvent pas de la pure légende hagiographique), leurs oeuvres et leurs doctrines, de manière à donner de leur action et de leur apport théologique et littéraire l'image la plus fidèle possible.--The Greek Apologists of the second century - Aristides, St. Justin, Tatian, Athenagoras, Theophilus, as well as some little known or anonymous figures - were Christianity's first intellectuals. At a time when it was not unusual for hostile crowds to lead what were in fact ?pogroms' against Christians, acts that were more or less tolerated by the authorities, (the Antonines, from Trajan to Marcus Aurelius, did not approve of Christians) these men continued to take up their pens. Some of them wrote to the Emperor directly, others to the pagan public, in order to defend their brothers in religion from the horrific accusations made against them: ritual cannibalism, incestuous debauchery, irreverence against the city's Gods (which their enemies referred to as ?atheism') also to explain and defend their new doctrine and their way of life. By presenting Christian doctrine in a rational manner, acceptable to educated people of those times, they not only constructed the first bridge between pagan philosophy and Christianity, they also contributed to the elaboration of Christian theology. But they had other adversaries, closer to home: the Gnostics, who claimed to possess a deeper understanding of the Scriptures who saw God as being superior to the Demiurge, denied the humanity of Christ the Redeemer and rejected the Resurrection of the Body and the Jews, deeply attached to a literal interpretation of the Bible, who refused to recognise Jesus of Nazareth as the Messiah announced by the Prophets, the pre-existing Word of God. In this book, the most comprehensive available in the French language since that published by A. Puech in 1912, the author presents the men (focussing on authentic information and not simply hagiographical legend), their works and their doctrines, to provide the most faithful account possible of their action and their lasting contribution to literature and theology.
Cette Histoire de la littérature grecque chrétienne présente en six volumes l'ensemble des textes et des auteurs chrétiens des premiers siècles, depuis les origines (les lettres de Paul, les évangiles) jusqu'au concile de Chalcédoine (451). L'importance et l'intérêt de ces différents écrits ne sont plus guère contestés aujourd'hui, aussi bien pour connaître la naissance et l'évolution des dogmes du christianisme, dont ils sont les principaux témoins, que pour apprécier son apport spirituel ou son héritage dans la culture occidentale. L'ensemble de ces volumes, contenant à la fois de substantielles notices sur chacun des auteurs dont l'oeuvre nous a été conservée et des indications bibliographiques propres à susciter des recherches plus approfondies, constitue un instrument de travail indispensable pour l'étude des Pères. Le présent tome couvre toute la production littéraire du III siècle. L'exégèse, l'historiographie, la pastorale, mais également les spéculations théologiques et la polémique religieuse, y occupent une place essentielle. Parmi les auteurs les plus importants ici présentés figurent Clément d'Alexandrie, Origène, Hippolyte de Rome (ainsi que le corpus attaché à son nom), Méthode d'Olympe et Eusèbe de Césarée, qui, dans la diversité de leurs écrits, ont donné non seulement à la pensée, mais aussi à la littérature chrétienne ses premières lettres de noblesse.
Collection : Bibliothèque Migne 2Les Évangiles ont été écrits en grec. C'était la première forme de dialogue avec la langue commune à tous les pays riverains de la Méditerranée, à tout l'Orient hellénisé, avec sa pensée, son art, sa philosophie, sa culture. Dès le Ier siècle, le christianisme fait oeuvre d'acculturation, assumant les valeurs, les intuitions religieuses des diverses cultures sémitique, grecque, latine puis gothique. L'Orient grec est plus réceptif, l'Occident latin plus réticent. Une minorité d'hommes est hostile à toute ouverture parmi eux Tertullien. Origène, Basile, les deux Grégoire, puis Jérôme et Augustin, optent pour le dialogue, qui domine surtout à la grande période des IVe et Ve siècles. De l'épopée d'un millénaire, nous fournissons un dossier substantiel, qui permet de boire aux sources elles-mêmes. C'est dire l'intérêt de la somme ici réunie.Textes présentés et annotés par Bernard Pouderon
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.